De la philosophie Spearsienne

Auteur non identifié

J’ai acheté le dernier album de Britney Spears, suite au conseil avisé de mon pote Renzo. Je vous demanderai une minute de silence… »Ci-gît l’Itunes de Nat »… Quand Britney fait sa Madonna. Mais Madonna avait dans les 40 piges quand elle a sorti « Music », Britney a dans les 25 ans. Alors, si elle continue à tout faire en accéléré, je donne pas cher de sa peau !

Donc. Album ultra-produit, musicalement assez irréprochable, Britney sort son « Music », ok! Mais, ce dont je voudrais parler, ce sont des textes; je ne sais pas à combien ils s’y sont mis, mais whaw…whaw…whaw…!!! Une pensée pour ma copine « mon-q-sur-la-commode »: comme Kikos, Britney (Britnos ??) est une grande philosophe du 21ème siècle… Oui, parfaitement et je le prouve:

 

« IT’S BRITNEY BITCH ! » Ca, c’est une attitude réellemment contestataire. Britnos, c’est le Che Guevara des femmes liberées.

 

« Gimme more » Moi, j’veux bien, Britney, mais j’achète ton album, je lis Voici tous les lundis, Gimme More, t’es gentille mais je vais pas non plus acheter ton parfum, faut pas déconner !

 

« Piece of me » est un hommage à Chris Tucker (LEAVE BRITNEYYYY ALOONNNEUUHH)

 

« Radar » Un morceau d’anthologie: « i’m your radar, you’re my radar » , c’est une métaphore sur les dangers de la route et un vibrant manifeste pour la securité routière. Non ? Comment ça non ?

 

« Break the ice » Au vu de ses tenues diverses et variées, Britney a trouvé un style que je qualifierai de « chaleureux », alors pour breaker la glace, elle nous assomme de « Ha, ha, ha »

 

[D’ailleurs, je souhaiterais que quelqu’un compte le nombre de « Baby » sur cet album, suivant mon estimation, on atteint les 459 à peu près (NOTE: fournir à Britney une liste de synonymes de « Baby »)]

 

Donc « Break the ice », »She’s never felt this way », comme c’est le cas dans la totalité des chansons, je dirais que Britnos pourrait etre qualifiée de « concept du renouveau sentimental pérpetuel », un peu comme disait le grand philosophe belge JC Van Damme « la cacahuète c’est le mouvement perpétuel à la portée de l’homme ». Ben sentimentalement, Britnos est une cacahuète humaine, vous me suivez ?

 

« Heaven on Earth »: « Your touch, your breath, your face, your teeth, your mind… » Hymne à la décomposition du corps humain et « décortication » de la chose : « ce sont deux substances différentes; en effet, l’esprit fait partie de l’immatériel et n’occupe aucun espace, contrairement au corps qui a bien évidemment une réalité physique. Leur union est comprise comme une troisième sorte de réalité qui n’est pas connue avec clarté (nous ne la comprenons pas), mais avec évidence car nous l’expérimentons. Il nous est impossible de penser l’union du corps et de l ‘esprit. Nous ne pouvons que le vivre. » Ok ? (merci Descartes)

 

« Get naked (I got a plan) » A mon avis, le meilleur morceau de l’album. Par contre vous noterez, « Soyons nus (j’ai un plan) » me laisse infiniment perplexe.

 

« Toy soldier » Elle need a soldier. Cette chanson est une proclamation sur les rapports complexes qu’entretient la femme avec les uniformes. Le mythe du pompier revisité, si vous préférez.

 

« Hot as ice » Bon faudrait savoir… « Get naked ? Get it off ! » ou « Hot as ice ? »Que nenni ! Britnos illustre juste le fameux « Souvent femme varie, bien fol qui s’y fie ». Trop fort…

 

« Oh oh oh Baby » Elle a de l’appetite for sexy things, elle est « full of you deep inside », ok ?

 

« Perfect lover » « Bodynicked » Oh ! Mais ça va aller là…Je vais te l’expédier au Cap d’Agde chez les nudistes. Moi, je crois que Britney souffre et si quelqu’un pouvait l’attraper, ça lui ferait le plus grand bien ! Son « body » l’appelle et vu l’état dans laquelle ça la met, moi je veux bien avoir son adresse au type !!

 

Pour être beaucoup plus sérieuse, Britney est une disciple de Nicolas Malebranche, père de « l’occasionalisme » et en fait ce qu’elle cherche à nous faire comprendre, c’est que l’amour, la nudité, le sexe sont choses nébuleuses.

 

« L’amour est une capture d’un genre très spécial, qui exige la liberté de l’autre autant que son alienation. Mais la balance est fort tenue, un excès de dépendance pouvant à tout moment transformer l’amant en mécanique méprisable, un soupçon de froideur le rendant au contraire haïssable. Ainsi l’amant demande le serment et s’irrite du serment. Il veut être aimé par une liberté et réclame que cette liberté ne soit plus libre. Il veut à la fois que la liberté de l’autre se détermine elle-même à devenir amour et cela non point seulement au commencement de l’aventure mais à chaque instant et à la fois que cette liberté se retourne sur elle-même, comme dans la folie, comme dans le rêve, pour vouloir sa propre captivité. C’est là le fond de la joie d’amour lorsqu’elle existe: nous sentir justifier d’exister. »


« L’être et l’amant », Jean-Paul Sartre

 

Ben « Black Out », c’est pareil. J’espère que c’est clair.

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