Bilan virtuel 2010

Do-it-yourself-woman

 

Ha, la fin de l’année, son best of, son bilan. Je ne vais pas échapper à la règle, je vous épargne mon classement 2010 en matière de musique, le top des blogueurs au final est largement suffisant et il faut bien avouer qu’au fur et à mesure de l’année, elle est passée au second plan en matière d’écriture.

 

Mais ça me tenait à coeur de vous présenter ce qui constitue mes dix meilleurs textes, enfin, ce que je considère être le meilleur, parfois pour des raisons sentimentales, parfois pour des raisons de popularité, quelquefois pour des raisons qui ne regardent que moi.

 

Janvier 2010, j’abandonne les éditos persos sur Voldemag, et je me concentre sur des billets d’humeur orientés société. Ca donnera,  en février celui sur De Villepin et Sarkozy « Haineusement vôtre » :

 

Extrait : « C’est politique. Evidemment. Mais c’est surtout psychologique. Et c’est là, où nous nous rendons compte que nous avons franchi un cap dans la vie politique française. Sarkozy traite de Villepin comme un homme traîne sa femme dans la fange d’un divorce sans issue favorable. ». A lire ici

 

En mars, j’écris un billet sur l’estime qui est une notion à laquelle je tiens énormément, pas forcément facile à gérer.

 

Extrait : « De l’estime. Un sentiment désuet. De nos jours, il est toujours plus question d’amour que d’estime. Comme si ce qui comptait vraiment, c’était cette débauche d’émotions plus violentes les unes que les autres, spectaculaires. De quoi mettre en scène un spectacle. Être estimé n’est rien. Être aimé, c’est tout. » A lire ici

 

Le 15 avril 2010, c’est de musique dont il s’agit et de Damasio « Comme un sauvetage ». Un billet personnel, auquel je suis très attachée, parce que je crois que tout ce qu’il y a à savoir sur moi est à l’intérieur.

 

Extrait : « J’entends « évaster » et je regrette que ce mot n’existe pas. « Tu crées ton île et tu l’évastes au maximum. » On devrait tous arriver à faire ça. Se créer un univers quel qu’il soit et en repousser les limites. Pour arriver à survivre dans une société où les rêves ne dépassent pas l’illusion de la médiatisation. Pour cesser d’atténuer la banale réalité à coups d’antidépresseurs. Evaster son monde. Comme un synonyme de dévaster à l’envers. » A lire ici

 

Dix jours, plus tard, je publie chez Mr Olivier « Chanson pour danser éternellement avec mon père » et je crois que c’est le billet qui a le plus touché les gens cette année. Je n’ai pas très bien compris pourquoi. Je l’ai écrit vite, c’était très spontané et surtout je remarchais à découvert après  m’être cachée pendant un moment. Alors qu’auparavant, je m’étais beaucoup exposée. Il reste une sensation étrange même après tout ce temps.

 

Extrait : « Je me souviens des réunions de famille à la Toussaint, catholiques jusqu’aux ongles, quand ça nous arrange. On fleurissait les tombes, mon grand-père me racontait le destin de Marius et de Salvator, je sautillais dans les allées, ma grand-mère faisait la gueule comme d’habitude et mon père me répétait qu’il faut honorer ses morts. J’adorais ça et je continue à respecter comme je peux cette tradition. » A lire ici

 

Je me rends compte que j’ai été prolixe en avril, car le 30, c’est le portrait de Joey Starr qui est publié. Je l’ai choisi parce que ça reste un grand souvenir, dîner avec cette icône était assez énorme ! Et surtout, un clin d’oeil à ma complicité avec Benjamin de Playlist Society qui est devenu un ami. Un vrai.

 

Extrait : « La légende. Comme un Mike Tyson français. Le mythe de l’ogre, Gilles de Rey revisité. La France a peur. Non, la France aime avoir peur… Partagée entre des célébrités tout sucre tout miel et sa propre histoire qui aime que le sang abreuve ses sillons. Entre douceur de vivre et violence. » A lire ici

 

Le 23 mai, c’est « La valse crépusculaire » chez Ulrich de Shot by Both Sides. Il fait partie de cette liste, parce que quand Ulrich m’a demandé d’écrire pour son blog, le niveau était tellement high chez lui, que j’étais tétanisée, Olivier m’en est témoin, ce fut les affres de l’écriture. Depuis, je publie de temps en temps là-bas, une deuxième maison. Ce qui est certain, c’est qu’Ulrich est devenu un ami très cher à mon coeur, un frère d’écriture, et je pense que je me suis vraiment améliorée à son contact… Donc la valse comme un hommage.

 

Extrait : « Se peindre soi-même. Sans connaître le sujet du film, c’était exactement ce que j’étais en train de faire ce soir-là. J’imagine que Miklos Rosza, récompensé par trois oscars et un césar, aussi. La peinture des accords. La peinture des âmes. Comme deux frères de rêves, le temps d’un morceau. » A lire ici

 

Le 29 juin 2010, Olivier et moi, un billet à quatre mains, le plus long jamais publié sur Voldemag, le récit de notre rencontre dans la vraie vie après avoir beaucoup ricané sur twitter. Tout est dit dans ce texte, concernant l’affection immense que je porte à Olivier. Il est très long, je le répète mais si le coeur vous en dit…

 

Extrait. « Olivier est ma copine. Mon amie avec un e. Entertainers à crever, l’âme tourmentée. Voix d’enfants, pipeaux, mélancolie légère, danseuses de saloon ou de cabaret, battements de cœur rapides, colliers de nouilles et larmes aux yeux. » A lire ici

 

En juillet, je quitte Voldemag, j’erre sans blog fixe pendant quelques mois, le blog perso, d’archives plutôt se fait attendre. Je publie sur Izine, un site que j’aime énormément, développe ma complicité avec Lara, la rédac chef. Il se passe beaucoup de temps, j’écris évidemment mais c’est le 14 octobre que je pique ma gueulante, « Punk is dead »  avec l’aide précieuse d’Ulrich et Benjamin. Quand le billet sera republié sur Owni Music, le commentaire d’Olivier sera intégré.

 

Extrait : « C’est pas une belle aberration, ça, de se flatter l’égo avec un mouvement qui tendait vers tout sauf l’égotrip, la flatterie, et la flagornerie ? On atteint des sommets dans le personnal branding, tout est bon pour surexister, se démarquer des autres en étant conformiste à en pleurer. » A lire ici

 

Le 28 octobre, c’est le billet sur la colonisation. Je me suis fait peur avec celui-là, j’ai hésité, je ne voulais pas blesser. Ma plus belle récompense ? Le retour de mon amie Adriana, concernée par le sujet. Elle a trouvé que ça faisait sens. C’était tout ce qui comptait.

 

Extrait : « La Vénus noire a fini par mourir dans le silence. Les enfants ont grandi, se sont émancipés. Ont eu des enfants à leur tour. Les « bâtards » et les officiels, les adultérins et les légitimes qui se croisaient chaque jour un peu plus, n’étaient jamais vraiment pareils, les premiers autorisés à approcher la maison du maître. À peine…«  A lire ici

 

Et puis le 13 décembre, mon record absolu, « Warhol killed the revolution ». J’ai été complètement dépassée par l’histoire de ce billet, mais heureuse qu’apparemment, cela soit un sujet qui interpellait les gens. Donc un texte important. Il concerne notre rapport à la célébrité, devenu un but en soi, en se basant sur la fameuse phrase de Warhol, le quart d’heure de gloire. Je fais remarquer ici que sans les propos de Jean-Paul Curnier, je ne l’aurais jamais écrit. Surtout, surtout, la belle ironie du sort, ce billet est devenu « connu » sans que mon pseudo de compte twitter y soit associé. Avouez que c’est drôle. Il figurait sur la page d’accueil de Twitter, le short link a circulé 2400 fois et personne ou quasi ne savait que c’était moi. L’histoire est belle, non ?

 

Extrait : « Ce quart d’heure, quinze minutes, rien -à peine une demie-seconde à l’échelle de l’histoire de l’humanité- tient lieu d’idéal à présent. Adieu les mythes, les dieux, la philosophie, les terres inconnues, la politique, le monde meilleur. Place à la décharge d’adrénaline, une reconnaissance factice, quelques minutes s’il-vous-plaît, le vertige, je suis unique. » A lire ici

 

Alors quid de l’année prochaine ? Une nouvelle impulsion pour la rubrique  € I am a Citizen € sur Izine. Je ne suis pas sûre de rester aussi impliquée dans la musique, j’aimerais réaliser de belles interviews, ça par contre, c’est certain. J’ai un projet de format un peu atypique à ce sujet. Mais ça demande du boulot.

 

Bref, wait & see….

 

 

 

 

 

 

1 commentaire sur “Bilan virtuel 2010

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.