8 commentaires


  1. ·

    Ce qui est bien ici, surtout un dimanche matin où la flemme peut s’assumer comme telle, c’est de lire très clairement et très exactement ce que l’on pense tout pareil, mais en vachement mieux écrit qu’on le ferait.

    Franchement, l’état psychologique dans lequel baigne la France actuellement est atroce. Comment garder le moral quand tout transpire la frousse ? Comment croire en quoi que ce soit si tous nos choix sont dictés par le souci d’éviter le pire ? C’est vrai qu’on a bien du mal à aller de l’avant, vrai qu’on est un vieux peuple, ployant sous une vieille histoire, et que ça manque d’allant. D’allure, en somme. Mais il devient de plus en plus évident que certains ont intérêt à ce qu’il en soit ainsi. Entretenir l’angoisse perpétuelle pour mieux nous vendre leurs anxiolytiques.

    La peur n’évite pas le danger. Elle nous replie, nous recroqueville. Terrorisé on ne choisit plus, on réagit par conditionnement. Réflexes automatiques, parmi lesquels : pas de femme présidente ! Aubry serait probablement pas plus mauvaise qu’Hollande. Et même si elle l’était, rien que ça, faire aussi mal qu’un homme, ça aurait été un progrès. Au moins ça aurait eu de l’allure ! Une femme présidente en France, aussi impensable qu’un noir président des états-unis. Mais non, pas prévu dans nos formats standards. D’ailleurs ils sont déjà en train de nous expliquer que si les Français veulent Hollande, c’est parce qu’il est normal, le mec moyen normal. Retour à la norme, tout est bien dans le meilleur des mondes.

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  2. Catnatt
    ·

    Je te l’accorde. J’ai pas été très courageuse sur Martine Aubry. Mais comme précisé, s’il n’y avait pas eu, comme des symboles, l’affaire Guerini et le congrès de Reims, je me serais probablement laissée porter par l’espérance.

    J’ai bien aimé ton commentaire 😉

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  3. ·

    De toute façon, quand on entend aujourd’hui le père Hollande nous expliquer que les sondages n’ont aucun sens et qu’ils pourraient nous démobiliser, y a de quoi grincer des dents. Toutes les primaires ont été saturées de ces sondages qui nous apprenaient que les français n’étaient soi-disant pas prêts pour une femme présidente, et ça bien avant les votes réels. Pouah !

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  4. ·

    Pour un traumatisé du vote utile comme moi, ton billet est salutaire ! Tu ne décris que trop bien la dictature intellectuelle que les deux « grands » partis nous imposent.

    J’ai justement raconté dans ce billet (dans la partie intitulée « Cheminement politique ») à quel point j’avais été choqué que le PS se contente de la multiplicité des candidatures comme unique cause de son échec, évitant toute remise en cause (même benefique). Voici ce que j’ecrivais :

    Encore aujourd’hui, je reste convaincu que c’est l’absence de propositions crédibles et enthousiasmantes qui ont été fatales pour le PS, et non la dispersion des voix sur les multiples candidatures à gauche. Cette excuse ne leur a (hélas!) servi qu’à s’exonérer de leur propres responsabilités, et ils ont continué sur leur voie, sans remise en cause. J’ai rêvé d’une mort du PS, seul espoir qu’il renaisse sous une autre forme : cela ne s’est jamais produit, et il est resté un parti sclérosé et incapable de proposer plus qu’une alternance, là où nous attendons une alternative !</

    Ton billet démontre qu'à l'évidence cette remise en cause n'est toujours pas inscrite à l'agenda du parti ou du candidat.

    J'ai beaucoup aimé ta conclusion 🙂

    Jeff

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  5. ·

    J’ai trouvé ton article intéressant, même si, ce qui est assez désolant, c’est de ne pas entendre cette analyse assez complète dans un JT de 20h.

    Et donc, sans doute à terme, une élection de plus pour laquelle nous devrons faire le choix du moins pire des candidats selon nos convictions, et non pas le meilleur.
    Bises en passant

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  6. ·

    ooooooh coucou Sapiens !!
    Comment vas tu ?

    En ce qui me concerne, le premier tour, je voterais selon mes convictions et tant pis si le fn passe. A un moment donné, c’est aussi le jeu de la démocratie. Et puis, bon, les legislatives suivent, faut arrêter le délire, le fn n’aurait jamais une majorité, c’est « techniquement impossible » (pas assez d’élus connus)

    Bon, apres le second tour c’est une autre affaire.

    J’ai interviewé Bastien Francois au sujet de la 6e république. Là, c’est PASSIONNANT.

    Il sera publié ici deux trois jours après 🙂

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  7. ·

  8. ·

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