53 commentaires


  1. ·

    Très bon tableau. Je résume ma position en disant que je vote « evalenchon », néologisme qui reflète bien ton indécision, et la mienne, même si je penche fortement vers Joly pour diverses raisons plus ou moins défendables (que je décris sur mon petit posterous, lié ci-dessus). Bon courage !

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Lu !

      Très intéressant ton billet. Pas osé commenter dessous, les commentaires y étaient déjà très techniques 😉

      A ceux qui passent par là, n’hésitez pas à aller lire le billet de Sknob


  2. ·

    perso j’ai voté inutile en 1995, en 2002, et en 2007 puisque la gauche ne l’a pas emporté,
    ça a un peu brouillé ma perception de l’utile ^^

    le problème c’est qu’on vote pour une personne, mais aussi pour un programme, mais aussi pour une équipe, mais aussi…

    mon calcul à moi est décidé depuis avant même la primaire :
    1/ je vote pour le candidat le mieux placé à gauche, dès le 1er tour,
    parce que mon objectif présidentiel c’est l’alternance
    2/ ensuite viendront les législatives, et là je suis tout à fait prêt à voter pour un candidat d’une autre formation de gauche (de toute façon il y a des accords, pas dit que j’aie forcément à choisir sur ma circonscription), parce que je ne tiens pas à un PS hégémonique, je veux qu’il doive tenir compte de partis plus à gauche que lui, sur l’écologie mais aussi sur l’immigration.
    Ce n’est pas parce que je ne suis pas descendu dans la rue pour les sans-papiers depuis un moment que j’ai changé d’avis et que je ne trouve pas scandaleux la régularisation au compte-gouttes proposée unanimement par le PS.

    c’est mon équation à moi. elle a le mérite de me simplifier la vie.
    parce que si on vote pour une personne, je ne suis pas certain de me déplacer,
    Joly a la droiture mais elle n’a toujours pas compris que la politique c’est faire des choses ensemble, elle reste la juge solitaire qui ne peut s’en remettre qu’à elle-même,
    Mélenchon a une violence viriliste qui me met hors de moi, et sa manière de faire de la comm à outrance tout en tapant sur les journalistes a un côté populiste que je trouve dangereux. (mais voter pour un candidat PG aux législatives ne me poserait aucun cas de conscience)
    Hollande a un tel art de la synthèse ancré en lui qu’il laisse le flou perdurer le plus longtemps possible pour ensuite ne retenir que le plus petit commun dénominateur.

    comment choisir dans cette galerie de portraits si j’élis la personne? bof bof

    Les programmes… je ferais bien un mix des 3, ça ne m’avance pas beaucoup.

    Les entourages :
    Duflot est une bête politique bien qu’énervante, Placé roule beaucoup pour sa pomme, et derrière… je ne vois personne, surtout pas Voynet qui a été plus que décevante à Montreuil.

    le PG : j’aime beaucoup la n°2, Martine Billard, et Nicole Borvo, mais le front de gauche c’est aussi un ensemble hétéroclite où le PC ne m’excite pas beaucoup

    au PS, les personnes qui m’inspirent le plus confiance ne sont pas au premier plan, ce sont plutôt Filipetti ou Muriel Lecore sur l’immigration, même si j’ai un souvenir vif de la dignitié de Valini durant les auditions de la commission Outreau.

    là encore, rien qui m’excite suffisamment pour me décider. J’en reviens donc à mon équation, dont la simplicité a le mérite de m’éviter des questions pour la présidentielle, voire pour la législative vu ma circonscription ancrée à gauche.

    Répondre
  3. Catnatt
    ·

    Donc tu votes utile dès le premier tour et tu votes avec ton coeur aux législatives ?

    Pas mal comme calcul. J’y réfléchis. Mais j’ai quand même l’impression de voter contre et pas de voter pour, et ça il n’y a rien à faire, ce n’est pas faire de la politique en tant qu’électeur.

    Répondre

  4. ·

    Je ne crois pas qu’un vote démocratique se doit d’être émotionnel, au contraire c’est le meilleur chemin à mon sens pour la déception. C’est tout ce que l’on peut trouver dans l’expression : « se laisser gouverner par ses émotions ». Réservons cela à la sphère privée avec les bonheurs et malheurs que l’on sait.

    En politique, je suis partisan d’un choix le plus rationnel qu’il puisse être qui conduit souvent à voter pour la moins pire des solutions en procédant par élimination, même au premier tour d’une élection présidentielle, ce est qui pratiquement systématique au second tour.

    Néanmoins, si je veux y mettre une touche de conviction, tout en me méfiant de tous les « ismes » aveuglement militants, je continuerai à voter Cohn-Bendit 😉 avec tout le contexte libertaire, européen et écologiste que cela comporte et donc en l’absence de sa candidature pour le candidat par défaut qui s’approchera le mieux de ce système de valeur. Et puis au second tour je voterai contre la pire des options laissées.

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Je crois que malgré tout, un vote reste émotionnel. Rares sont ceux qui coupent les médias et lisent vraiment les programmes.

      Mais je comprends ton raisonnement. Je vais essayer de faire des billets en comparant les programmes de gauche (je m’excuse la droite hein) sur des points essentiels. Probablement en me basant sur les préoccupations principales des français. Parce que je ne veux pas que voter pour moi, je l’envisage comme quelque chose de collectif


    2. ·

      Oui Catt, mais il y a ce qui devrait être à mon sens (le votre rationnel) et ce qui est (le vote émotionnel) de la plupart, comme il y a le vote altruiste (ce qui semble bon pour la plupart) et le vote « égo-corporatiste » (ce qui semble bon pour moi et mes semblables).

      Ce que je te propose, comme à chacun, c’est de faire un vote rationnel et altruiste, bien entendu, et là dessus je te rejoins, même si je sais bien que la plupart seront portés sur un vote émotionnel et « égo-corporatiste », de droite comme de gauche. Je ne donne pas de consigne 😉 je propose juste une démarche.

      Je ne me fais pas trop d’illusions non plus sur le vote des Français  » le coeur à gauche, le portefeuille à droite », comme d’habitude, qui voteront d’abord pour ce qui leur semble dans leurs intérêts (en changeant de camp si nécessaire) et non pas par intime conviction mais je propose juste une démarche personnelle pour être en meilleure cohérence et mieux vivre les suites de l’élection quelque soit son issue.

    3. Catnatt
      ·

      Ca va être la phase 2. Je vais me pencher sur les programmes, je crois que ça correspond à ce que tu dis.

      Reste que des sorties de certains candidats risquent de me perturber 🙂


  5. ·

    Bonjour,

    Maintenant que l’homme de droite n’est plus invité à passer son chemin, je lis.
    Blague mise à part:
    La première chose que j’apprécie, c’est la remise en question.
    Pour moi, d’une manière générale, chez l’homme, la certitude ne peut que mener à l’erreur.
    On sent chez vous, au moins, une réflexion; la recherche, chez un candidat, d’un écho dans ce que sont vos valeurs.
    Et c’est bien en cela que votre recherche est juste. Peu importe le fond. Sur la forme, vous êtes dans le « juste ».
    Autre remarque: vous avez raison de ne pas sombrer dans le « tous pourris »; même si c’est difficile, et en cela, nous nous rejoignons.

    A l’inverse de vous, donc, dans le spectre de droite (comme vous dites), je suis ce qu’on appelle maintenant, communément, un « déçu du sarkozysme ». Pas tant sur le fond; je lui trouve des excuses (sur le fond, hein), mais bien sur la forme.
    La « démocratie exemplaire » était un concept qui me parlait. De mon point de vue, avant même d’attaquer le fond d’un sujet, on se doit être irréprochable sur la forme.
    Bref, homme de droite, que je suis. Et c’est en cela que je vais un peu jouer la « contradiction ». Je ne me sens pas, étant à droite, moins humaniste qu’une personne de gauche.
    Cela me rappelle une phrase célèbre, n’est-ce pas « la gauche n’a pas le monopole du coeur ». On est en plein là-dedans.
    Quand à ce qui pourrait éclairer cet avis qui est le vôtre, sachez que je suis lion, mais alors très loin, de ce que peut représenter Marine Le Pen.
    Simplement, la « valeur travail » est un concept qui me parle. Et, même si je ne pense que nous soyons dans un pays « d’assistés », il ne fait aucun doute que, à coté de ceux qui peinent réellement à trouver du travail, il y en a, et plus qu’on ne le dit, qui « profitent » de notre système social. Et, si on veut le conserver, il faut le surveiller comme le lait sur le feu.

    En tous les, votre papier est très lisible, et très bien écrit. C’est la première fois que je viens. Bravo. Je reviendrai. Si tant est que je sois accepté 😉
    Bonne journée à vous.

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      @Chris
      Bonjour 🙂

      Juste un truc, vous pouvez m’éclairer sur vos intentions de vote du premier tout (à ce jour hein) . Parce que j’ai pas compris ce que vous aviez à priori choisi entre le FN et l’ UMP.

      Parce que si c’est le FN, vous êtes le second en l’espace de 24h à me dire que vous êtes prêts à voter le Pen en dépit de la « préférence nationale » qui un des fondements du FN.

      Hier même si c’est pas exactement ça, j’ai quelqu’un qui avait l’intention de voter Le Pen comme vote utile car haute ds les sondages contrairement à d’autres formations qui pouvaient lui parler.

      Et sans déconner, c’est la première fois que j’entends ça

      (Si votre choix n’est pas Le Pen, toutes mes excuses pour la confusion )


    2. ·

      @chris : la « valeur travail » n’est pas plus un concept réservé à la droite que « la gauche n’a le monopole du coeur ». La frontière, si frontière il doit y avoir, ne passe pas là, elle passe dans les choix de la répartition des gains du travail, selon que l’on plus ou moins de « coeur laxiste » ou « d’individualisme méritant » ;-).

      Certes il a des « profiteurs » de toutes parts, ceux « à gauche » qui dépendent du travail des autres et qui pour certains sont dans la culture du « glandisme » mais ils ne sont pas majoritaires, loin de là, et puis ceux « à droite » qui sont des profiteurs dans l’exploitation déraisonnable du travail d’autrui, et la aussi on trouve des glandeurs, chanceux d’être rentiers, qui par héritage, qui par génie de l’exploitation des travailleurs, quels qu’ils soient.

      Precision : je me définis comme travailliste étant « petit patron » de gauche, conscient des réalités économiques mais conscients aussi et surtout des injustices sociales, et environnementaliste de surcroît.

  6. PatatoOor
    ·

    Et bien… quelle girouette.
    Passer de DSK qui est au centre à Melanchon d’extreme gauche, y’a un problème de cohérence politique là non ?

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Merci pr ce commentaire qui fait sacrément avancer le débat.

    2. PatatoOor
      ·

      Donc ce que je voulais dire, dans le calme et la discussion, c’est que DSK, bien qu’étant PS a toujours été proche du centre (pour moi la différence entre centre gauche et droit est infime et négligeable, juste une question de positionnement politique pour choisir un camp) et relativement éloigné des idéaux d’extrême gauche défendus par Melenchon.

      Ce n’est pas vraiment une critique mais une question, comment peut on hésiter ou passer d’une personne à une autre, d’un projet à un autre qui ne proposent pas les mêmes solutions politiques.

      Ou alors c’est admettre que la candidature de Melenchon est faussement d’extreme gauche pour couler le NPA et Lutte ouvrière et ensuite rallier le PS au second tour et sa politique plus centriste ?

    3. PatatoOor
      ·

      Par exemple DSK au FMI était l’artisan des rigueurs budgétaires des pays comme la Grèce que Melenchon dénonce.

    4. Catnatt
      ·

      Alors…

      Je pensais pourtant que c’était assez clair dans mon billet. Je pense être ce qu’on qualifie comme sociale démocrate. A savoir pour une préservation de nos acquis sociaux tout en faisant bon ménage avec les marchés financiers. Ce ne me semblait pas si incompatible que ça.

      DSK était un type à la stature internationale. Il me semblait capable de naviguer en eaux troubles (:p) tenir tête aux marchés financiers parce qu’il les connaissait bien. Et comme encarté au PS, il était tenu de respecter certains engagements historiques.

      Et puis la chute.

      Depuis il y a eu la crise financière. J’envisage Melenchon. Oui. Parce qu’il faut peut-être rentrer dans un bras de fer avec la finance,chose que je n’envisageais pas. Je reste pourtant une sociale démocrate.

      Est-ci sale au point de m’interpeller sur mon manque de cohérence ?

    5. Catnatt
      ·

      Nos commentaires se sont croisés 🙂

      Non, il n’est pas question d’envisager la candidature de Melenchon comme une fausse d’extrême gauche. Mais tu n’oublies pas que Melenchon a été longtemps au ps.

      Quant au plan FMI pr la Grèce disons, que je suis mesurée. J’étais pr un plan de redressement parce que faut pas déconner La Grèce a clairement abusé.

      Maintenant au bout du 9eme (et même bien avant) je ne suis pas. Ce n’est pas en asphixiant ce pays qu’on va le sortir de sa merde

    6. PatatoOor
      ·

      Pour la Grèce je ne sais pas quelle solution il faut adopter.
      Ils ont fait les cons mais faire payer autant au peuple qui n’ a pas toutes les responsabilité, j’ai un doute sur la réussite de ce plan.
      Surtout quand tu sais que les députés Grecs sont parmi les mieux payés d’Europe.

      J’aime bien DSK, j’avais suivi sa campagne en faveur du traité constitutionnel européen à l’époque et ses idées me plaisaient assez.

      Je me répète mais pour moi DSK et Melenchon n’ont strictement rien à voir à part le fait d’avoir été ministres d’un gouvernement socialiste.
      Je doute d’ailleurs des convictions vraiment radicales de Melenchon qui à mon avis sont plus là pour occuper un espace politique, avec succès, que pour défendre une réelle vision de la société.
      Je respecte bien plus le positionnement du NPA, bien que je ne partage pas leurs idées, qui ont au moins l’honnêteté de ne pas se vendre au PS pour quelques sièges de députés comme l’ont fait les verts en signant leur accord électoral et comme le fera Melenchon entre les 2 tours si Hollande se qualifie et pas lui.
      Les propositions de l’extreme gauche en général si elles sont légitimes dans le principe de défendre les intérêts des travailleurs et au delà des humains, ne me semble pas apporter la moindre solution globale aux problèmes actuels et encore une fois le NPA me semble bien plus cohérent en critiquant le système et souhaitant tout changer plutôt qu’en croyant dompter le capitalisme.

      « Est-ci sale au point de m’interpeller sur mon manque de cohérence ? »
      Qui a dit que c’était sale ? 😛
      Je ne critique ni ton choix de voter DSK ou même Melenchon, même si pour moi il représente avec Marine Lepen le degré 0 de la politique, on a pu le voir sur France 2 avec leur débat minable, ses insultes gratuites et elle sa réaction puérile et ses approximations économiques flagrantes, mais j’avoue ne pas comprendre comment on peut défendre successivement 2 visions du monde différentes.

      Ca me rappelle une amie qui se disait de droite en 2007, mais qui avait peur de Sarkozy en le comparant presque à un futur dictateur et a donc voté Bayrou puis Royal.

      Aujourd’hui elle soutient Hollande et m’avoue avoir des affinités avec Melenchon.

      Je veux bien que l’on évolue mais bon soit elle n’avait aucune idée de son positionnement politique soit elle fait son choix sur des mauvais critères. (elle a 35 ans)

      Voilà 😛

    7. Catnatt
      ·

      Mais qu’est ce que tu racontes ?!

      D’abord les convictions politiques évoluent, elles ne sont pas figées. J’ai l’impression que tu confonds valeurs et convictions politiques. Mes valeurs n’ont jamais changé, elles s’incarnent différemment selon les candidats, les programmes et un contexte.

      Je trouve ton raisonnement profondément réducteur et quelque peu condescendant.

      Tu votes pour qui d’ailleurs ?

    8. PatatoOor
      ·

      OK pour une évolution mais il y a quand même des convictions économiques et sociales à la base. Passer d’un extreme à l’autre j’appelle pas ça de l’évolution mais une révolution 🙂
      Je ne pense pas être condescendant, si tu parles de Melenchon ce ne sont pas ses électeurs que je critique mais lui.
      Si c’est pour le changement d’opinion politique je pense en effet qu’il n’est pas possible de dire que l’on a même valeurs quand on passe d’un candidat à un autre qui ne sont d’accord en rien sur les valeurs en question.

      Tu me dis que pour toi DSK et Melenchon défendent les mêmes idées, valeurs, visions sociales et économiques ?

      Je suis de droite et je voterai Sarkozy même si le programme de De Villepin et l’homme me plaisent assez, j’attends de voir lorsqu’il se confronteront, s’il arrive à avoir ses 500 signatures.
      J’aime bien aussi Bayrou et certaines de ses propositions.

    9. Catnatt
      ·

      Ha voilà. On y est. J’étais étonnée de voir à quel point tu faisais semblant de pas comprendre ce qu’il y avait d’écrit dans mon texte sur mon évolution de vote, puis dans mes commentaires.

      Tu es du centre parti pour voter Sarkozy. Merci de m’avoir affranchie

      3ème ! Clap !

      Oui Melenchon et DSK c’est pas pareil. Faut-il que je répète qu’il y a eu une crise économique entre temps ?

      Je me situe dans un spectre de gauche. Je suis sociale démocrate, une sociale démocrate qui est effarée par le comportement des marchés financiers.

      Clap de fin !

      Bon après ce commentaire, si t’as pas compris, je peux rien faire pour toi hein..

    10. PatatoOor
      ·

      « Ha voilà. On y est. » on est où ?

      Je ne fais pas semblant de ne pas comprendre, je ne comprends pas 🙂
      Pour moi c’est comme si tu me disais que tu votais Bayrou et que finalement tu allais voter Poutou ou Arthaud, en exagérant à peine.

    11. Catnatt
      ·

      Ok, tu ne comprends pas, ça je crois que j’avais compris. Mais, à présent, cette discussion nous mène où exactement ?

    12. PatatoOor
      ·

      Pas bien loin, tu as raison.
      Et le « Ha voilà. On y est. » il sort d’où ?

  7. Olivier
    ·

    Enfin, je ne sais pas, c’est un peu « Chronique désabusée d’un girouette égarée », là … Où est l’idéal, où est l’idée militante mâtinée de bon sens manichéen ? Où est le « j’y crois parce que c’est bien » … ?

    Quant aux libéralisme de Smith décrit brièvement, tu n’y est pas du tout … De droite et en encore moins de gauche, personne ici non plus que nul part ne l’a jamais osé … Et ce n’est pas la gesticulation énamourée de deux ou trois opportunistes de centre droit qui change quoique ce soit, chez nous le libéralisme n’est pas autrement que dans l’idée. Ici, c’est l’Etat par l’Etat, pour l’Etat en passant par l’Etat quand il reste du temps.

    Pour ec qui est de la gauche, faire un programme sans programme, c’est vrai, c’est fort … Mais ce n’en est pas tentant pour autant. Vraiment.

    Bonne journée (et bonne réflexion) à toi.

    Olivier

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      J’ai rien compris à ton commentaire Olivier. Mais on va pas repartir sur Smith, je te le dis tout net ça me gave, on l’a déjà fait.

    2. Olivier
      ·

      Non, … Ce que je veux dire, c’est que cette campagne, à gauche comme à droite, mélange tout, et ne répond pas aux problématiques vraiment posées. On oppose libéralisme et social démocratie, en arrosant la finance de maux qu’elle ne dispense pas, là où la solution pourrait être un juste dosage entre l’un et l’autre camp.

      On dépense trop, ce n’est pas la faute de la finance (si ?…), et quand on dépense, ce n’est pas à bon escient. Quel candidat s’engage sur le renforcement du logement d’urgence ? Aucun, pas même Mélenchon. Quel candidat s’engage dans une réforme de notre système de santé ? Aucun. Quel candidat nous met en posture de libérer l’entreprenariat ? Aucun. Quel candidat annonce un programme que l’on sait pouvoir financer ? Aucun.

      Enfin, il me parait illogique d’entretenir une faiblesse pour DSK, et de taper concomitamment sur la finance, alors qu’en tant que DG du FMI DSK était au coeur du système qui a fait des Etats les premiers clients de la finance. Il l’est tout autant d’entreprendre l’inclination pour Mélenchon, qui veux plus d’Etat, donc plus d’appel aux ressources … de la finance.

      En résumé, je serai bien en accord avec la gauche social démocrate si notre beau pays avait les moyens de cette ambition progressiste. Mais pour cela, il faudrait la croissance que nous n’avons pas, ni à court ni à moyen terme.

      Et même ce moyen terme dépasse la durée d’un mandat.

    3. Catnatt
      ·

      Pour la santé, ne t’inquiete pas Olivier, Sarkozy et son frangin s’en occupent. La mutuelle obligatoire, c’est juste génial comme idée… A titre d’exemple, ma copine mère célibataire qui avait une excellente mutuelle a du se résoudre à prendre celle proposée par son taf et qui se révèle être une merde de première. Mais quelle géniale idée ! C’est le prmier pas vers une privatisation de la sécu, on le sait tous.

      Par ailleurs, que je sache, le libéralisme ne nous a pas rendu très heureux. Tu constateras toi-même les dégâts aux Etats-Unis. Ils sont 46 millions à vivre en dessous du seuil de pauvreté sur 250… (chiffres 2010,j’imagine que ça ne s’est pas arrangé)

      L’Etat ne serait pas obligé de maintenir un filet de sécurité si la finance faisait son taf.Le RMI a pas été inventé pour le fun. Le truc étant qu’avant, on pensait qu’en travaillant dur, en étant honnête, on finissait par s’élever socialement et financièrement. Maintenant tout le monde sait que c’est un leurre.

      Tu raisonnes comme si on était encore ds les 30 glorieuses ! Allo! Le chômage est devenu structurel, le plein emploi est un fantôme du passé

      Ca n’a plus de sens. Et je ne crois pas que c’est en libérant un peu plus qu’on va se sortir de ce merdier. Moins de dépenses certes mais contraindre les entreprises à se comporter correctement (les paradis fiscaux, va falloir vraiment que ça s’arrête)

      Enfin quant à ma contradiction DSK/ Melenchon, voir ma conversation au dessus. Si c’est tout ce que vous avez comme arguments pour me contredire, je crois qu’on en voit tous la limite maintenant.

      Je ne réponds plus à ce genre de remarque, pas que ça me gêne, mais je vais pas répéter la même chose 200 fois, ma patience a des limites

    4. PatatoOor
      ·

      Il n’y a que toi qui voit une contradiction quand on se pose la question 🙂

    5. Catnatt
      ·

      Le premier coup donné au libéralisme à mon sens en France ( et je connais très mal le sujet) c’est la révolte des Canuts en 1831. A mon souvenir, les mecs ils voulaient juste qu’on les repaye normalement après avoir accepté une baisse de salaire demandée par leurs chers patrons.

      Ha et une autre précision. Le libéralisme est un truc d’occidental qui date.
      Je m’explique. Ca fonctionnait tant que les occidentaux décidaient de tout en ce bas monde et qu’il n’y avait pas de « couverture sociale ». Autant dire que c’était il y a très longtemps.

      Et puis, ya eu la décolonisation, des pays émergents sont devenus très performants et le libéralisme marche vachement bien pour eux. Et pour cause, ils ont tout à inventer, pas de système de sécurité sociale, pas de système de retraite au même niveau que nous. Nous, par contre, nous avons crée un système de solidarité

      On peut retourner le problème dans tous les sens, tu pourras te démener tant que tu veux, il y aura toujours moins cher ailleurs. La question se pose dans la créativité, la technologie, des produits d’excellente qualité qui justifie un prix donc un salaire avec les acquis sociaux qui vont avec.

      Nous ne sommes pas dans un pays libéral. Si toi, ton délire c’est de supprimer tout le filet de sécu que nous avons mis tant d’années à construire, hé bien écoute, Olivier, comment dire ? SANS MOI 😉

    6. Olivier
      ·

      Oulla … Que de confusions ! Du libéralisme au USA ? … Et depuis quand ? ce n’est pas parce que la Fed est indépendante que les USA sont une démocratie libérale dans les faits. L’interventionnisme y est aussi développé qu’ailleurs … mais bon. De même façon autant état au monde n’a plus de conservateurs que les USA.

      Sur ton idée du problème vécu sur les régimes de santé … retiens que ce que tu décris n’a rien de libéral … Le libéralisme dans ce cas de figure serait de laisser le choix, ce qui est le contraire de ce qui arrive à ton amie. Le libéralisme ne veux pas dire « on supprime la sécu ». Tu confonds libéral et libertarien … Le libéralisme consiste en une limitation des pouvoirs exercés par l’Etat pour ne garder que ce qui protège le plus grand nombre… La Santé en est, c’est bien certain, la Sécurité intérieure (pas l’armée puisque le libéral est par nature dans la non-agression), la monnaie, la police et la justice, et les relations du travail … Rien de plus. Tout le reste est susceptible de se régler par le contrat. Pourquoi pourrait-on par exemple aller chez Bouygues et SFR etc … pour le GSM, mais pas choisir son fournisseur d’électricité ou d’eau ? Je suis donc également favorable à la mise en concurrence des domaines liés à la couverture santé … Plus il y a de concurrence, moins c’est onéreux. Dans le même sens unifier les systèmes de mutuelles en entreprise est une hérésie, une sorte de coercition. Pourquoi en tant que Libéral y serais-je favorable ?

      Enfin, oui, il y a trop de gens sous le seuil de pauvreté. Mais peut-on envisager les choses autrement dans un environnement donné où 45% des acteurs sont productifs et 55% ne le sont pas (sachant que les bataillons de chômeurs sont classés parmi les éléments de l’appareil productif). C’est ce système qui fait qu’on dépense plus que ce que l’on a dans la caisse, c’est ce système qui crée des inégalités comme on en a jamais vu auparavant.

      Maintenant, je ne vais pas essayer de te convaincre, parce que 1. il n’y a pas de candidats libéral dans cette élection, pas plus qu’il n’y en aura plus de vingt aux législatives, et 2. j’entrevois ton inclination – passé la personne d’un candidat ou d’un autre, et je la respecte.

      Le problème est qu’à crier au Dragons, on laisse entrer les loups …

    7. Olivier
      ·

      Tu es par contre la première a voir autour de la monarchie de juillet, et dans la révolution qui suit une réaction au libéralisme qui n’apparaît que quelques années plus tard … mais bon.

      Le problème est que … humanistes, libéraux et démocrates sociaux peuvent avoir un objectifs commun, mais on préfère dire en rencontrant un libéral qu’il va voter Sarko, … donc on n’échange surtout pas.

      Je te suggère par contre de scruter les débuts en politique de François Hollande, qui ne va au PS que parce que le RPR ne lui permet pas d’acceder à ce qu’il souhaite … ou a débuté Mélenchon etc etc …

      Ecoute ça déjà … http://www.youtube.com/watch?v=7yIUzt130Tk&feature=share
      lol.

    8. Catnatt
      ·

      Je te réponds demain Olivier. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot !

    9. Olivier garand
      ·

      Bien entendu, personne ne croit à la véracité de la vidéo que je cite plus haut. Hollande n’a pas été RPR, bien sur, il a juste débute sa carrière sur une manipulation politique. Cette précision quant au versant ubuesque du lien soumis m’est apparue comme nécessaire.


    10. ·

      Bon. On va prendre les choses dans l’ordre. J’ai pas l’impression qu’on envisage le libéralisme de la même façon. Pr toi il n’a jamais été appliqué nulle part, alors que pr moi si. Discussion qui fait rage un peu partout. Ce pourquoi je t’ai dit d’entrée de jeu que je ne voulais pas en remettre une couche.

      Donc pr que les choses soient claires, c’est donc la dernière fois que je te réponds Olivier, les discussions stériles ne m’intéressent pas.

      Sur : « La Santé en est, c’est bien certain, la Sécurité intérieure (pas l’armée puisque le libéral est par nature dans la non-agression), la monnaie, la police et la justice, et les relations du travail  » Donc t’es quand même en train de m’expliquer que la flotte dont nous avons vitalement besoin doit être confiée à des sociétés privées ^^ C’est quand même curieux comme raisonnement. Je ne peux pas être d’accord.

      Je t’accorde que la mécanique mise en place par Sarkozy n’est pas libérale. Mais on va bien dans une privatisation de la santé. C’est le premier pas.

      Ensuite. J’ai évoqué la révolte des Canuts parce que quand j’ai étudié l’histoire des syndicats, mon prof nous a parlé de cet évènement comme un des fondateurs de l’histoire des syndicats. Les syndicats n’existeraient pas si le patronat se conduisait correctement ce qui est tout de même un des fondements du libéralisme, ce me semble.

      Je n’utilise pas le terme capitalisme à escient. (Et encore faudrait-il sur une définition encore une fois)

      Pour terminer, je n’y suis pour rien si à chaque fois que quelqu’un se déclare comme libéral en France, il a une grosse tendance à voter à droite hein…

      J’en ai terminé avec cette discussion.

    11. Olivier
      ·

       » Mais on va bien dans une privatisation de la santé. C’est le premier pas ». Et alors ? …

      Pas un établissement public qui soit actuellement bénéficiaire … Pas un. Corrections. Les seuls qui dégage une marge de manœuvre sont ceux qui coopèrent avec le privé. Mon épouse bosse dans ce domaine (privé), ma belle soeur est directrice d’un hosto (public). Je connais bien le problème. Je ne dis pas par contre qu’il faille supprimer le public. Je dis que public et privé doivent travailler ensemble. C’est quand même un peu différent, et pas forcément bien compliqué à comprendre.

      C’est quand même un monde … On parle avec des gens « de gauche » de libérer les énergies, de laisser des marges de choix et ils traduisent invariablement « la droite libérale va supprimer tourt ce qui ne lui plait pas dans le public » …

      Pour la création du mouvement syndical, parle moi du syndicalisme né de l’abrogation de la loi Le Chapelier (loi Ollivier de 18…64, pas 1831) … Tu veux aller plus loin, examine les corporations ouvrières du XVI°, et on en reparle. Ose ensuite affirmer que « tous » les patrons d’entreprises sont ce que tu décris. Pour ma part, qu’on mette en taule l’infime minorité qui déconne plein pot. Point barre … Tu veux parler de comportements déviants ? Le rapport Perruchot en est pétri. Mais je ne t’entends pas râler contre ces trucs là, ni plus que sur l’enquête en cours à l’encontre du PS dans le Nord et les Bouches du Rhône. Pour ma part, ces infos là participent, comme le reste de mes choix politiques (qui condamnent autant les tenants de l’affaire des frégates que les financements de la fédé du Nord). C’est ainsi que j’instruis mon parcours … mais certainement pas dans le choix de la partialité aveugle. Je ne suis ni de droite ni de gauche pour cette seule raison.

      Mais je suis bête … Il y a des sujets qu’il ne faut jamais aborder en territoire de gauche.

    12. Olivier
      ·

       » Mais on va bien dans une privatisation de la santé. C’est le premier pas ». Et alors ? …

      Pas un établissement public qui soit actuellement bénéficiaire … Pas un. Corrections. Les seuls qui dégage une marge de manœuvre sont ceux qui coopèrent avec le privé. Mon épouse bosse dans ce domaine (privé), ma belle soeur est directrice d’un hosto (public). Je crois ainsi cerner assez bien le problème. Je ne dis pas qu’il faille supprimer le public ! Je dis que public et privé doivent travailler ensemble. C’est quand même un peu différent, non ? Et pas forcément bien compliqué à comprendre.

      C’est puis, c’est quand même un monde … On évoque avec des gens « de gauche » la possibilité de libérer les énergies, de laisser des marges de choix et ils traduisent invariablement « la droite libérale va supprimer tourt ce qui ne lui plait pas dans le public » … Hé bé.

      Pour la création du mouvement syndical, parle moi du syndicalisme né de l’abrogation de la loi Le Chapelier (loi Ollivier de 18…64, pas 1831) … Tu veux aller plus loin, examine les corporations ouvrières du XVI° (puisque canuts et soieries te sont connus), et on en reparle. Ose ensuite affirmer que « tous » les patrons d’entreprises sont ce que tu décris. Pour ma part, qu’on mette en taule l’infime minorité qui déconne plein pot. Point barre … Tu veux parler de comportements déviants ? Le rapport Perruchot en est pétri. Mais je ne t’entends pas râler contre ces trucs là, ni plus que sur l’enquête en cours à l’encontre du PS dans le Nord et les Bouches du Rhône. Pour ma part, ces infos là participent, comme le reste de mes choix politiques (qui condamnent tout autant les tenants de l’affaire des frégates que les financements de la fédé du Nord). C’est ainsi que j’instruis mon parcours … mais certainement pas dans le choix de la partialité aveugle. Je ne suis ni de droite ni de gauche pour cette seule raison. Mais je suis bête … Il y a des sujets qu’il ne faut jamais aborder en territoire de gauche.

      Pour finir, lire hier, « Nous ne sommes pas dans un pays libéral. Si toi, ton délire c’est de supprimer tout le filet de sécu que nous avons mis tant d’années à construire, hé bien écoute, Olivier, comment dire ? SANS MOI », (à se demander si tu lis ce qu’on t’écrit) pour découvrir aujourd’hui  » J’ai pas l’impression qu’on envisage le libéralisme de la même façon » (Ca me paraît très clair, en fait…). « Pr toi il n’a jamais été appliqué nulle part, alors que pr moi si », je ne peux m’empêcher de penser que tu ne sais pas vraiment ce que tu veux nous dire, au final.

  8. Poorcinet31
    ·

    Bonjour,

    Tout d’abord je voudrais dire que je trouve ce billet aussi intéressant que les commentaires qu’il suscite, encore bravo Catnatt.

    @Gabnews : Si je le pouvais je voterai également Daniel Cohn-Bendit, qui pour moi est un des rares à rester objectif et à ne pas céder aux dérives du pouvoir politique. C’est pour cette raison que je suivrai son conseil :

    http://www.youtube.com/watch?v=CpGOblck-SM

    En conséquence, tout comme arbobo, je voterai « utile » afin de ne jamais revivre un deuxième tour, UMP-FN, qui m’à donné un sentiment de honte quant à ce qu’est devenu le pays des droits de l’homme…

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Merci Poorcinet31 (whaw quel pseudo :p)

      Oui j’adore le débat qu’il suscite moi aussi 🙂

      Concernant Daniel Cohn Bendit, là je vais pas être d’accord du tout. DCB braille depuis des années qu’il ne se présentera jamais à une élection présidentielle et pourtant il nous a fait une belle sortie sur « J’aurais du me présenter à la primaire des socialistes »

      non mais #WTF

      Ensuite, DCB est pour le #MES tel qu’il est présenté à savoir lié à un taux de déficit qui n’a jamais été atteint en France depuis des années. Et ça c’est redhibitoire pour moi 🙂


    2. ·

      @Poorcinet31 : grâce à DCB tu es mon ami 😉

      @Catnatt : DCB n’est pas parfait, il n’en est que plus humain, maintenant concernant sa capacité de dérision sa sortie sur les primaires socialistes me tire un sourire jouissif, mais pourquoi pas, il avait peut-être raison ;-), vu la progression d’EELV.

      Concernant le MES on vont pas être tout à fait d’accord, il y a un moment il faut arrêter les conneries et serrer les boulons avant la machine économique n’explose définitivement. Reste à organiser la répartition de la charge de l’effort, comme il faut mieux organiser la répartition des fruits du travail quand ça va mieux.

      S’il faut protéger les plus exposés, les plus faibles, tu ne me tireras aucune larme pour les français moyens, j’ose à peine parler de la classe moyenne tant cette définition reste floue, qui ont des positions encore bien confortables et protégées, que l’on retrouve actuellement sur les pistes de ski et que l’on retrouvera cet été dans les clubs de vacances « all inclusive » des pays du sud, grâce à leurs comités d’entreprises, je caricature, mais à peine.

      Là en bon écologiste je suis pour une bonne et franche décroissance à ce niveau, il reste du gras à mieux redistribuer, les mammouths institutionnels sont encore bien portants. 🙂 il n’y a pas que « les riches » qui portent la responsabilité des excès de la société de consommation qui mets en péril tout le reste.

      Ce qui serait rédhibitoire pour moi, ce serait plutôt de continuer à faire fonctionner la planche à billet ou de creuser encore plus profond les déficits pour ne pas froisser le pouvoir d’achat des consommateurs accessoirement électeurs.

    3. Catnatt
      ·

      hop hop hop !!

      Qu’il y ait plus d’Europe, je suis pour.

      Qu’il y ait une Europe fédérale, allez pourquoi pas 🙂

      Mais

      Mais le #MES est pieds et mains liés avec la règle d’or. Ce qui veut dire que, je cite « le déficit du budget de l’État ne doit pas dépasser 0,35% du Produit Intérieur Brut (PIB), contre 3% pour le pacte de stabilité.

      Alors c’est pas compliqué , ça fait des années qu’on y est pas, dc je vois pas comment on pourrait y être d’une année sur l’autre. En 2010 on était à 7% ^^

      Et c’est surement pas maintenant alors qu’on a besoin de relancer la croissance qu’on va y arriver. Signer ce truc c’est installer la corde pour se faire pendre. Chuis maso mais pas à ce point là :p

      Bien sur qu’il faut moins dépenser. Mais entre 7% et 3% heu… comment dire… On peut s’entendre pr un juste milieu ? genre 5% ? et puis s’engager à réduire encore un peu plus petit à petit

    4. PatatoOor
      ·

      Je pense que la différence entre le pacte de stabilité et la règle d’or c’est que le pacte de stabilité était une contrainte à posteriori, on demandait juste aux états d’avoir une dette inférieure à 3% quand la règle d’or demande de ne pas présenter de budgets en déficit à priori.
      Si le remboursement de la dette est compris dans ce budget théoriquement la dette devrait à terme disparaitre, puisqu’il n’y aurait plus de déficits supplémentaires.
      Ce que ça peut gêner ce sont les investissements pour une éventuelle relance de l’économie.
      Mais au point où on en est..

  9. François
    ·

    Bien sur, je sais déjà pour qui je vais voter. Mais ce n’est pas si évident…

    Je suis militant EELV, lors de la primaire je soutenais Nicolas Hulot. Choix raisonné, choix assumé. Objectif : obtenir le meilleur score à la présidentielle pour mieux peser lors des législatives ensuite, pour mieux peser dans la politique gouvernementale au final.

    Bon, Eva Joly fut choisie. Respect. Ce sont les règles de la démocratie, 60% de votants pour elle, rien à dire. Et l’attitude du perdant a renforcé ma conviction de la soutenir. J’ai toujours détesté les mauvais perdants. Jospin à su me convaincre en 2002, qu’un type qu’on croyait vraiment démocrate, n’était au final qu’une fieffée tête de nœud et que finalement le voir blackboulé n’etait pas une si mauvaise chose : comment se serait-il comporté s’il avait gagné ?

    Donc, je suis en campagne pour Eva Joly. Mais au fil du temps, ma candidate me déçoit. Peu de charisme, des discours didactiques et soporifiques, quelques échos de proches qui ne me plaisent guère… 

    La tentation de prendre du recul, de laisser la campagne se dérouler sans moi, de capituler.

    Et je réfléchis, je réalise que je me laisse embobiner par le présidentialisme, par l’envie de « l’homme providentiel », par un désir de culte de la personnalité. Tout ce que je conchie.

    Alors, je rembobine la cassette. Et je regarde ce pour quoi je milite : des idées.

    On a un programme, j’en ai rédigé quelques lignes (un morceau de la page 116), des copines et des copains y ont collaboré aussi. Des gens que je respecte, des gens que j’apprécie pour leur connaissances et leur pédagogie, pour la force de leurs idées. 

    Et je sais une chose. Je veux voir ce que nous avons écrit prendre corps. Se concrétiser.

    En TNT qu’élu local, j’ai mis en œuvre certaines de ces idées, je les ai vues aboutir, prendre corps. J’ai vu des gens satisfaits de ce que j’avais impulsé. Ce qu’ils ignoraient alors, c’est que pour moi c’était la forte démonstration du bien fondé des « valeurs », du socle de pensée, des propositions programmatiques d’EELV.

    Ce que j’ai fait à une échelle locale, d’autres l’ont fait à l’échelon régional. Et il se trouve que celles et ceux là sont des ami-es, des proches même pour certain-es. Et je sais quel travail cela leur a demandé, je sais qu’ils-elles ne se sont pas ménagés. Et que ça paye de retour. Je constate chaque jour le bien fondé de nos opinions, de nos convictions, de nos idées, de notre programme.

    Alors, oui, je vais voter pour Eva Joly. Peut-être bien que le score ne sera pas terrible, peut-être bien qu’elle aura encore quelques déboires, quelques mots malheureux, quelques discours rasoirs, mais je ne vote pas pour une personne, je vote et je milite pour des idées, des réalisations.

    Et puis autre chose encore. Deux partis se partagent le pouvoir en France depuis les années 80. Et bordel de merde, regardez dans quel état ils ont mît notre société ! Aucun n’est dans l’opposition. Ils sont maires, conseillers généraux, députés, sénateurs, ministres, ils ont les manettes du pouvoir dans leurs mains et qu’ont-ils fait ?

    En 1981, combien de SDF, de chômeurs, de misère en France ? Cela s’est-il amélioré en 21 ans ? Je vois de la misère partout, chaque jour, dans les rues, dans le métro. Je vois une paupérisation de la population, une prévarication de l’emploi, du logement, de l’alimentation.

    Putain! Je veux que cela cesse ! Je voudrais que vous cessiez d’être dupes. Je le répète encore : qui détient l’immense majorité des mandats électoraux en France ? Et lequel de ces deux partis à vraiment amélioré nos vies ?

    Je vous ai parlé de nos élu-es EELV, je ne listerait rien ici, mais renseignez vous sur eux, regardez leurs réalisations. S’il y a un parti qui fait vraiment ce qu’il promet, c’est bien le mien.

    Je vais voter Eva Joly. Parce que je veux que ce mode change. Parce que je veux un vrai avenir pour mes gosses. Je pars perdant, parce qu’Eva fera un petit score, mais je choisi de perdre parce que je suis honnête avec mes convictions, que je suis sans calcul, que « voter utile » c’est comme choisir la branlette par peur d’une jolie femme, ou manger un yaourt perimé trouvé dans le frigo quand on a faim et qu’il est tard et qu’on est trop las pour cuisiner un peu un truc qu’on aime vraiment.

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Brièvement et je te répondrai ds les détails un peu plus tard, merci pour ta franchise en tant que militant EELV, militant pas borné, à l’écoute, surtout militant avec des doutes parfois.

      Tout ça est très sain.

      Si je rêve un peu, j’aimerais bien que des militants du PS, du Front de gauche ou du NPA, des militants avec des doutes parfois, viennent commenter 🙂

    2. François
      ·

      Mon iPad est moqueur. Au-delà des corrections grammaticales aléatoires, lisez « precarisation » et non pas « prévarication » 🙂


  10. ·

    Mon cheminement a été moins tortueux que le tien : je sais de longue date que je voterai socialiste au 1er tour (et je l’espère au 2ème). D’une part parce que je ne survivrais pas à 5 ans de plus de Sarko, je suis à mon extrême limite depuis un moment déjà, s’il repasse, j’émigre (et je préférerai rester si j’ai le choix). D’autre part parce qu’à part à des premiers tours d’élections locales, j’ai toujours voté socialiste (oui, même le 21 avril 2002, même si j’avais trouvé la campagne de Jospin en dessous de tout : je suis de celles qui, dans les 2 semaines qui ont précédé, ont senti le risque de la montée de Le Pen. Mais malheureusement pas avec assez de convictions pour convaincre mes proches de faire comme moi, ce qu’ils ont amèrement regretté quand ils ont voté Chirac en se bouchant le nez. Combien de fois ai-je entendu « oh putain, j’aurais du t’écouter ! »).
    Étonnamment, j’ai plutôt été soulagée par l’éviction de DSK. Alors même que j’ai longtemps été Strauss-Khannienne (j’avais voté pour lui aux primaires de 2006). Mais je ne le sentais pas, j’avais peur de l’explosion en vol pendant la campagne (je devrais décidément me fier à mes intuitions). Du coup, pour la primaire socialiste, je me suis penchée sur les candidats. Ma seule hésitation a été au 1er tour de la primaire : même si je souhaitais que Hollande la gagne, je ne voulais pas voter pour lui au 1er tour pour lui envoyer une demande de « plus de gauche ». J’ai donc hésité entre Montebourg et Aubry. J’ai finalement voté Aubry par féminisme. Mais pas au second tour parce que je n’ai pas aimé sa violence (après 5 ans de violence sarkoziste, je n’en peux plus). Et parce que je préfère Hollande président.
    Bon, à ce stade, je n’étais pas enthousiaste. Pas sûre du tout qu’il pouvait gagner non plus. Et puis j’ai regardé le Bourget. J’ai lu sa bio par Serge Raffy. J’ai vu son audace au dîner du Crif. Et soudain, j’y ai cru et surtout j’ai eu envie. Maintenant, je lis le programme et j’y vois des propositions qui font tilt (par exemple, les tarifs progressifs de l’eau et de l’énergie en fonction des revenus). Manque encore le vrai liant entre toutes les propositions, pourtant je la vois en transparence : j’ai l’impression qu’il y a la capacité à retrouver une sérénité, une justice qui ouvrira la porte à la confiance des français en eux-mêmes et à retrouver notre créativité, notre énergie.

    Alors voilà, j’ai commencé cette campagne sans enthousiasme, par opposition pure à cette UMP que j’execre et je la finis en allant faire du porte-à-porte de conviction… Et ça fait du bien…

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      @Thaliane

      Merci de ton commentaire 🙂

      Pour ce que j’en vois, ça nous fait deux militants qui ont eu une période de doute et qui finissent par y croire parce qu’ils ont réussi à déterminer ce qu’ils veulent.

      C’est peut-être ça mon problème. Déterminer ce qui est important pour moi (les programmes) mais je reste attachée à l’observation du comportement de celui qui l’incarne (ou de ceux qui l’entourent ds le cas de EELV). Je n’arrive pas à passer outre…

  11. Catnatt
    ·

    En fait je me suis laissée entraîner (Olivier, je ne te remercie pas :p) mais j’aimerais bien que les prochains commentaires soient plus dans le sujet à savoir quel est votre parcours d’électeur sur cette présidentielle

    Merci d’avance et désolée d’avoir digressé

    Répondre
  12. zelda
    ·

    Mon parcours d’électrice sur cette présidentielle … ok. On va commencer un peu avant, quitte à situer.
    Je suis née en 1981 dans une famille de gauche traditionnelle. En 95 j’écrivais dans mon journal intime que Chirac démarrait mal son septennat en refusant d’écouter les grévistes.
    J’ai voté pour le PS jusqu’au moment où je me suis vraiment intéressée à la politique, vers 2005. J’ai compris que j’étais antilibérale, en faveur de la décroissance, du revenu d’existence et de l’écologie politique et que donc la gauche « centriste » ne me suffisait pas.
    J’avais voté oui au projet de « Constitution européenne » mais quelques mois/années plus tard je m’en suis voulue. Et j’ai été en plus/par ailleurs furieuse qu’après ce refus par référendum on fasse passer le projet autrement.
    Bon évidemment je reste de gauche, antiraciste, féministe, donc l’extrême droite no way. (Mais si on se retrouve avec un duel Sarko/LePen je ne suis pas sûre de voter.)
    Aux dernières présidentielles j’avais voté Bové. Le vote utile me paraît dangereux … Et actuellement, vraiment, le PS ne me correspond aucunement. Voter PS ce ne serait pas mettre de l’eau dans mon vin mais manger de la terre.

    A l’extrême gauche, au vu des programmes, je devrais voter NPA ou Front de Gauche. Je partage(ais) tes appréhensions quant au personnage de Mélenchon mais sa campagne me convainc de plus en plus. Devant les médias il se calme (mais à part les attaques ad hominem j’aime assez que le journalisme tel qu’il se pratique en prend pour son grade) et surtout ses discours de meeting me paraissent bien foutus et surtout pédagogiques. De plus je connais des militants du premier cercle et ce sont des gens en qui j’ai extrêmement confiance, qui ont un discours cohérent, critique … et qui ne le laisseront pas faire n’importe quoi (angéliste, moi ?).
    Donc il y a toutes les chances que je vote Mélenchon au premier tour.

    Voilà Madame !

    Répondre
  13. Karr
    ·

    Coucou Catt,

    Aux précédentes élections j’avais voté José Bové et Sego au 2eme tour (ben ouais!)

    en 2011 j’ai participé aux primaires d’EELV, que je suivais attentivement depuis les Euro, voté pour Eva Joly, comme beaucoup, pour sa volonté de mettre de l’ordre dans nos institutions, de la transparence, de l’éthique…

    Puis est arrivé l’accord avec le Ps, au départ déçu, j’ai eu un regain de confiance face à la réaction d’Eva en guise de conclusion : « …François Hollande est fait du bois dont on fait les marionnettes ». Super 😀

    Et puis là, la réaction des cadres d’EELV m’a dégoûté. Ils lui ont tous tiré dans les pattes, c’était abominable… j’ai envoyé un mail à un des CM d’EELV en lui expliquant ce que je ressentais, qu’on avait choisi Eva, que les cadres devaient la soutenir ou partir… Il m’a répondu « ça me dégoûte aussi…et ns sommes pas les seuls… »

    A partir de là, je me suis dit, Eva est géniale, mais EELV incapable de faire vivre le choix des militants, ils ont tout foutu en l’air pour quelques circonscriptions… omfg

    Bref, depuis novembre j’ai trouvé mon bonheur auprès du Front de Gauche, même si je n’aime pas particulièrement JL. Mélenchon, le programme commun qu’il défend est très en phase avec ce que j’ai toujours attendu d’une politique de gauche, spécifiquement à propos de la VI eme et de la constituante citoyenne soumise à référendum. Inscrire l’éthique et la transparence (entre autre!!) dans la constitution ça ne fera pas de mal.

    Tchou

    Répondre
  14. Damien
    ·

    Bonjour à tous,

    Tout d’abord merci pour ce joli billet. Je suis sincèrement désolé, mais mon parcours d’électeur est finalement assez simple. Je suis de gauche, mais vraiment de gauche !!! J’ai 25 ans, je suis doctorant en cancérologie, et je suis membre de PCF depuis 6 ans.
    Pour moi, le choix de mon vote s’est dessiné au détour des assemblées et des débats qui se sont passés en interne au sein de mon parti et des partis qui constituent le FDG. Quand il a été question de choisir un candidat commun pour le front de gauche, je peux vous assurer que le choix concernant Jean-Luc Mélenchon m’est apparu comme assez simple. Je connais bien le personnage. Un homme de lettre, particulièrement cultivé, et ayant des talents d’orateur qui ne sont plus à démontrer. Il est pour moi le mieux placé pour défendre, et porter de vraies idées de gauche. En effet, de l’argent pour financer une politique sociale, il y en a !!! n’oublions pas que malgré la crise, les banques continuent de faire des bénéfices sans précédent. N’oublions pas que nous ne sommes pas un petit pays !!! Nous sommes la 5ème puissance mondiale. N’ayons pas honte de notre pays, n’ayons pas peur d’imposer des choix que les autres pays ne pourrons pas refuser. Vous êtes réellement en mesure d’imaginer que l’Europe puisse se passer de la France ???

    Autre chose, vous n’aurez peut-être pas relevé, mais dans tous les meetings du personnage tant décrié qu’est Jean-Luc Mélenchon, personne ne scande son nom, le mot d’ordre c’est RESISTER. En effet, « Nous ne sommes pas une troupe affolée qui suit un homme, nous sommes les serviteurs d’une grande cause, la cause du socialisme, la cause du changement du monde » JLM.

    Ainsi, sans hésitation, mon vote se portera pour JLM au premier tour des élections présidentielles de 2012 !!! En temps que membre du PCF (donc un autre parti institutionnel que le sien) il a toute ma confiance. Et ce d’autant plus qu’il a révélé dernièrement qu’il n’est pas envisageable pour lui d’accepter un potentiel poste de ministre d’un éventuel gouvernement Hollande. Donc a ceux qui dise que nous rallieront le PS… Renseignez-vous !!! De tout temps les votes de gauche se sont reportés sur le candidat de gauche le mieux placé, il n’y a aucune raison pour les choses changent… Qu’en sera-t-il si Mélenchon est au second tour face à Sarkozy ?

    Répondre

  15. ·

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *