Itinéraire politique d’une enfant trop gâtée #Présidentielles2012 part 2

Commune de Paris 1871

 

 

Here I am, ma carte d’électrice à la main – je mens, je l’ai perdue il y a des années – un peu perdue, un peu nase (dans cette boîte de jazz) au milieu de cette campagne présidentielle 2012.

 

18 mars 2012, nous sommes dimanche, je regarde Dimanche + du coin de l’œil. Aujourd’hui, le Front de gauche « prend la Bastille », Melenchon en tête. Il faut reconnaître ce qui est, il sait manier le verbe et le symbole. Cécile Duflot, invitée du «Grand rendez-vous» Europe 1/I-Télé/Le Parisien – Aujourd’hui en France, a dit à son sujet :  «Jean-Luc Mélenchon fait campagne avec un rétroviseur, La Bastille, la commune…Si vous pensez à votre première histoire d’amour, en 3e sur la plage… Il y a quelque chose comme ça chez Jean-Luc Mélenchon», compare-t-elle. (voir lien ici)

 

Si la première partie pouvait passer, la seconde est navrante. D’autant quand on s’est permis d’inventer le off sur twitter (c’était pas un truc d’ado, ça franchement ?). Je n’arrive plus à suivre EELV. Je ne comprends pas. Enfin, si. Le « drame » de EELV c’est le divorce de ses élites avec ses militants. Ceux-ci ont voté pour Eva Joly, tandis que – malgré je crois une affection sincère – les têtes d’affiche ont subi ce choix. Ce sont des petites phrases entendues de ci de là de certains qui me poussent à écrire ça. Personne n’y a cru. Résultat, les électeurs n’y croient pas non plus. Pourtant, je l’aime bien le programme de EELV. Mais la question reste posée : doit-on s’en tenir strictement au programme ou choisit-on une incarnation ? Si je projette sur un gouvernement, que se passerait-il si Eva Joly était élue ? Son staff passerait-il son temps à déborder et à désavouer son chef de l’Etat ? C’est important, non ?

 

C’est l’effet inverse avec le front de gauche. Il y a des choses, dans leur programme, un peu trop radicales pour espérer rester dans l’Europe et arriver à survivre en milieu financier hostile. Mais Melenchon ; Melenchon, qui incarne je crois un sursaut chez les Français, quelque chose de profondément vivant, ceux que l’on croyait oubliés qui se manifestent. Comme si une certaine France un peu paralysée par sa peur, mais rêvant tout bas, se permettait de se réveiller. Il nous vend, émission après émission, un rêve en colère. Et aujourd’hui un de ses militants, je suppose, a publié une vidéo, remix de Philippe Katherine, « Louxor » : « et je coupe le chon… Et je re-Melenchon ». Merci pour l’éclat de rire.

 

 


 

 

Pendant ce temps, le parti socialiste continue sa course pépére. François Hollande a été plutôt bon à des paroles et des actes. Face à un Copé, comme un chien énervé dans un jeu de quilles – et je reste polie – il a réussi à garder son calme et sa stratégie, ce n’est pas rien, saluons la prestation. Mais François Hollande a abattu ses cartes. Au détour d’une petite phrase de rien, à propos d’autres élus en Europe et sous-entendant que le parti socialiste, ou ce qu’il représente en faisait partie :

 

 

 

« D’autres pays qui sont devenus socio-démocrates ».

 

 

Alors, voilà, nous y sommes. A ceux qui tapaient sur la tronche de DSK en hurlant ad nauséam à la social-démocratie, sachez que si vous votez pour François Hollande, il ne s’agit que de ça. Je n’ai rien contre, je l’ai déjà dit, je m’apprêtais à voter pour DSK s’il s’était présenté. A ceci près, que je reste convaincue qu’il aurait su comment tenir tête aux marchés financiers, aux institutions financières. Est-ce le cas pour François Hollande ? Ce n’est pas qu’une question d’expérience, c’est une question de caractère.

 

Et en sommes-nous encore là ? Je veux dire la crise… Je veux dire, la négociation à la petite semaine, en milieu hostile, on en a soupé. Il y a de plus en plus de sdf. Il y a de plus en plus d’humains qui glissent dans la misère. La détérioration est visible. Je n’ai jamais vu autant d’associations dans mon supermarché pour demander des denrées alimentaires. Je n’ai jamais entendu autant de témoignages de gens obligés de faire des choix surréalistes : payer leur loyer ou leur électricité. Avant, quand on avait un travail, on pouvait assumer l’essentiel. Maintenant, la norme, c’est que non, ce n’est peut-être plus suffisant. Et tout cela devient normal, on s’habitue tranquillement, vautré dans notre petit confort quand on l’a encore. Alors est-ce que tout cela a encore un sens ? Est-ce que l’on ne glisse pas doucement en arrière ? Lorsque ceux qui étaient en bas de l’échelle étaient condamnés à crever en silence, de froid, de faim, d’huissier, de fatigue, le corps épuisé et l’âme exsangue ? Et encore à cette époque, l’on prétendait que le paradis rachèterait tout. La religion cimentait l’espérance. De nos jours, l’on n’y croit plus guère. Qui pourra donner un sens à toute cette merde ? C’est l’effet que me fait Melenchon. Comme si, de manière très fragile, un sens survivait, quelque chose venu du passé, la commune, la Bastille, oui Mme Duflot, quelque chose pour laquelle des Français se sont battus avec succès ou pas ; quelque chose de profondément français, quelque chose qui a à voir avec l’injustice insupportable. Dans un vieil édito sur Carla Bruni, j’avais écrit ceci : « Je suis tombée sur BHL qui, en plein marasme Botulo-philosophique (voir ici), a quand même réussi à sortir une phrase qui m’a interpellée :  « Être de gauche, c’est ne pas penser que l’injustice est anormale comme la droite le fait ; c’est trouver que c’est un scandale ». Mine de rien, c’est ce que fait Melenchon, qu’il soit sincère ou pas. Cette phrase est son leitmotiv.

 

Alors finalement, le choix, de manière caricaturale, pourrait se faire ainsi :

 

– Tu votes pour EELV, tu votes pour la beauté du geste, pour donner une voix à l’écologie, pour appuyer une alliance gouvernementale et législative entre ce parti et le parti socialiste.

– Tu votes pour le parti socialiste, tu votes pour un social-démocrate qui ne fera que limiter la casse au sein d’un système qui part en couilles mais il le fera peut-être très bien.

– Tu votes pour le Front de gauche, tu votes pour la colère, contre ce système, tu votes pour tordre le bras au parti socialiste et le ramener vraiment à gauche.

 

Ma façon de présenter les choses est partisane. Evidemment. Mais j’ai comme une envie de faire chier en ce moment… Une envie de bousculer le ronron de nos politicards, une envie de leur dire que le mouvement de radicalisation de la droite dans un sens – une saloperie, l’extrême droite – ce serait bien que ça soit aussi le cas à la gauche dans l’autre sens. Si nos élites ne sont pas foutues de se rendre compte qu’il est temps de refaire marcher l’ascenseur social, on se chargera de les faire descendre au rez de chaussée. L’on n’en finit plus de nous demander d’être raisonnables, d’attendre et encore attendre. Le PS finalement c’est un mariage de raison pour ceux qui sont à gauche. Mais vit-on dans une époque raisonnable ?

 

Et le vote du premier tour est un vote de conviction. Ne les laissez pas vous voler ça s’il vous plait.

 

Mon choix n’est pas définitif. Mais, finalement, si je ne vote pas que pour ma gueule – parce que moi, ça va encore même si certaines fins de mois sont difficiles – mais que je vote collectif, il est certain que la majorité est dans la merde jusqu’au cou.

 

Et si je votais pour elle ?


Part 1 : ici

 

Mise à jour 15h54 :

Ca donne des envies de voter blanc, à force. Elle est pas chouette la démocratie comme ça ?

 

Mise à jour de 17h17.

Oui peut-être que ça sera ça. Voter Melenchon aboutira au siphonnage des voix de Hollande et la réélection de Sarkozy. Soit. Mais ceux qui raisonnent ainsi ne font pas de la politique. Si cette attitude est légitime chez Sarkozy, après tout, c’est un avocat, on le sait que peu importe les convictions d’un avocat, ce qui compte c’est que son client soit acquitté ou gagne, et ce dans les règles. Mais il ne fait pas de politique. Sarkozy n’a jamais fait de politique, il dirige un cabinet, une mairie, un pays comme il gèrerait un super U. Ceux qui reprocheront peut-être les conséquences de ce choix que j’envisage ne font pas de la politique. Non. Ils sont contre Sarkozy et c’est bel et bien différent. Et si Hollande arrive au pouvoir, ceux-là se retrouveront au soir du deuxième tour avec une formidable gueule de bois. La griserie d’avoir gagné et le sentiment de vertige à l’idée qu’ils n’ont pas voté pour un programme, une conviction mais contre un individu…

 

Mise à jour de 18h37

J’ai réfléchi à cette histoire de « Sarkozy fait monter Melenchon pour contrer Hollande ». C’est sûr, ça m’ennuie. Je vois bien que ça devient un argument utilisé par certains socialistes. Mais, in fine, qu’est ce qui se joue ? Prenons un scénario catastrophe : Melenchon fait un tel score qu’on se retrouve avec un Sarkozy-Le Pen au 2ème tour. Ceux qui auront le malheur d’avoir voté pour Melenchon seront accusés d’avoir créé la catastrophe ? Ce qui revient à dire que finalement le vote écolo se justifie par une conviction écologique, que le vote Bayrou se justifie par… Heu on ne sait pas, et que le vote Le Pen, ben c’est normal, c’est pas tous des racistes mais on comprend ce choix-là parce que ces gens sont désespérés (sous entendu un peu concons quand même). Mais pas Melenchon. Melenchon, c’est caca.

Et si on va plus loin, mise à part le vote d’extrême droite, le vote écolo et le vote pour ces grands fantaisistes que sont le NPA, la France se résume à deux partis. Un peu à l’américaine. Traumatisée par 2002, la France se replie sur deux options. Surtout ne pas prendre de risques. Rien ne bouge. On a fait la révolution pour ça ? Vraiment ? On ne fait plus de politique, on devient tous des petits comptables ? Au lieu de se réjouir du fait que peut-être (et j’adorerais voir une étude à ce sujet sur l’évolution des sondages) les classes populaires se détournent du Front National – c’est pas quatre bobos dans mon genre qui changent la donne, enfin il me semble – on est pas content ? Alors c’est quoi l’histoire ? Que que finalement le Front National ratissant large du ras-le bol au dégoût, emmenant les classes populaires oubliées, ça arrangeait tout le monde, UMP et Ps, comme ça, pendant ce temps-là, on s’en occupe pas ? Je ne sais pas, je pose la question.

9 commentaires sur “Itinéraire politique d’une enfant trop gâtée #Présidentielles2012 part 2

  1. « Ceux-ci ont voté pour Eva Joly, tandis que – malgré je crois une affection sincère – les têtes d’affiche ont subi ce choix. Ce sont des petites phrases entendues de ci de là de certains qui me poussent à écrire ça. Personne n’y a cru. Résultat, les électeurs n’y croient pas non plus. »

    Et il semblerait qu’il n’avaient pas tord vu ce que ça donne.

    Je ne remets pas en cause ses idées ou ses qualités de juge, mais au niveau politique elle n’est clairement pas à sa place.
    Pourtant ce n’est pas les leaders de qualité qui manquent chez EELV : Daniel Cohn-Bendit, José Bové ou encore la talentueuse Cécile Duflot.
    Nicolas Hulot, pas assez gauchiste, a été écarté, très populaire mais il n’aurait certainement pas mis de coté ses convictions écologique pour favoriser la stratégie du parti, rien ne dit qu’il aurait pu survivre dans l’arène politique, faite de couts bas.
    Même Noel Mamère ou Dominique Voynet auraient pu faire un meilleur score et porter la voix des verts plus loin.

    Quant à Melenchon, si les sirenes du vote utile d’un PS aux abois ne se font pas trop fortes, il pourrait facilement approcher les 20%.

    1. Je ne suis pas sure que ça soit la question de « au vu des résultats ils n’avaient pas tort ». Ils ont participé au désamour. Il sont allés à la campagne contraints et forcés.

      Ca fait un moment que Duflot me pose problème. C’est une fille brillante incontestablement mais je perçois son individualisme. Ca me gêne énormément. Je n’aime pas le « style Duflot ».

  2. J’étais trop jeune de quelques mois pour voter en 2002 (j’aurais choisi Mamère), mais ce qui s’est passé m’a poussé à voter Royal en 2007, mollement, sans conviction. Le 10 mai au soir, avec des amis, nous nous sommes promis de nous engager en faveur du PS, de militer pour que le sarkozysme finisse par trépasser après cinq ans qu’on imaginait pénibles mais dont on ignorait encore l’ignominie.

    Évidemment, nous ne l’avons pas fait.

    Nous nous sommes mis en colère devant nos télés, nos journaux, nos sites Internet favoris, dégoûtés par cette droite qui ne nous correspondait pas et cette opposition qui ne relayait même pas correctement notre indignation et nos envie de révolte. Mais cette révolte sur canapé a des limites.

    Alors que je pensais, il y a six mois encore, votre tranquillement PS au premier tour (DSK avec envie, puis Hollande parce que pourquoi pas), l’ouragan Mélenchon a fini par me sortir de mon canapé. Par me donner envie de crier ma colère plus loin qu’à travers mon salon, ma haine de cette droite détestable et ma consternation de voir cette gauche de plus en plus centriste refuser la moindre prise de risque. Je pense qu’un Mélenchon président nous fâcherait avec le monde entier, je ne suis pas certain que 100% de son programme soit réalisable (mais après tout, quel programme l’est) ; en tout cas, j’ai été secoué et séduit par son refus épidermique de supporter plus longtemps l’injustice et la marchandisation du monde, ainsi que par de nombreuses propositions aussi fortes que marquées par le sceau du bon sens (même s’il faut se méfier du « bon sens », qui pousse aussi beaucoup de gens à voter Le Pen « parce qu’elle dit des choses vraies, quand même ».

    Je ne crois pas à Eva Joly. Je n’y ai jamais cru. Un problème d’image, certes, mais aussi un problème de charisme. Je ne doute pas qu’elle ait été un excellent juge ; à présent je pense qu’elle pourrait faire une bonne meneuse d’opposition, ou une syndicaliste hors pair. Je ne sens pas la femme politique en elle, même si EELV a choisi la candidature la moins suicidaire en la préférant à Hulot.

    Mon choix est fait. Je ne succomberai pas au vote utile. Et tant pis si les courbes se croisent.

  3. Merci Thomas d’avoir pris le temps d’expliquer ton choix 🙂 C’est vraiment intéressant.

    Je reste prudente, j’ai un côté girouette :p

    Je ne ferme aucune porte définitivement mais il semblerait que quoi qu’il arrive, le ps et moi, c’est une longue agonie, un désamour

  4. Alors… moi je voterais Hollande. J’aurais préféré Aubry.

    Mais c’est Joly et EELV (enfin surtout EE… les verts commencent a me saouler, Duflot est sympa mais…) qui représentent le mieux mes convictions politiques.

    Mais bon, 21 avril, vote utile, tout ça. Donc Hollande.

    J’aime bien Melenchon, globalement je suis bien content que y’ait un mec comme lui a gauche. J’ai adorer voir la lepen se pisser dessus. Mais je bloque complètement niveau Europe (ouais je suis un sale CSP++ de 30 ans internationalisé tout ça, et j’ai voté Oui en 2005 et le referais avec bonheur). Le principe de réalité se rappellera a lui un jour ou l’autre.

    Mais faut arrêter avec le « désenchantement » du PS, hein. Enfin merde, quoi, faut regarder ce qu’ils ont fait depuis 30 ans.

    Les retraites, les 35h, la CMU, abolition de la peine de mort, la liberté des médias, PACS, j’en passe et des meilleurs, et le tout en gérant correctement (voire bien) les finances de la France (66% de la dette des 30 dernières années ont été générées sous un gouvernement de droite).

    Je sais pas ce qu’il vous faut 😐 Bah oui, c’est clair, c’est pas des communistes ou des révolutionnaires, soit. Oui, ils sont très portés sur la synthèse, les compromis, la Real Politik machin chose, ils vont pas tout envoyer balader.

    Apres les institutions françaises ont clairement un problème, je suis d’accord. L’élection d’un roi tous les 5 ans.

    Encore que… La République étant ce qu’elle est, le vrai pouvoir est aux mains du PM – quand ce dernier n’est pas une marionnette.

    Ce qui veut dire que les vraies élections, c’est les législatives.

    Bon, certes, c’est pas des proportionnelles, ce qui est le deuxième problème de nos institutions. Mais ça donne un peu plus de liberté (faut juste faire gaffe a pas se retrouver avec une cohabitation Hollande – UMP…) niveau vote utile. Non seulement c’est plus libre mais en plus ça a plus de chance de se traduire en concret niveau gouvernement.

    (parce que même avec Melenchon, l’assemblée sera probablement socialiste).

    Le PS étant pour une dose de proportionnelle aux législatives, ils devraient pouvoir trouver un terrain d’entente avec EELV et le FdG pour reformer les institutions dans ce sens.

  5. Je pense qu’il faut voter selon ses convictions.
    Si le PS perd à « à cause de Melenchon », ayant encore une fois perdu il devrait se recentrer encore plus à gauche et favoriser Melenchon pour 2017.
    Si le PS gagne avec un gros score de Melenchon, ce dernier pourra négocier des choix politiques et des postes qui vont dans son sens.
    La gauche du PS souffre de trop de fragmentation entre le NPA, LO, les verts et le FG.
    S’ils avaient été unis ils seraient une force politique conséquente et pourraient peser face aux PS, ils auraient pu le faire dès 2007.
    La chance du FG est l’absence de Besancenot et peut être que là ça se produira.

    Je suis persuadé qu’une majorité des électeurs PS pourraient aussi voter FG, pourquoi ne pas lui laisser sa chance ?

  6. Je pense très fort comme toi… Nous étions à la Bastille hier, avec mon amoureux et notre bébé, et après coup, outre ce sentiment fantastique d’une gauche frileuse qui se remet enfin en branle et qui ose croire, voici les quelques pistes de réflexion que nous avons eues :

    – Je voterais Eva Joly au 1er tour, puisque comme tu l’as très bien dis, ce devrait être un vote de conviction et j’aime cette femme, indépendamment de l’image affligeante de son parti et de toutes ces têtes d’affiche qui se détournent lamentablement, j’aime sa proximité avec ses électeurs, j’aime son humanité que je sens profonde et juste.

    – Si Mélenchon siphone les voix d’Hollande et que Sarkozy est élu, ce sera tout de même une moindre défaite, car la gauche aura bougé et je crois que c’est inestimable. Les convictions, les espoirs, les évidences auront été défendues ! Les gens de gauche se seront permis de croire, d’espérer qu’on puisse changer quelque chose et si ce n’est qu’un début, ça aura au moins le mérite d’avoir existé.

    – Si Hollande est élu, il y aura un frein à toutes ces inégalités sociales mises en place sous Sarkozy, mais je ne crierais pas pour autant à la victoire, cela ira juste moins vite et sera moins flagrant, sans doute.

  7. sur les marchés et la force d’âme de dsk, il serait temps de rappeler que le ministre de l’économie qui le plus privatisé, il n’est pas de droite, il s’appelle… DSK
    il a notamment privatisé 3 banques

  8. et sinon j’en reviens à ce dégueulasse, je pèse mes mots, dégueulasse,
    que Jospin a choisi d’imposer, l’inversion du calendrier,

    qui fait que tout pèse sur la présidentielle puisqu’elle est placée avant les législatives. certes c’est la logique présidentielle de la Ve, mais il l’a poussée à son comble avec Chirac et le quinquenat (promu aussi par Jospin).

    c’est important, parce que du coup les législatives se jouent aussi déjà pendant la campagne présidentielle, qui est longue tandis que celle des législatives sera ultra courte.
    Et c’est important parce que la droite sera toujours moins divisée que la gauche en nombre de grosses structures et de candidats. La preuve, entre ceux qui ont « renoncé » exprès, Morin, Borloo, et ceux qui n’avaient aps les moyens d’avoir leurs signatures, Villepin et Boutin, la droite se retrouve avec 2 candidats + Le Pen, on ajoute 1 centriste et 1 illuminé, il en reste 5 à gauche, hollande + melenchon + joly + poutou + arthaud.

    pour les législatives, c’est super que mélenchon soit au dessus de 10%, et c’est aussi cette campagne là qu’il mène, celle qui empêchera le Ps d’avoir la majorité absolue au parlement si hollande est élu, et qui même sans participer au gouvernement permettrait au fdg de peser sur les orientations.

    Mélenchon est de gauche, Joly aussi, et ils aspirent moins à devenir présidents qu’à avoir droit au chapitre dans les décisions du gouvernement.
    C’est la présidentielle qui bi-polarise, forcément c’est uninominal, mais comme c’est à 2 tours ça transforme le 1er en tribune et en jeu d’équilibres internes à gauche et à droite.
    je crois que je je préférais encore le septennat.

    n’oublions que le pays le plus « présidentiel » soi-disant, les USA, ont un pouvoir de blocage bien plus grand que le aprlement français, et que les élections de mid-term peuvent mettre une pression énorme sur le président.

    d’ailleurs en France l’alternance est venue autant des législatives (1986, 1997) que des présidentielles (1981, 2002 dans des conditions qui en font une catégorie à part)

    il a fait plein de trucs bien Jospin, mais alors avoir créé de ses mains les conditions de l’échec répété de la gauche, ça il n’a toujours pas compris qu’il l’avait fait totu seul comme un grand

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