48 commentaires

  1. PE
    ·

    Je ne sais pas si je correspond aux critères pour faire partie du club, mais je retrouve certaines choses assez familières dans ton récit.

    Je pense qu’on peut canaliser tout ça chacun d’une manière différente… C’est toujours la même histoire, on s’adapte ou on adapte le monde autour de soi.
    Personnellement, la première des conséquence et certainement la plus marquante tient dans une espèce d’empathie exacerbée. C’est quelque chose auquel je tiens beaucoup et qui pourtant est peut-être une vraie faiblesse. En tous cas c’est épuisant… réellement.
    Maintenant, je fais juste attention à ce qui tire certaines ficelles chez moi.

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  2. Catnatt
    ·

    Ton commentaire m’amène à une seule réponse >> cours lire Christel Petitcollin, tu vas totalement halluciner !!

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  3. Catnatt
    ·

    D’ailleurs, il y a une partie relation entre suréfficients mentaux et pervers narcissiques assez ahurissante !

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    1. PE
      ·

      Ok, j’vais donc aller l’acheter.
      Je le prends comment le deuxième commentaire ? oO

  4. Catnatt
    ·

    Les gens qui sont surempathiques sont des victimes idéales pour les pervers narcissiques. C’est une promenade de santé pour ces derniers ^^

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  5. ·

    A mon tour de le dire, dans ton texte, beaucoup de choses résonnent étrangement avec ma propre histoire … J’attends donc avec impatience la suite de tes billets.

    Par contre je ne comprends pas bien le rapport entre la surrefficience d’un côté et les hémisphères droit et gauche ? Si on est plus développé à droite qu’à gauche on est forcément surefficient ?

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  6. Catnatt
    ·

    Non je ne l’ai pas précisé dans le billet, mille pardons. En fait Christel Petitcollin quand elle a réalisé que face à des neurodroitiers le terme « surdoué » bloquait tout car ils ne se voient absolument pas ainsi.

    Du coup elle a utilisé ce terme « surréficients mentaux » qui ne s’appliquent qu’aux neuro droitiers.

    Le terme « sur » convient car ils sont en permanence « sur » comme « trop »

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  7. ·

    Hello,

    Cet article me rassure un peu, c’est ma meilleure amie qui m’en envoyé dessus, et j’éprouve quelques points similaires à ce que vous décrivez. Je vais donc me pencher sur ce bouquin…

    J’avais également écrit un petit truc un jour ou dans ma tête ça tournait à 200km/h : http://mrcheesecake.tumblr.com/post/17375828816/faites-moi-taire

    Merci pour les conseils de lecture 😉

    Brice

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  8. Catnatt
    ·

    Je suis en train de lire ton billet et le :

    « “putain mais ferme-là, laisse toi dormir”

    OH QUE OUI ! Pareil !!

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  9. ·

    Au moins on n’est pas seuls au monde ! Pour ma part le ‘syndrome’ (si c’en est un) le plus pénible qui soit est ce que j’intitulerais les dialogues virtuels: face à une situation pénible qui peut déboucher sur une discussion conflictuelle je ne peux m’empêcher de faire tout le dialogue à l’avance dans ma tête. Je lui dit ça, il me réponds ça, alors je réponds ceci, et il me rétorque cela… Jusqu’à ce que je me force à arrêter. Mais ça reprend au bout de dix secondes.
    Un avantage toutefois : après avoir épuisé mentalement toutes les possibilités de dialogues conflictuels, je parviens généralement à en avoir un qui ne le soit pas.
    Mais c’est vrai que c’est épuisant.
    C’est bon, j’ai gagné ma carte de membre ?

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  10. Catnatt
    ·

    Mais lol ! Vlà t y pas que ça ve se transformer en secte le bordel :p

    Plus sérieusement, je pense que c’est l’accumulation de caractéristiques qui détermine le neuro droitier (cela ne restera qu’une supposition, je ne crois pas qu’il existe de méthode à 100% fiable pour déterminer cela). Les normo pensants ressentent des émotions et se posent des questions eux aussi 😉

    Par ailleurs, cela ne doit en aucun cas justifier des comportements toxiques et si cela devient par trop handicapant, une prise en charge doit être faite. (Asperger par exemple)

    Ce que je veux dire, c’est que je crois qu’un neuro droitier par nature mettra toujours tout en doute. Si quelqu’un arrive à affirmer sans la moindre état d’âme et sans supporter la moindre remise en question qu’il est neuro droitier, je crois qu’en fait, il ne l’est pas 😉

    C’est une béquille. Découvrir que cette possibilité existe est profondément rassurante. Elle n’est en aucun cas, à mon sens, une fin en soi.

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  11. ·

    A la lecture du titre du billet, j’ai cru que ton cerveau était de droite.

    Petite remarque technique / graphique : lorsque l’on fait un copier-coller d’un élément de ton texte (une des références bibliographiques en l’occurrence), celui-ci a la police de caractère qui blanchit, ce qui fait qu’on ne sait pas ce qu’on copie-colle vraiment.

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  12. Catnatt
    ·

    Oui je sais pour le copie colle. J’ai été surprise et ca m’a fait marrer de le laisser :p

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  13. ·

    « surchauffée du bulbe », quelle jolie expression ! (je pense que je vais te la piquer, elle est claire, nette, objective!)
    Je tombe sur ton blog et j’ai lu d’une traite ton billet. Drôle, pertinent et touchant… Surtout quand on s’y retrouve ! ; ) Merci à toi, je savais bien qu’il devait y avoir une explication logique à tout ça !

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  14. ·

    L’expression ne vient pas de moi, ce pourquoi elle était entre guillemets. Elle vient de l’association des surréficients mentaux.
    Je vous retrouve les coordonnées et je mets à jour le billet rapidement 🙂

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    1. ·

      Merci beaucoup pour la précision et celle à venir ! : )

  15. Annie
    ·

    Wow…Je viens tout juste de terminer le livre de Christel Petitcolin, à l’instant même (le titre m’a accrochée tout de suite : je pense trop!). Je me suis tellement reconnue…sauf sur quelques petites choses, des détails. Je ne suis pas surdouée. C’est clair pour moi. Je pense qu’il serait préférable de parler de différence plutôt que de douance (il y a certainement des surdoués du cerveau gauche et des surdoués du cerveau droit, par contre!). Je sais maintenant que c’est mon cerveau droit qui domine en tout cas. Ça fait du bien de comprendre ça. Tellement…Je comprends maintenant pourquoi je me sens si marginale. Que j’ai tant de difficulté à composer avec la hiérarchie, la superficialité, le manque d’authenticité, que l’argent ne m’intéresse aucunement ni la compétition. Je n’écris jamais sur des blogs, mais là, il fallait que je m’exprime à quelqu’un qui vit la même chose que moi. Bien hâte de lire la suite de ton billet…Je me sens moins seule sur ma planète. Au plaisir.

    Répondre

  16. ·

    Je me suis marré quand tu dis que ton cerveau est en permanence encombré de mille pensées et que ce blog est un moyen d’évacuer la pression.
    J’ai moi-même récemment créé le mien pour le même genre de raisons. Et il s’appelle « Put the brain down ! ».

    Quant à la surrefficience… tu dis que tu ne peux certainement pas avoir un QI élevé… je comprends que tu as « essayé » quelques fois.

    Si tu as « essayé quelques fois » je suppose qu’il s’agissait de tests de QI en ligne. Dans ce cas il est important de préciser que ces tests n’ont aucune valeur, aucun intérêt. Ils sont très limités dans ce qu’ils « testent », et accessoirement ne sont pas déroulés par un professionnel.
    Un test sérieux, le plus courant étant le WAIS IV, contient toute une série de « subtests », allant des suites à l’arithmétique, des jeux avec des formes, des images, etc.
    Que tu n’aies pas mené au bout ce type de tests ne veut rien dire.

    Il est bon aussi de rappeler que les « surdoués » sont classiquement difficiles à convaincre qu’ils pourraient être surdoués. Juste envisager la question leur est souvent impossible.
    Ca n’est pas illogique : on a tendance à considérer son propre niveau comme normal, pas « supérieur ».
    Et j’enchaîne donc sur le point sans doute le plus important : un QI élevé n’est en rien un pass vers le succès et la réussite en société. La stat généralement indiquée pour les enfants par exemple, est que 30% ont un parcours brillant, 30% un parcours juste normal, et 30% sont en échec scolaire.
    Les surdoués ont des capacités cognitives supérieures ou très supérieures à la moyenne, mais ça ne remplace pas l’apprentissage, ils ne sont pas omniscients. Et surrefficience s’accompagne d’hyperémotivité, empathie très (trop) développée, le cerveau qui ne s’arrête jamais, etc.
    Je suis un peu caricatural mais je n’ai qu’un commentaire hein 🙂 A lire sur le sujet, le bouquin de Jeanne Siaud Facchin « Trop intelligent pour être heureux », et celui de Monique de Kermadec « L’adulte Surdoué : faire simple quand on est compliqué ».

    Témoignage de première main : c’est pas tous les jours un cadeau 🙂

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  17. ·

    Hello 🙂

    Alors lol pour ton titre de blog, j’adore !

    Merci pr les refs de bouquin, c’est cool!

    Pour le reste, bah, j’en sais rien.

    Je continue la série de billets, j’ai pas trop eu le temps ces derniers jours.

    Un grand merci à tous pour vos retours

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    1. ·

      Le livre de JSF est un peu devenu la référence mais je suis en train de lire celui de Monique de Kermadec et je le trouve bien, et sans doute plus positif. JSF est globalement plus dans une approche du négatif : ce qui fait que la surrefficience peut devenir un boulet.
      Je pourrais ajouter un troisième ouvrage que je n’ai pas lu mais qui semble bien, de Cécile Bost. J’ai oublié le titre mais ça doit se trouver facilement 🙂

  18. Catnatt
    ·

    Alors voilà, avec beaucoup de retard le nom de l’association : la GAPPESM (groupement associatif de protection des personnes encombrées de surefficience mentale )

    Répondre

  19. ·

  20. ·

    Non, je ne suis comme vous! NON! Et pourtant… « Souvent, il sait, mais ne peut expliquer comment il sait. »
    RHAAAAAAA! Combien de fois me suis senti désemparé face à l’obligation de m’expliquer c-o-n-c-r-è-t-e-m-en-t!
    Mais parce que!
    Et de passer pour un débile 🙂

    Répondre

  21. ·
  22. Catnatt
    ·

    Pour info, je viens de publier la troisième partie : la vie professionnelle et internet.

    Répondre

  23. ·

  24. ·

    Pour ma part, le livre « Trop intelligents pour être heureux » m’avait fait réaliser que « trop sensible, trop ceci, trop cela », c’était normal puisqu’il y en avait d’autres. J’étais pas la demeurée jamais d’équerre avec la grande majorité. J’étais normale, mais en différent. Depuis, j’ai accepté d’être en société le plus souvent en décalage et je sais que quand je ne le suis pas, je suis avec des autres comme moi (qui apprennent vite et font tout comme tu dis) 😉 Mère de deux enfants à mon image (les veinards!), je vis ça comme une réalité, point. Comme des prothèses ou des yeux bleus. Et, du coup, dans ma tête, c’est beaucoup plus calme.

    Répondre

  25. ·

    Il est assez effrayant de constater à quel point toutes ces caractéristiques me décrivent et je remercie quelque chose, puisque je ne crois pas en Dieu, de m’avoir guidé jusqu’à vous.

    Je ne peux taire ce processus qui me colle à la peau depuis tout jeune. Le « trop » tout, j’avais fini par l’associer au fait que je suis gaucher. On dit que ces derniers sont plus sensibles, plus empathiques, créatifs, chiants… et peut-être y a-t-il un rapport.

    J’ai 19 ans et j’ai le sentiment de n’être jamais dans « les bons codes », je suis toujours à côté de la plaque, désespérant.
    Je reviens sans cesse sur les évènements de la vie quotidienne, « et si ça s’était passé comme ça ». « Imagine » c’est le terme que j’emploie pour satisfaire mon besoin et me faire écouter des autres quand je ne puis plus contenir ce flux d’informations.

    J’ai deux exemples personnels à vous proposer pour attester des mes qualités de psychopathe :
    – Un jour je me suis gentiment fais bousculer à la fac par un mec tout mince. Normalement, un bon « putain regarde ou tu vas » et c’est réglé. Or, j’ai revu la scène dans ma tête sans pouvoir arrêter (et encore moins ralentir) le magnéto. Etait-ce de la provocation ? Je n’ai pas pu lire l’expression sur son visage (je me mets à quantifier la puissance d’impact reçue sur l’épaule à son passage). Si oui qu’aurais-je du faire ? Si je l’avais bousculé à mon tour, aurais-je la crédibilité suffisante pour le faire ? Comment je présente là, tout de suite ? C’est un mec tout mince. Est-ce que, considérant ce que je représente pour les autres, les autres attendaient-ils que je réplique ? Si oui, de quelle manière ? verbale ? douce ? violente ? etc etc etc.

    – Deuxième exemple qui fait écho au premier : le grand briefing de la journée. C’est un peu comme ça que j’ai réagi face à cette abondance de pensées quotidienne. Globalement je me couche et là je revois chaque moment de ma journée, comment cela ce serait-il passé s’il en avait été autrement, que faire si cela arrive…
    Une fois cette synthèse faite, je somme les grands penseurs de ce monde à me rejoindre dans mon éternelle réflexion sur le pourquoi suprême, le pourquoi de tout. Bref, je ne dors pas.
    On s’étonne que j’aime la dubstep et le hard rock mais ils ne savent pas, à quel point ça me fait taire dans tous les sens du terme.

    C’est donc avec espoir et plaisir que je me jetterai à bras ouverts dans ces deux livres que vous nous conseillez. Excusez par ailleurs ce flot ininterrompu de mots qui forment mon commentaire, je voulais faire bref mais sûrement êtes-vous la plus à même de comprendre mon dilemme 😉

    Répondre

  26. ·

    Techniquement parlant, on n’est pas obligé d’aller jusqu’à la lobotomie : il y a aussi derrière tout ça une histoire de mal-fonction chimique dans le cerveau. Sans aller dans le détail opératoire, les récepteurs, chargés normalement du tri et qui ne font pas bien leur boulot (d’où la « surcharge », puisqu’on est obligé de gérer « à la main » ce qui est normalement automatique) peuvent être boostés par les benzodiazépines, genre alprazolam, xanax, et autres anxiolytiques utilisant la même molécule. C’est même une expérience intéressante et éclairante que de pouvoir ponctuellement forcer son cerveau à fonctionner comme il le fait pour tous ceux qui n’ont pas ce problème.

    Sinon, pour booster exactement les même récepteurs, l’alcool fonctionne également très bien.

    Répondre

  27. ·

  28. ·

    Merci pour ce post qui m’ouvre pas mal d’horizons… J’ai toujours pensé que j’étais caractérielle mais peut-être pas au fond…

    😉

    Répondre
  29. M.R.
    ·

    Bonsoir,

    Est ce une nécessité de pouvoir comprendre les calembours ou les jeux de mots pour être un neuro-droitier?

    Répondre
    1. M.R.
      ·

      ok merci

  30. M.R.
    ·

    Avec, un peu osé et un peu vulgaire, mais bon voilà, je ne savais pas à l’époque, et j’ai du apprendre à vivre comme çà, disons que c’est un peu tard, mais pour vous remercier d’avoir écrit ce sujet, voilà:

    « Hein qu’on dit, Conçois toi-même »

    Voili voilou

    J’ai jamais cru que j’aurais pu faire ce genre de chose :/

    Encore merci

    Baiser de rideau

    Répondre
  31. Catnatt
    ·

    Hello tout le monde 🙂

    Je vais poster ce commentaire sur chaque billet sur les neuros droitiers.
    A titre informatif, je suis à ma deuxième séance de pba. Cela peut probablement aider certains d’entre vous :). En tout cas, moi, je me sens de plus en plus harmonieuse. (effet placebo ou pas)

    Vous pouvez vous renseigner ici >> http://www.psycho-bio-acupressure.com/

    Répondre
  32. Sol
    ·

    Merci, ça me fait du bien de me lire dans d’autres témoignages, je me sens moins seule. 😀
    Personnellement je n’aime pas le terme de sureffiscent, on m’avait parlé de pensée convergente (neuro-gauchers) et pensée divergente. Je trouve cela beaucoup plus juste personnellement 😉

    Répondre
  33. Sara
    ·

    Je me sens moins seule en lisant cela (notamment le rapport à l’écriture). Je me suis sentie tellement inadaptée pendant si longtemps que je me répétais que j’étais « bonne à rien mauvaise en tout » et puis j’ai découvert, par une amie, l’existence des neuro-droitiers: et là « la lumière fut! ». Première réaction: C’est fichu je serai comme ça toute ma vie…Deuxième réaction: Au moins je ne suis pas toute seule! Personnellement je n’aime pas l’appellation « surdoués », en effet je n’arrive pas à faire des tas de choses qui paraissent si évidentes pour les autres! Je me demande bien où se trouvent les dons, je les cherche tous les jours!! « Différents » ça me parait beaucoup mieux…Pour ma part les exercices de respirations m’aide à mettre mon cerveau sur « pause » pour quelques…secondes. C’est, à présent le seul remède efficace que j’ai trouvé. J’ai 25 ans et je suis un peu inquiète par la « foule d’années » qu’il me reste encore à vivre!!

    Répondre
  34. lilith
    ·

    Bonjour Catnatt!
    Je suis totalement bouleversée et déboussolée par tous ces billets… Je ne sais plus du tout où j’en suis, et j’aurais terriblement besoin de parler à quelqu’un. Serait-il possible de parler avec vous par mail?

    Répondre
  35. Marami
    ·

    Bonjour,

    J’ai effectué différentes recherches, comment savoir si l’on est vraiment neuro-droitier avec certitude, quels tests faut-il passer, je me retrouve dans les description mais je n’ai pas un QI exceptionnel. J’attends avec impatience les réponse de personne qui savent qu’elles sont neuro-droitières et pas » complètement bizarres »

    Répondre
  36. Wid
    ·

    Bonjour, je suis en ce moment en train d’étudier le cerveau et son fonctionnement je suis comme vous « sur-efficient » et j’ai toutes les caractéristiques que vous avez mentionné voir plus…
    alors pour répondre à certains qu sont dans le doute Gauche ou droite sur-efficient ou pas, je pense qu’il y a des degrés, je me trompes peut-être (sur-efficient =jamais sur de lui) mais je pense qu’il y a certaines personnes normaux-pensant qui peuvent entendre et comprendre les sur-efficients, contrairement à ce que dit Béatrice Milletre et dans l’autre sens aussi, cependant je pense comme elle que si vous êtes sur-efficient, vous le savez!!!
    alors 4 ref. :
    * Je penses trop
    * Trop intelligent pour etre heureux
    * petit guide à l’usage des personnes intelligente qui ne se trouvent pas très douée
    * le bonheur par spinoza

    ps: je cherche moi aussi à échanger par mail ou autre, n’hésitez pas à faire signe!!!
    çà fait vraiment beaucoup de bien de trouver des gens comme nous car c’est rare et je crois même que 15% c’est vite dit…

    Répondre
  37. Frédéric Honnorat
    ·

    Bonjour,
    j’ai appris depuis peu que j’étais neuro-droitier. Quel soulagement de pouvoir mettre des mots sur un sentiment, et de pouvoir expliquer ce décalage.
    Mais comme je le disais à Catnatt, que je remercie encore pour ce partage, ce n’est que le premier jour du reste de ma vie de neuro-droitier.

    Je me fais accompagner par un pro, notamment pour essayer de mieux organiser ma vie en fonction.
    Je suis preneur de tout échange et partage à ce sujet, par facebook ou linkedin, par exemple.

    A bientôt,
    Frédéric

    Répondre
    1. Hama
      ·

      Bonsoir,

      Tous vos témoignages me font du bien, j’avais l’impression d’être incomprise, limite un ovni.

      C’est grâce à l’enseignante de mon enfant, qui m’a reçue en entretetien ce jour, que j’ai découvert que j’étais une neuro droitière.

      Enfin j’ai découvert cette particularité ( cette appartenance à un groupe )
      C’est elle, qui au bout de quelques minutes m’a fait remarquer certains traits de caractères des neuro droitiers ( étant elle même dans ce cas)
      (Je pense que mon enfant aussi).

      Je pars dans tous les sens lors de mes conversations, de mes explications.
      ……comme si ma parole n’était plus en adéquation avec ma pensée.

      Dans ma vie quotidienne, je m’épuise moi même et peut-être épuise les autres…..je suis logorrhéique
      Je suis hypersensible et beaucoup dans l’empathie, j’ai du mal à faire face aux conflits, j’ai tendance à les éviter……..parfois même à mon détriment même

      De plus, je rejoins certains témoignages, par exemple
      Si j’avais su, j’aurai fais comme ci ou ça , je vais lui dire ça et cela ……..comme si je pensais à l’avance tout ce que j’allais faire ou dire ( on s’épuise à longueur de journée).
      En me couchant je revois comme un film ma journée défilée.

      Merci pour toutes vos réactions
      Cela me fais beaucoup de bien d’en parler.

  38. Asmae
    ·

    Je suis aussi neuro droitière et je vis un enfer permanent ca me pourrit la vie quotidiennement, ton billet me fait plaisir car jusqu ici je me suis toujours sentie incomprise et seule. Merci merci

    Répondre

  39. ·

    Bonjour, bonsoir ? Je ne sais pas lequel choisir, il est 17h44 !!!

    Je suis arrivée ici par hasard et je ne sais même pas si ce site est encore ouvert ou si je « parle » dans le vide, mais qu’importe, l’important est que je « parle ».
    Par où ou par quoi commencer lorsque vous avez 60 ans et qu’une ostéo vous dit : « bon ben voilà, ça ne va pas vous plaire mais vous êtes neuro-droitière. En gros vous avez une surefficience mentale. Excusez moi, je sais que je vous balance ça comme ça en pleine gueule, mais c’est comme ça. »
    Comme ça ou autrement, je n’ai rien compris, je ne savais pas de quoi elle me parlait.
    Je venais juste pour lui parler comme aux autres, médecins, kiné, ostéo, psychologue, psychiatre, magnétiseur etc… de mes douleurs lombaires, de mes intestins dont je ressens tous les mouvements (et c’est un calvaire) de mes ballonnements, douleurs cervicales… bref de tout ce qui déconne depuis 4 ans.
    Une banale hernie discale qui a découlé sur tout un tas de petites choses qui, de dérangeantes depuis toujours, sont devenues insupportables. Certains bruits, certaines odeurs, la luminosité, le frottement des vêtements sur ma peau, tout est en permanence exacerbé et devenu insupportable.
    J’étais infirmière et je ne pouvais plus faire ce travail, je n’y arrivais plus. J’avais honte, mais j’étais contente que cette hernie m’oblige à arrêter. Je n’étais pas faite pour ce job. C’est pourtant bien toi qui l’a choisi me direz-vous. C’est vrai, sauf que lorsqu’il a été question d’orientation en fin de 3èm (ça fait un fameux bail) je voulais faire « L », littéraire.
    Infirmière peut-être, un bac littéraire, ça, j’en étais sure. Les profs ont dit « non » et je me suis retrouvée dans la filière BEP économique et social. Une voie de garage. J’ai passé le concours à l’école d’infirmières (à l’époque on pouvait passer un concours si on n’avait pas le bac, n’importe lequel). J’ai réussi ce putain de concours et comme j’étais trop jeune j’ai suivi une formation de sténo dactylo (je sais rien à voir !!!) pendant 2 ans en attendant de pouvoir entrer à l’école d’infirmière. J’aimais bien les signes de sténo, cette façon d’écrire que personne autour de moi ne comprenait, j’aimais cette idée d’écrire autrement et de ne pas pouvoir être lue par mes proches. De plus, par la suite, c’était vraiment plus rapide pour prendre les cours.
    Je ne saurais pas dire si j’ai poursuivi mes 28 mois études parce que ça me plaisais ou pour satisfaire ma mère. Ou plutôt pour avoir le plaisir de l’entendre dire : « ma fille est infirmière ». Je ne sais pas ce que ça représentait pour elle, mais elle avait une façon de le dire qui me faisait ressentir, que pour une fois, elle était fière de moi !!!
    Plusieurs fois j’ai voulu arrêter, arrêter de me faire mal au contact de la détresse, de la douleur, de la souffrance des autres. Mais j’ai continué et comme une éponge j’ai absorbé tout, tout ce qui trainait tant au plan professionnel que privé.
    Je n’ai jamais su dire « non », je n’ai jamais su m’exprimer, je n’arrive pas à organiser ce que je pense et que je veux dire, avec les bons mots. J’ai peur de ne pas choisir le bon, de blesser. C’est tellement important les mots, ce sont des armes que mes parents ont si bien su utiliser l’un contre l’autre et donc contre moi. Les mots, la ponctuation, les livres, cet univers dans lequel je me suis réfugiée. Une psychiatre m’a dit que j’avais un rapport pathologique à la lecture, que j’étais bi polaire, que pour me soigner il faudrait me plonger dans le coma et me reprogrammer. J’ai rejoint ma voiture, en larmes et désespérée.
    Un livre ça n’est pas qu’un objet, c’est un toucher, un visuel, un tout dont je ne peux pas me séparer. Quand je lis, je suis au cinéma, les mots sont des images et je vois, je vis l’histoire, je suis un personnage. Je ne choisis pas quel personnage je vais être, c’est lui qui s’impose à moi.
    C’est ce que j’avais dit à la psy juste avant son diagnostic.
    Les années ont passé et leurs lots de coups durs, comme tout le monde.
    Depuis l’enfance, j’ai toujours fait ce que je pensais que les autres attendaient de moi. Et puis il y avait l’autre moi, que j’ai étouffé à force de la faire taire parce qu’elle ne collait pas à la réalité.
    J’ai passé tant de temps à être jugée sans savoir me défendre, sans comprendre pourquoi je n’arrivais pas à me faire comprendre. Nous utilisions les mêmes mots en apparence, mais juste en apparence. Arrête de penser avec ton coeur, sers-toi de ta tête, t’es chiante.
    57 ans à essayer de faire comme tout le monde, pour que l’on m’aime, pour que l’on m’accepte. Un jour tout s’est arrêté ; fonctionner sur un mode qui n’était pas le mien, je n’y arrivais plus.
    Je ne sais pas comment fonctionne le monde, je ne le comprends pas.
    Je ne sais pas pourquoi toutes les informations passent systématiquement par mon coeur. Je ne supporte plus les douleurs physiques qui sont venues s’ajouter douleurs morales.
    Aujourd’hui j’essaye de sortir de cette putain d’agoraphobie qui m’a rendu prisonnière de ma vie. J’ai passé des heures à pleurer en regardant par la fenêtre et sans réussir à aller jusqu’à la boite à lettres.
    Je ne sais pas arrêter de penser, j’aimerais tellement pouvoir mettre sur pause ou faire reset, être comme tout le monde. Que mes enfants ne souffrent plus de ne pas reconnaitre leur maman. Comment me reconnaitraient ils ? J’ai passé ma vie à « tricher », à essayer d’être comme tout le monde et je n’y arrive plus.
    Je ne sais pas m’exprimer oralement. J’aime l’écriture. Je peux prendre mon temps, choisir le mot le plus juste pour exprimer ma pensée, recommencer et au final, tout garder pour moi parce qu’à quoi bon ?
    Je n’ai aucun, aucune ami(e), je suis seule.
    J’aime la musique, la peinture, la danse, l’opéra, les arbres, les tournesols,etc… j’aime tout ce qui résonne en moi, qui me fait me sentir vivante et heureuse, mais je ne sais pas le faire partager, je n’ai pas les mots. Je pleure devant ce que je trouve beau. Je pleure devant ce que je trouve laid. Je pleure quand je suis triste. Je pleure quand je suis heureuse.
    Je ne sais pas si ce sont des larmes ou des vannes que je ne commande pas. Je ne peux pas les arrêter, ou si j’essaye, quelque chose reste noué dans ma gorge et me fait mal. Quand je suis seule (heureusement, souvent, je laisse couler et à un moment, ça s’arrête)
    Mon corps est devenu un champ de ruines et des douleurs
    J’ai refusé la morphine et autres antalgiques, les anti dépresseurs, et j’ai conservé mon 1/2 lexomil du soir que j’avale depuis 30 ans. Je l’arrêterais bien mais ça va faire 6 mois que je me suis séparée de ma meilleure ennemie (la clope), donc j’attends un peu pour larguer l’autre.
    Depuis ma naissance, où les soeurs voulaient me baptiser parce que j’allais mourir, j’ai le sentiment de ne pas être dans le bon siècle.
    Mes histoires d’amour ont été une catastrophe et je savais qu’elles le seraient, mais j’espérais tellement me tromper.
    Ma famille m’a manipulée et j’ai mis beaucoup de temps à l’accepter. 60 ans à admettre et accepter que j’ai été victime de maltraitance psychologique.
    Alors, aujourd’hui, je cherchais ce qu’était un neuro-droitier et une surefficience mentale. Je ne sais pas ce que je suis, mais j’ai néanmoins acheté le livre de Christel Petit Collin : « Je pense trop » que m’a conseillé l’ostéo, parce que je suis épuisée de penser. De penser le jour, la nuit.
    Un de mes enfants est, j’en suis certaine, comme moi. En ce qui concerne les deux autres, je pense qu’ils sont plus équilibrés, à moins qu’ils ne fassent ce que j’ai fait toute ma vie, donner le change ou se convaincre qu’à force d’essayer, ils finiront par « rentrer dans le moule ».
    J’espère de tout mon coeur que je me trompe, mais je sais que je ne me trompe et j’ai mal à l’idée qu’ils puissent un jour souffrir autant que je souffre aujourd’hui pour ne pas avoir su que je n’étais pas folle, juste différente.
    Est-ce par hasard si depuis leur plus jeune âge, je les ai encouragé à n’écouter qu’une seule voix, la leur ? Leur petite voix intérieure, en espérant qu’elle les mènera sur la voie de leur destin, de leur vie.
    Je leur disais toujours : « il n’y a pas que l’école dans la vie » ; ça les faisait sourire et j’étais tellement sincère.
    Aujourd’hui je voudrais naître moi, et commencer à Vivre.
    Peut-on naître en n’étant plus ou plus, à 60 ans ?

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