Je suis neuro-droitière ( part 5 )

Le billet est long. C’est une billet en forme de conclusion, je reviendrai sur ce sujet peut-être un jour mais dans longtemps.

 

La première partie ici (Présentation du « concept »)

 

La deuxième partie ici (Enfance et adolescence)


La troisième partie (Travail et internet)


La quatrième partie ( Point route)


Reprenons un peu les choses : un neuro-droitier se sent, par « définition », à côté du monde, souffre très souvent d’un déficit de confiance en soi, est « trop » (ajoutez n’importe quel adjectif) et mouline toute la sainte journée. Sur des bases aussi saines, il est évident que le parcours amoureux va être une véritable partie de plaisir.

 

J’ai eu beaucoup de mal à connecter, à faire un pont entre un comportement de neuro-droitier et mes histoires d’amour. C’est pour cela que le processus a été long et je crois, reste inachevé.

 

Concernant l’amour, le postulat est le suivant : je ne crois pas en l’amour mais je ressens ses manifestations. Je crois aux phéromones, à cette formidable envie de baiser ensemble qui se déguise en avenir et en projets. Je suis très paradoxale à ce sujet puisque amoureuse, je peux être très passionnée. Mais in fine, si je suis vraiment honnête, ce qui me fait tripper, c’est l’histoire, pas vraiment l’homme et je crois que cela a à voir avec une grille de lecture particulière, au fait que mon imagination a peu de limites et qu’elle fut un refuge tout le long de mon enfance. Surtout il y a mes projections – fatalement « trop » – et la réalité. Dès lors, je me pose la question de savoir si, au moment où je commence à vraiment connaître l’autre, je ne finis pas par me barrer… Finalement est-ce que la réalité m’intéresse vraiment ?

 

On peut diviser les hommes que j’ai aimés en deux catégories : les pervers-narcissiques et les grands névrosés. Concernant les premiers, j’ai un peu de mal avec la vision gentillette du neuro-droitier qui serait d’une gentillesse absolue et se ferait avoir par le grand méchant pervers – Il est dit que les deux seraient comme le yin et le yang. Complémentaires et radicalement différents –. En ce qui me concerne, j’ai toujours très vite compris à qui j’avais affaire même si je ne mettais pas de mots aussi précis dans mon analyse. En tout cas, je  fais partie des neuro-droitiers qui conçoivent que la malveillance existe. Il est certain que j’ai un « sixième sens » pour détecter la malveillance même bien planquée. Malveillance qui ne vaut que pour moi, je suis convaincue que des gens formidables par ailleurs ne me conviennent tout simplement pas. Je crois que si, et ce en toute connaissance de cause, j’ai partagé la vie de pervers narcissiques, c’est pour cette raison : « Mais le principal piège de l’emprise psychologique est de loin le besoin de stimulation intellectuelle des neuro-droitiers. Ils me l’ont souvent avoué : ce qui les a fasciné chez le pervers c’est son apparente complexité. Enfin, un défi à la mesure de leur cerveau assoiffé de difficultés. C’est ainsi qu’ils se retrouvent entortillés dans leur propre intelligence ».

 

Les pervers narcissiques peuvent être fascinants tant ils sont tordus. Je crois que pour des raisons qui sont liées à mon histoire et que je n’expliquerai pas ici et de part mon côté neuro-droitier, j’étais attirée par ce genre de personnes. Je voulais comprendre, je voulais comprendre la logique, je voulais comprendre la mécanique même si c’était cher payé. Je ne regrette rien. Même si je me suis fait mal et que je m’en suis sortie in extremis parfois, je suis convaincue que tout cela avait un sens, que j’avais besoin d’étudier ce genre d’individus, du moins de les digérer pour passer à autre chose. Je n’ai strictement aucune vocation à être une victime.

 

Si je tente d’analyser mon parcours amoureux sous l’angle « neuro-droitier » (Cela reste subjectif et un regard à l’instant T) je réalise plusieurs choses :

 

J’ai rencontré tous les hommes de ma vie alors qu’ils se trouvaient dans des situations de déséquilibre. La plupart étaient en phase de séparation, récemment célibataires ou en couple mais malheureux. C’était la fin de quelque chose. Globalement, le type, il est total déprimé quand je le rencontre. J’ai écrit précédemment dans un texte : « Je ne peux rien faire pour l’humanité qui sait où elle va ». Je crois que c’est ça le ressort : il y a la volonté d’interférer dans le sort d’un être parce que je crois qu’au moment où je le rencontre qu’il est perdu. A tort ou à raison peut-être mais il y a cette croyance là. Bon, okay souvent à raison. Il y a quand même quelque chose d’un brin mégalo dans tout ça. J’ai un problème avec la toute puissance, je le reconnais. Enfin, c’est un petit peu plus complexe que ça : j’oscille entre un sentiment, une volonté de toute puissance et la sensation de ne pas exister. C’est le grand déchirement. Quand je suis dans un élan passionnel (parce que je ne sais pas faire autrement) je suis convaincue que je vais « le sauver » et à la fois persuadée que tout ça va mal finir ; comme je suis convaincue que je retomberai toujours sur mes pattes et à la fois que je vais m’y briser le cœur cette fois-ci. Est-ce que des gens épanouis et bien dans leur peau peuvent supporter ça ? Je ne crois pas, en tout cas, pas sans dialogues longs et patients.

 

J’ai un problème de rythme : au début, je suis tout feu tout flammes et je me laisse aller à la fusion. Sauf qu’au bout d’un moment, je ne supporte pas que l’autre empiète sur tout. C’est de ma faute, c’est moi qui crée ça. Il faut impérativement que je me souvienne quand je démarre une histoire que je suis fondamentalement indépendante. Je crois qu’il y a des règles que je dois respecter pour ma propre sauvegarde et par respect pour l’autre : on ne peut pas tout offrir sur un plateau et le retirer brutalement à l’autre.

 

J’ai eu une relation très perturbante avec un homme extrêmement calme pendant quelques mois. Cela m’a fascinée. Il était à la fois très calme (faussement calme ?) et très silencieux sur ses émotions. S’il n’avait pas mis à fin à cette relation (c’est le seul homme qui m’ait quittée, je suis toujours partie) j’aurais pu passer des années à l’étudier. J’ai bien dit « étudier ». Parce que si, évidemment, il y a de l’amour, il y également cet aspect des choses : j’étudie mon entourage et en particulier les hommes que j’aime. Cela a quelque chose de terrible mais je ne peux pas faire autrement. Il n’y est jamais totalement question que d’amour. Je ne peux pas m’empêcher d’être en 2D : je suis celle qui vit l’histoire et je suis celle qui observe et démonte la mécanique. Je pars quand j’estime avoir fait le tour, lorsque j’ai l’impression de ne plus rien apprendre.

 

Si on continue sur le trip « amour sous l’angle sociologique », les trois hommes qui ont le plus comptés dans ma vie ont tous rempli une « fonction » : l’un c’était une ascension sociale branchouille : j’avais envie d’avoir la panoplie complète. L’autre c’était d’avoir des enfants. Le dernier c’était son côté scientifique, j’avais envie d’apprendre une approche rationnelle (il serait marrant d’ailleurs de se demander si c’est pas son côté profondément neuro-gaucher qui ne m’a pas attirée). Il y a la sensation d’avoir appris, d’avoir progressé vers un but que je n’arrive pas à déterminer et qui n’existe peut-être pas. Ils avaient quelque part une fonction dans mon parcours. Je ne sais si je me trompe dans mon analyse mais je crois que ça peut être « neuro-droitier ». La machine à mouliner en permanence empêche quelque part de vivre pleinement les évènements. Les neuro-droitiers sont déchirés entre « un idéalisme absolu et une lucidité extrême ». Résultat : je suis donc passionnelle – je joue toujours dans l’histoire d’amour du siècle – et très vite j’analyse froidement la mécanique psychologique et sociologique. Entre les deux, point de salut. Au diable les élans, phéromones my friends, donne-moi un tournevis pour que j’aille voir ce qu’il y a VRAIMENT là-dedans… Forcément, en agissant ainsi, j’épuise quelque part le filon des sentiments.

 

Statistiquement, je ne peux qu’être d’accord avec Beigbeder (et ça me fait chier croyez-moi). J’aime pendant trois ans, la quatrième est une négociation, chronique d’une rupture annoncée. Mention spéciale à mon ex-mari, cinq années mais il y avait eu reproduction. Je ne sais pas comment font les gens pour rester quinze, vingt ans et plus ensemble. Ca me fascine mais ne ça ne m’intéresse pas tellement ; en tout cas, je n’ai jamais couru après ça. Je crois que la soif d’apprendre chez moi a pris le pas sur un tas de priorités qui existe chez les autres. Ceci est aussi probablement un aspect neuro-droitier. Je m’ennuie très vite en couple. Comme je le disais en début de texte, il y a ce délire vaguement mégalo de sauver et lorsque je me rends compte que soit c’est peine perdue soit que c’est fait (selon mes propres critères subjectifs évidemment), je m’en vais.

 

Tous les hommes qui m’ont aimée m’ont tous dit, quand je les ai quittés qu’ils étaient prêts, prêt à faire un enfant, prêt à vivre sereinement, prêt à on ne sait quoi. Ce qui est intéressant, en l’espèce, c’est la répétition du mot « prêt ». Ca sous entend quand même que je suis partie quand ils se sentaient à tort ou à raison prêts et que par conséquent, il semblerait que je ne sois pas intéressée par la partie « prêt ».

 

Bien.

 

Tous les hommes qui m’ont aimée se sont tous laissés aller à cette réflexion : « Tu es complètement cinglée ». Je pense que la répétition engendre la légitimité. Quelque part, je dois être sacrément bien barrée : toutes les questions que je pose. Cette façon de pousser les gens dans leurs retranchements même si c’est dans la bienveillance. Toutes les questions que je me pose. Cette énergie. Ces intuitions que j’ai qui me poussent à adopter parfois un comportement totalement irrationnel. Cette façon de ne pas supporter les comportements que j’estime, à tort ou à raison, médiocres. Petits. Superficiels.

 

Bien.

 

J’obéis à une logique propre que je suis quasiment incapable d’expliquer (Remarquez, c’est un peu ce que je suis en train de faire). Je ne construis pas, je sens. Je ne structure pas, j’apprends. Ce qui m’intéresse ce sont les humains, ce qu’ils ressentent et plus j’en rencontre, plus je m’épanouis dans cette quête. Fatalement, c’est le même processus avec les hommes.

 

J’ai 41 ans. Je peux continuer à essayer de coller aux schémas que me propose la société et de fait finir par devenir frustrée, aigrie et malheureuse. Je devrais rencontrer un homme et décider que je ferai tout pour que cela dure toute la vie ; ne pas partir au moment où – ma névrose – ma grille de lecture neuro-droitière – ce que vous voulez – enclenche le départ. Soit je trace ma route comme je l’entends, en commettant des erreurs certes – quoique je ne suis pas une adepte du concept de l’erreur. Je suis incapable de raisonner ainsi. Pour moi chaque action a du sens, même spontanée. J’avance. Où, je ne sais pas mais j’y vais. – mais en tâchant d’écouter la personne dont je serai la plus proche au monde, la personne qui restera quoi qu’il arrive : moi. Ironiquement, au moment où je renonce au parcours obligé et que je choisis de faire mon chemin sans tenir compte des autres, vous allez voir que je vais rencontrer quelqu’un avec qui je vais être capable de rester. Vu que je commence à bien maîtriser « ma machine ». 🙂

 

Il y a quelques années, il y a eu ce moment que je suis incapable d’identifier, une longue macération, un aboutissement provisoire : je me suis préférée. Je me suis préférée à tous, du voisin de palier à l’homme avec qui je couche, de l’amie à celui qui te juge pendant un dîner, du lecteur à ta propre famille. Il n’y a que mes enfants avant moi. Et ça ne changera plus, parce que de toute manière on ne peut rendre heureux personne en tentant d’être différent de ce que l’on est.

 

Que le principe de neuro-droitier existe ou pas, il me semble réel que certaines personnes ont du mal à fonctionner dans cette société. Vous pouvez les appeler comme vous voulez, il n’en reste pas moins que leur sensation de décalage existe. Ce qui compte, c’est de part la verbalisation, que ces gens réalisent qu’ils ne sont pas seuls, que tant qu’ils restent dans la bienveillance, ce n’est pas une tare de se sentir différent. Cela peut devenir une force. Je ne suis pas sûre que ce billet soit vraiment dans la lignée des autres. Il est très personnel, je crains de ne pouvoir avancer des propos globaux. Comme je le disais dans l’introduction, il est probablement inachevé (Inachevé et anarchique). En temps normal, je me serai escrimée à le finir jusqu’à ce que je le trouve parfait, du moins complet, satisfaisant. Mais là, non. Je n’ai pas envie de me « torturer », je me préfère et il y en a déjà assez comme ça.

 

Note : c’est marrant de jouer à un truc de neuro-gaucher parce que je ne vois pas ce qu’il y a de plus neuro-gaucher qu’’un entretien d’embauche.*

 

Si je devais passer un entretien d’embauche amoureux (excepté faite du sujet des relations sexuelles, il y a des limites – subjectives, je le concède – à l’exhibition.), cela se résumerait ainsi :

 

 

1- Pourquoi êtes-vous là ?

 

SI votre question, c’est de me demander le sens de la vie, je cherche encore, figurez-vous. Mais je suis à fond sur le sujet.

 

2- Si vous aviez un seul mot pour vous décrire, lequel serait-ce ?

 

Compréhensive quand on prend le temps de m’expliquer.

 

3- Quand avez-vous échoué ? Décrivez ce qui s’est passé et ce que vous avez appris.

 

Je n’ai jamais échoué. Mary Pickford disait « Ce que l’on appelle échec n’est pas la chute, mais le fait de rester à terre. ». Je ne suis jamais restée à terre.

 

4- De quelle réalisation êtes-vous le plus fier ?

 

La dernière. Avant la prochaine.

 

5- Quels traits de caractère chez les hommes vous ennuient le plus ? Quels sont ceux que vous appréciez le plus ?

 

La morgue et le mensonge. L’empathie et l’humour.

 

9- Quelle est la chose que vous aimeriez faire mieux ? Comment comptez-vous vous améliorer ?

 

Ne pas être aussi passionnelle au début. Prendre le temps. Voir venir et ne pas s’investir de trop au départ. Je me suis donnée des règles que je respecte depuis un moment : ne pas péter les plombs quand je ne reçois pas une réponse immédiate. Eviter de prononcer des phrases définitives. Ne pas sombrer dans la fusion. Surtout, écouter cette voix intérieure, cette alarme qui me dit de ne pas y aller, que ce n’est pas un bon plan et ne pas céder aux sirènes de la curiosité, genre « je vais y aller quand même au cas où je louperai un truc ». C’est une mauvaise idée. C’est toujours une mauvaise idée. Mais ce n’est pas grave si j’y vais quand même. C’est que je devais en passer par là. L’indulgence… L’indulgence vis-à-vis de soi-même, voilà ce que j’ai appris aussi.

 

10- En travaillant à ce sujet, quelle chose avez-vous changée chez vous pour être plus efficace ?

 

Je me donne des délais. Mon rapport au temps s’est modifié. Mon rapport à l’amour aussi : il ne disparaît pas en un instant, d’un jour à l’autre. J’ai fini par assimiler que si l’autre n’est pas à fond par moments, ça ne veut pas dire qu’il ne m’aime plus.

 

11- Selon vous, quelles sont les principales qualités des gens qui réussissent ? Comment vous évaluez-vous dans ces domaines ?

 

Je ne sais pas qui peut employer le mot réussite en terme d’amour. Nous ne sommes pas des pme. C’est malsain d’ailleurs quand on y pense vraiment.

 

12- Comment prenez-vous des décisions ?

 

Instinctivement.

 

14- Parlez-moi d’une situation dans une histoire d’amour où vous êtes resté totalement honnête malgré un risque d’échec.

 

Je ne comprends pas votre question. Vous sous-entendez quoi avec « totale honnêteté » ? Si on parle de transparence, ça n’est jamais arrivé. Si on parle d’une interaction dans laquelle on fait vaguement attention à ce que l’autre ressent et où l’on tente d’être le plus honnête possible, oui, c’est déjà arrivé. Tout le temps. Avec plus ou moins de succès, avouons-le.

 

15- Vous prenez une décision. Que faites-vous si l’autre la remet en question ?

 

Ca dépend de quoi on parle. Je prends rarement de décisions seule concernant le couple. Mais s’il s’agit de le quitter, il va falloir qu’il soit sacrément convainquant, je ne reviens jamais en arrière, ou si peu, quand une décision est arrêtée. Mais je veux bien écouter.

 

16- Décrivez-moi une situation de crise à laquelle vous avez dû faire face ? Quel a été votre rôle ? Comment l’avez-vous résolue ? Quels ont été les résultats ?

 

Je suis la reine des actes manqués. Je ne suis pas une ennemie du conflit, je trouve ça très sain par moments mais ça ne doit pas devenir un mode de fonctionnement. Une fois que la dispute a éclaté, je suis en mode fight, je veux gagner. Mais si on s’y prend calmement et que l’on est capable de me fournir une explication honnête, j’écoute et je comprends généralement. Si c’est mon comportement l’objet du conflit, ça va être un chouia plus long…

 

20- Que faites-vous si l’autre prend une décision que vous n’approuvez pas ?

 

J’argumente. Si ça n’avance pas, je me mets en colère… (Ou je pique tout de suite une crise, soyons honnête.)

 

24- Supposons que vous viviez une histoire. Dans trois ans, vous rentrez chez vous un vendredi soir en vous disant qu’accepter cette histoire a été la meilleure décision que vous ayez jamais prise. Que s’est-il passé durant ces trois années pour que vous ressentiez cela ?

 

J’aurais beaucoup ri. J’aurais beaucoup échangé tout en conservant beaucoup d’espace. Il ne m’aura jamais dit qu’il était prêt. Il ne m’aura pas laissé démonté toute la mécanique de la relation. Oui, je crois qu’il y a de ça, j’aurais rencontré quelqu’un qui ne m’aura pas laissée tenter d’être toute puissante et qui soit suffisamment intelligent pour me voir venir. Un genre de contre-puissance.

 

25- Y-a-t-il une question que je ne vous ai pas posée et que j’aurais dû vous poser ?

 

Des milliers…

 

*Bob Rosner est l’un des plus célèbres chroniqueurs RH aux Etats-Unis. Ses articles sont repris dans de nombreux journaux et sur plusieurs sites d’informations comme ABCnews ou le Careerjournal du Wall Street Journal. Il est aussi le co-auteur du best-seller : The Boss’s Survival Guide (McGraw-Hill, 2001) et l’éditeur du site Internet : workingwounded.com

 

 

 

 

 

 

 

24 commentaires sur “Je suis neuro-droitière ( part 5 )

  1. Bon, je crois qu’il est temps de prendre un verre, histoire de partager nos expériences de neuro-droitiers. 🙂

    Une remarque cependant.

    Non, tes enfants ne passent pas avant toi, ne peuvent pas passer avant toi. Je sais que c’est très difficile à entendre, mais tu ne peux pas t’oublier à leur profit. Il faut d’abord que tu sois la plus équilibrée possible, que tu fasses ce dont tu as besoin, et ensuite, tu peux t’occuper d’eux. Mais l’inverse n’est pas possible parce que tu auras toujours tendance à t’occuper d’eux, en risquant de te déséquilibrer au passage, ce qui est finalement épuisant et éreintant. Enfin, tu dois déjà le savoir.

    Quant au bouquin de Millêtre, je l’avais lu, m’y étais bien reconnu, comme beaucoup de gens, et m’étais fait éreinté par mon psy à ce sujet. Ce qu’il reprochait à ce livre était son côté enfermant, comme si l’humain ne pouvait pas changer, ou apprendre. L’idée est qu’en fait, il serait possible, en fonction des circonstances, qu’on puisse être à volonté neuro-droitier ou neuro-gaucher. Évidemment, c’est après un violent travail sur soi, ça ne vient pas de nulle part.

    Ce qui m’a beaucoup aidé, pour ma part, ce sont les bouquins de Corneau ou de Linda Schierse Leonard (« La fille de son père ») qui sont d’un autre calibre, viennent davantage fouiller dans le passé, et les névroses personnelles, mais qui donnent des éléments solides d’explication.

    Si le pot t’intéresse, tu as mon mail.

  2. Quand tu veux pour boire un verre 🙂

    Concernant les enfants, j’aurais pu être un peu plus précise. Je suis mère célibataire. Que je le veuille ou non, mes enfants n’ont « que moi ». Je suis de fait obligée de les faire passer avant moi « concrètement ». Mais…

    Mais pour ceux qui me connaissent dans la vie, ils savent que je ne me sacrifie pas pour mes enfants. Aucune décision importante n’est vraiment prise en fonction uniquement d’eux mais essentiellement en fonction de moi, car je pars du principe que si je vais bien, ils vivent dans un environnement favorable. Je n’ai jamais sacrifié quoi que ce soit pour mes enfants à part un peu de ma liberté de mouvement. Donc je te suis à 100% sur ce que tu dis.

    Je suis dans le cheminement inverse du tien. J’ai vu un psy pendant trois ans et j’ai arrêté. Au fur et à mesure que j’ai écrit sur mes blogs, je me suis rendue compte que j’avais trouvé un moyen épanouissant de négocier avec cette recherche d’en apprendre toujours plus, surtout sur moi. Je me dissèque, je m’étudie (avec fatalement des erreurs sur lesquelles je reviens parfois). J’ai beaucoup aimé le concept de neuro-droitiers en ce qui l’a de rassurant. Ca donne une grille de lecture aux choses et comme tu as pu le constater, je m’en suis servie.

    Ca n’est pas une fin en soi. Je suis en constante évolution. Je peux décider demain que je ne suis absolument pas neuro-droitière. Je peux décider que je suis autre chose. Ou ça plus autre chose.

    Cela reste un moyen et uniquement un moyen d’être en paix avec soi-même. Certainement pas une fin en soi 🙂

  3. Merci de m’avoir fait découvrir tout cet univers des neuro-droitiers. Je me reconnais complètement dans les dernières phrases de ton commentaire ci-dessus. Le concept m’aide à me comprendre, me rassure, m’intrigue aussi … mais il ne m’enfermera pas.
    Quant à nos amours, je ne sais pas si c’est une affaire de neuro-droitiers, mais la tentation d’être « le sauveur » existe fortement chez moi aussi !

  4. 41 ans aussi et en février prochain, ça fera 25 ans que je suis en couple avec le même homme. C’est sans doute difficile à croire, mais c’est très intéressant aussi, une histoire qui dure.

    1. OH MY GOD !

      Mais tu es un défi aux statistiques !

      Petite nuance qui a son importance Isa : je n’ai jamais dit que ce n’était pas intéressant d’être avec la même personne pdt des années hein…

      J’ai dit que ça ne m’intéressait pas, du moins pour l’instant. C’est pas tout à fait pareil.

  5. Merci pour tes billets que j’ai découverts via Zelda.
    Le concept me parle parfaitement ! il donne une image globale de mon fonctionnement et du sens à ce qui m’a aidé à vivre mieux avec cette différence-là 😉 En tous cas, ça me « va » mieux que le concept de « surdouée » où je ne me suis jamais retrouvée. Comme toi, je sais que je m’y enfermerai pas.
    41 ans aussi.
    Pour la vie amoureuse, une histoire de 3 ans avec un gars très intelligent, manipulateur, que je voulais sauver de sa dépression. Et cette année, divorce avec 20 ans de vie de couple: un gars très intelligent, sensible, avec du caractère , mais qui a été sans doute perturbé plus d’une fois par ma capacité à prendre une décision immédiate « sans réfléchir ». De nos trois enfants, un pourrait être neuro-droitier.

    Pour la suite, j’espère avoir quelques clés de lecture, enfin, on verra bien !

  6. Les gens à sauver te perdent. J’ai eu la chance de comprendre ça très vite et, en luttant contre moi-même, d’essayer à me laisser aimer quelqu’un d’équilibré et de profondément gentil. Je ne l’ai jamais regretté.

  7. Arrivée sur ce blog, via celui d’Olympe et un commentaire sur l’affaire de l’Actuelle contre l’Ex, je ne regrette pas d’avoir suivi ce chemin. Pour ma part, après plusieurs vies affectives, je suis en total stand-by car je sais ce qui me manque mais je ne sais pas ce que (ou qui) je veux… Donc j’attends dans une certaine solitude et souffrance. Les psys? Non plus maintenant. L’écriture permet en effet d’avancer comme les lectures, qu’elles soient du registre du « help yourself » ou plus sophistiquées. On y reviendra, je suppose.

  8. Oui… J’ai bien ri… Les questions… Hum, oserais-je? J’ai pourtant 10 ans (et même un chouia de plus) que toi. Enfin une partie de mon problème, c’est la durée. Et la cohabitation (avec laquelle j’ai beaucoup beaucoup de mal). Et où s’il-te-plait, as-tu écrit que tu te retirais de la vie amoureuse? Car oui, c’est un choix dont on parle peu…

    1. « J’ai le cœur au calme, il se régénère, laissez-lui du temps. Je ne vis plus dans l’urgence. J’allais de branche en branche auparavant, d’homme en homme, qu’ils soient amants, sex-friends, compagnons, mari. Toutes ces histoires accumulées m’ont fatiguée. Profondément fatiguée. Je suis en retraite dans un monde lavé de toutes chamades. »

      Oui voilà, exactement ce que je ressens en ce moment.
      De la fatigue. J’aime bien les hommes, plutôt les jeunes moins fatigants parce qu’ils ont moins de « bagages », mais les autres aussi. Mais l’idée d’entamer une nouvelle relation, même futile, me fatigue à l »avance et les sex-friends sont casés et peu disponibles… Alors? Alors je me remets au sport! (le problème est que le sport ça réveille ma libido…)

  9. alors hasard (?) de mes longues pérégrinations sur l' »internet mondial »: hier j’atterris de site en site sur un article traitant des neuro-droitiers, et qui me parle vraiment, aujourd’hui rebelote, j’arrive ici après avoir lu ton interview sur le site de Neirie, qui avait posté sur le fb d’une amie commune (post qui n’avait rien à voir avec le schmilblick mais qui a attisé ma curiosité)…
    je tourne autour de la question depuis quelques mois maintenant, après des recherches sur la possible « douance » ou précocité ou que sais-je- de mon fils de 4 ans (hypersensible et réactif à tout ce qui l’entoure, mémoire d’éléphant, sens de l’humour désarmant et logique implacable, sens de la justice exacerbé, volonté de tout comprendre… intuition d’une amie, elle-même mère d’un enfant précoce).
    je me retrouve aussi dans tout ça, et encore plus dans ton article, sauf que contrairement à toi, je n’ai pas encore réussi à me protéger, notamment de la fusion, ni à agir en couple en écoutant ma petite voix (résultat: séparation douloureuse- d’avec un possible neuro-droitier également (bonjour les dégâts!)- mais je reprends le dessus en analysant, essayant de comprendre ce qui s’est passé , laisser parler cette petite voix, et en tentant d’identifier ce qui cloche chez moi afin de l’apprivoiser.
    je vais lire les ouvrages que tu cites, je les avais sous le coude mais pas encore l’énergie d’y faire face, maintenant que je suis seule, je compte bien en profiter!
    Et merci encore de partager ton cheminement personnel, ça ouvre des pistes à explorer…peut être pas les bonnes mais je ne dois pas être loin, et en tous cas c’est passionnant! (je viens de mettre 1h à écrire 15 lignes…jamais satisfaite!)

  10. Hello 🙂

    Merci d’être passée surtout 🙂

    Tu verras, lire ces ouvrages est un bon début mais pas une fin en soi. En tout cas, moi, je m’en suis détachée. Je me sens « légitime » grâce à eux mais je n’ai aucune intention de revendiquer quoi que ce soit. Car comme je l’ai dit, s’arrêter à un « je suis neuro-droitière », c’est ce qui me définit me semble contraire au fonctionnement d’un neuro-droitier qui par définition passe son temps à tout remettre en question.

    A bientôt 🙂

  11. Je reviens après pas mal de lectures (Milletre, Petitcollin, J. Siaud Facchin), des rencontres, et pas mal d’explications à des comportements ou façons de penser que je cherchais à contrôler, inhiber, adapter, à quel prix!
    Ces explications, notamment concernant la chimie du cerveau, commencent à avoir un effet apaisant, et il s’agit maintenant pour moi de gérer cette différence et non plus de tenter de la gommer, trouver les « ancrages », des clés, des stimulations intellectuelles positives…ne plus prendre le cerveau de mon mec pour un sujet d’étude complexe à décortiquer-je sais faire moi aussi, et pareil, une fois que le tour est fait, ennui:)
    Tes articles étaient arrivés à point dans mon « cheminement », avant d’entrer dans le vif du sujet…ça c’est maintenant! (bien aimé aussi ton dernier article, les hommes , la maternité…)

  12. bonjour
    j’ai découvert votre blog il y a peu, et… quelle baffe.
    J’ai 32 ans et en l’espace de 3 semaines, j’apprends que je suis neuro-droitière (LE bouleversement d’une vie…argg.), je passe des dizaines d’heures à potasser sur le sujet (net et bouquins) et , évidemment tout coïncide enfin. (La fin du « décalage »?…) Tout, « sauf le topo sur la manipulation », me dis-je. Sauf qu’après m’être enfin rendue à l’évidence…Je m’aperçois (et c’est récent, la révélation a eu lieu avant-hier) que je n’ai connu que des pervers narcissiques… Re : je potasse sur le sujet et…fichtre. Oui. Il n’y a aucun doute. La mémoire « neuro-droitière » aidant, tout m’est revenu en pleine tronche. Et j’ai enfin compris pourquoi les hommes qui ont partagé ma vie ( maximum 3 ans…) n’arrivaient pas à se résoudre à la séparation (classique chez les pervers narcissiques), et pourquoi je continue de les cotoyer…
    Je suis revenue sur votre blog ce soir pour relire une chose qui m’a marquée : vous dites que les hommes que vous avez quittés étaient « prêts »…Mon ex (l’histoire de 3 ans, la plus longue…interrompue, entre autres, parce qu’ils ne voulait pas d’enfant, moi si) m’a écrit il y a une semaine (nous nous sommes séparés il y a un an et demi…) en me disant qu’il m’aimait (il ne cesse de revenir à la charge depuis 1 an) et qu’il était « prêt à me faire des enfants »… Pour moi ce n’est qu’une énième manipulation de plus : ils sont prêts à toutes les concessions lorsqu’ils comprennent que, sinon, on ne reviendra pas…Devant mon refus, il m’a rétorqué que j’étais menteuse et, qui sait, « sûrement perverse-narcissique » (classique de stigmatiser la victime de ses névroses…) . D’ailleurs c’est dingue comme tous mes exs m’ont fait ce portrait de leurs propres exs : elles sont toutes hystériques et perverses-narcissiques…Voilà l’étiquette qui me pend au nez, donc…
    Ce matin j’ai raillé de ma vie le dernier « compagnon » en date, et aussi le plus pervers (il semble que j’y sois allé crescendo…pour les 2 autres, je compte aussi prendre mes distances) tant le profil qui se dessinait enfin sous mes yeux m’a affligée… Et j’imagine bien qu’il ne se laissera pas faire aussi facilement…
    Le plus dur est de se dire que je n’ai probablement jamais vécu d’histoires avec un homme qui m’aimait vraiment, puisque l’amour semble au final leur être étranger…
    Un jour, peut-être,.
    Désolée j’ai été longue…il fallait que ça sorte, je crois…
    Merci encore pour votre blog, très instructif, j’y reviendrai 😉
    Barbara

    1. P.S : j’ai oublié de préciser que mes 4 exs étaient, au moment de notre rencontre, « en-pleine-séparation-c’est-super-compliqué-je-ne-m’en-sors-pas-je-souffre-tant »…Et donc je fonçais. PAF.
      gnarf.

  13. Hello tout le monde 🙂

    Je vais poster ce commentaire sur chaque billet sur les neuros droitiers.
    A titre informatif, je suis à ma deuxième séance de pba. Cela peut probablement aider certains d’entre vous :). En tout cas, moi, je me sens de plus en plus harmonieuse. (effet placebo ou pas)

    Vous pouvez vous renseigner ici >> http://www.psycho-bio-acupressure.com/

    1. Bonjour tout le monde.

      Je suis tombée sur votre article car je souffre d’une séparation d’avec un neuro droitier et j’ai beaucoup de mal à tourner la page. Notre relation n’a pas été longue ( 4 mois et demi) mais je trouve qu’elle a été riche en émotion et intense. Moi je ne suis pas neuro droitière. J’ai 23 ans, lui en a 28. Je suis étudiante et lui travaille déjà. Il a connu une histoire douloureuse avant moi. Lui était soumis dans cette ancienne relation mais n’empêche qu’il allait se marier avec cette fille et fonder une famille.

      Au début de notre histoire, il m’avait demandé si je prenais des médicaments en gros si j’étais névrosée. Cela m’a fait rire et je lui ai dit que je ne suivais aucun traitement et qu’il me semble n’être pas névrosée. Il a été soulagé et m’a
      dit qu’il était heureux d’avoir rencontré une fille « normale ».

      Ensuite il y a eu cette fusion qui a créé une dépendance incroyable. On s’appelait souvent, se disait je t’aime et on ne pensait qu’à se retrouver. Car nous n’habitions pas ensemble. Tout cela a duré 2 mois. Puis un jour il a commencé à me reprocher de ne pas assez me connaître et que je devais créer mon espace propre, avoir des moments à moi. Il avait peur que je devienne lui apparemment, que je fasse tout comme lui et pour lui. Pourtant j’avais cette sensation que je parlais suffisamment, que j’avais des moments à moi et que j’entretenais sa maison pour l’aider. Il disait que je n’étais pas heureuse ( car le manque me rendait triste ), que je souffrais et que ça ne pouvait plus continuer. Mais je ne comprenais pas totalement ces reproches et ces remarques. Et comme je ne voulais pas le quitter car je l’aimais, il m’a proposé une alternative que je trouvais louche c’est de recommencer comme au début. Il disait que j’étais
      passé du stade d’une totale inconnu à femme de sa vie en sautant l’étape de sortir ensemble. Mais cette phase de « recommençons comme au début » j’avais beaucoup de mal à m’y faire. On était arrivé, il me semble à un autre stade que le « sortons ensemble » comme deux inconnus qui apprennent à se connaître.

      Puis on m’a conseillé de ne pas lui mettre de pression et de le laisser venir à moi. C’est ce que j’ai fait mais apparemment un peu trop tard car quelques jours après il a décidé de me quitter. Il disait que cette alternative ne fonctionnait pas. De plus qu’il était perdu, qu’il ne savait plus ce qu’il ressentait, qu’il avait besoin de régler d’autres problèmes et de lui laisser du temps. Ca m’a effondré. Moi qui croyait avoir compris comment gérer cette situation je suis tombée dénue. Je l’aimais toujours et je ne comprenais plus rien.

      Comme il se doit, j’étais censé ne plus avoir de contact avec lui mais je n’y parvenais pas. Je l’appelais moins souvent certes mais toujours. Je voulais lui montrer que j’étais là si il avait besoin de parler. Puis il y a des jours ou je me disais arrête tu te fais du mal, passe à autre chose. Mais rebelotte je tenais 2, 3 jours puis je craquais à nouveau. Puis comme quelqu’un d’accro, j’avoue que moi même je ne me reconnaissais pas, je voulais qu’on se voit. Lui n’étais pas contre; du coup on s’est vu. J’ai était patiente. On parlait de tout et de rien pour éviter de parler de nous et pour que je n’essaye pas de le convaincre de retenter le coup ( car j’essayais de le convaincre que ça pouvait fonctionner à nouveau ). Bon je m’étale je vais abréger. En résumé tout le monde me dit de ne plus l’appeler, de me consacrer à mon boulot pour penser à autre chose mais je n’y parviens pas. Que dois je faire ? Je me sens comme perdue sans lui. J ‘ai l’impression que je n’arriverai jamais à penser et à passer à autre chose.

      Comprenez, je l’aime et j’aurais aimé vivre avec lui. Le pire c’est que lui même me parlais mariage au début de notre histoire. Il m’a fait miroiter plein de jolies choses et maintenant je me sens vidée. Et je ne comprends pas pourquoi ça ne pourrait pas reprendre sachant qu’il me dit que je lui manque et qu’il était heureux avec moi. Je suis perdue…

  14. Bonjour Catnatt,
    Pourquoi ne suis-je pas étonnée ?!
    Je lis ton blog à l’envers depuis quelques temps et quand je suis arrivée à ce billet, je me suis dit : ben voilà hein !
    Il paraît que « j’en suis », ce n’est pas moi qui le dis mais deux de mes amies, plus jeunes (ton âge), qui le prétendent (mais enfin, LO!). Les deux ont été « diagnostiquées » mais surtout ont lu « Je pense trop » à deux ans d’intervalle (elles ne se connaissent pas) et m’en ont parlé sur le champ tant leur émotion était grande de se retrouver dans un livre, d’être en quelque sorte « référencées » quelque part et de peut-être pouvoir envisager cesser de hurler « E.T maisooooon » les soirs de pleine lune. Cela a même été particulièrement éprouvant pour l’une d’entre elles, il a fallu y aller à petites doses. Jusqu’ici nous parlions régulièrement de leurs enfants « à problèmes », comme c’est souvent par là que les choses arrivent je crois. Or à présent elles savent qu’elles sont comme leur enfant et que leur enfant est comme elles, ce qui apporte un certain soulagement. Elles savent ce qu’il vit autrement dit.
    Au fil de ma lecture, j’ai laissé quelques commentaires je crois, je n’en suis plus très certaine car parfois j’écris et efface. Peu importe, je veux juste dire que je comprends mieux l’attention que tu as portée au premier com que j’ai laissé le jour où j’ai découvert ton blog à l’occasion de l’affaire Solange te parle, ta sensibilité à la bienveillance.
    Je te souhaite une belle journée, Catnatt, des instants de sérénité, de rires et du sens que tu donnes â tout cela.
    Long road !
    LO

    1. Hello Laurence !

      Je te suis grâce à tes commentaires hahaha ! J’ai bien vu que tu remontais 🙂

      Merci de lire, ça m’épatera toujours.

      Des bises 😉

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