15 commentaires

    1. revol
      ·

      Je l´ai découverte dans son Premier Apostrophe dans les années 70.
      1980? 14ans j´avais : je ne savais RIEN d´elle. Sa présence..J´ai lu ses livres : elle m´a formée.je l´ai aimée.je l´aime TOUJOURS.Aucun autre écrivain ne me fit cet effet.


  1. ·

  2. ·
  3. Patrick Pichot
    ·

    J’aime bien l’article. C’est très juste et sensible.
    Je suis moins sensible à la prose de l’extrait. Je trouve que l’accumulation d’image, d’allégories et autre sycma comme dirait Alexandre Astier tue l’image. Je vais quand même la lire pour avoir un jugement plus juste.
    Lio n’a-t’elle pas subit des violences conjugales ce qui expliquerait sa réaction ?
    Je suis tout à fait d’accord sur Musso et Levy.

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  4. Catnatt
    ·

    Merci pour tous vos commentaires 🙂

    Surtout pour Muriel Cerf qui est morte un peu dans l’indifférence. 🙂

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  5. ·

    je crois qu’on est plus fidèle à un écrivain en étant touché par ses mots qu’en finissant son livre par principe ou par habitude,

    et même si sur ce coup j’étais plutôt du côté de Lio (elle réagissait pour son amie tuée, en l’occurrence, pour répondre à patrick), j’aime beaucoup cette relation que vous avez eue, et que tu n’as pas trahie, la preuve par ce billet émouvant

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  6. ·

    Très bel hommage à cet écrivain magique dont je viens juste d’apprendre la disparition, et je fais le tour du net à son sujet, comme souvent car c’était mon écrivain préféré, pratiquée assidûment à l’âge de 20-30 ans, un peu oubliée mais toujours présente sur mes étagères, puis retrouvée, aussi grâce aux bouquinistes. L’Antivoyage, le Diable vert : des récits de voyage magnifiques, inouïs. Maria Tiefenthaler, Une passion, Dramma per la musica : des fresques romanesques, au style envoutant mais sans chichis, juste des récits de passion, justement. Drôlement bien foutus, d’une richesse et d’une densité quasi mantriques (?), oui, des mantras, comme vous dites. Puis plus rien, à part son site incomplet, sans mots ou presque, que des images. Les images qui font mal, on les trouve ailleurs : Tout le monde en parlait. Lio pourfendeuse de petite vertu n’en sortira pas grandie, même staracadémisée. Muriel Cerf est morte, dans l’indifférence générale ou presque, comme le commente justement une de vos lectrices. Frédéric Taddéï lui rendit un bel hommage sur France culture, un de ses amis, fidèles, à l’écouter la nuit.
    En tout cas bravo de lui avoir écrit, si elle vous a répondu c’est que vous aussi vous avez du talent. Le dialogue a fait long feu, mais vous lui rendez hommage ici. La maladie avait déjà dû l’affaiblir. Ceux qui ont lu Une passion savent comme elle était indomptable, et foutrement vivante.

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    1. Jocelyne
      ·

      Magnifique hommage à une littéraire hors-norme, qui m’a marquée tant par la qualité de ses oeuvres, sa liberté, sa façon de s’exprimer, sa grande beauté.

      Je te vois, Muriel, tes longs cheveux au vent, voguer sur les continents et danser entre les étoiles.


  7. ·

    Comme l’aquaboniste, elle a été mon écrivain préféré pendant une bonne dizaine d’années, et j’ai toujours ses livres dans mes étagères. Y compris Une passion.
    Je viens d’apprendre ici même la mort de Muriel Cerf et je ne peux m’empêcher de penser que ce qu’elle raconte dans un de ses livres, cette passion pour un homme qui est violent, et ce dernier ouvrage sur Bernard Cantat, cette façon de vivre très difficilement, avec un bourreau, a fini par lui provoquer un cancer.
    C’est une opinion qui m’appartient. Parce que je crois, comme toi, qu’il vaut mieux vivre en s’aimant, en étant aimé.
    Mais voilà, Muriel Cerf était une écrivaine formidable, très littéraire, très dense, pleine de vie. Et je n’ai entendu nulle part son éloge, ni lu à son sujet. Alors c’est bien que tu le fasses. Même si tu te sens un peu mortifiée de lui avoir fait un coup un peu vache sur la fin… Je crois qu’elle a aimé quand même avoir une lectrice de plus.

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    1. dubois livia
      ·

      J’ai été négligente….combien plus que vous! Je connaissais son œuvre depuis  » l’Antivoyage », j’avais 15 ans; je n’osais lui écrire; elle était ma sœur virtuelle. Jamais personne n’a mieux parlé de moi-même.
      Je viens seulement -et il est bien temps- d’apprendre sa mort, en cherchant son site sur Google. Depuis 2011, i l était toujours en maintenance et je comprend à présent pourquoi.
      Jusqu’à une certaine époque, j’ai lu tous ses livres; puis, je l’ai perdue de vue. A la fin de 2010, je me suis résolue à lire son ouvrage épistolaire: les lettres à Cantat et son commentaire du meurtre. Le battage médiatique autour de cette affaire et le fait d’avoir vécu une liaison douloureuse, durant de très longues années, m’éloignait de ce livre. Je l’ai lu et j’ai visionné la video de l’émission où Lio lâchait toute son ulcération. Je comprenais Muriel Cerf mais son argumentation était parfois maladroite. C’est très difficile à faire passer l’explication de la passion noire, fatale et pathologique qui peut vous attacher, alors même que vous cherchez à vous en défaire à quelqu’un qui vous fait du mal, mais qui n’est pas un pervers pour autant. Les rapports de force dans un couple ne sont pas toujours en faveur de la même personne, dominé et dominant changent de rôle. Son livre était touchant et j’ai souhaité lui écrire…à tête reposée, quand j’aurais achevé de régler les bouleversements et les chaos de ma vie. Voilà, ça ne se fera pas. C’est comme si j’avais perdu une part de moi-même. Durant toute ma vie depuis l’adolescence, elle a été si proche de moi que je n’ai jamais osé l’approcher.
      Durant ces jours où elle mourrait, j’écrivais une très longue lettre, qui l’a peut-être froissée, à une écrivaine du L evant, dont les deux romans m’avaient profondément marquée. C’est un regret de plus, j’aurais pu l’écrire, cette missive, comme un dernier message à Muriel Cerf. Il est vrai que son écriture pouvait être déstabilisante et il n’y avait rien de vexant là-dedans, au contraire, et cet été, j’ai relu « une passion », 30 ans après. Post mortem…
      Livia

  8. Cerna-Gauthier
    ·

    Tardivement, pour vous dire que votre chronique est magnifique.. C’est ma mère qui me fit découvrir cette écrivaine fabuleuse..un coup de foudre littéraire tsunamesque ..j’aime son style verbeux et narcissique..magie, magnificence mystique et sensuelle.. Un bonheur exclusif de lecture..et c’est vrai, on ne peut la lire n’importe où…

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  9. ·

    J’ai beaucoup aimé Une pâle beauté et le personnage de Muriel Cerf, elle était d’une classe littéraire et poétique élevée. Je ne suis pas surpris du manque de reconnaissance d’un milieu littéraire très myope! Merci, je lis ça avec des années de retard.

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  10. Sophie basbayon
    ·

    Merci beaucoup pour votre article. J’ai découvert par hasard cette vidéo terrible, avec une Lio qui n’a pas grandi dans mon estime… Quelle agressivité, sous prétexte de se mettre en scène, finalement, envers Muriel Cerf déjà bien diminuée en effet. J’aimais beaucoup cette romancière, son destin n’a pas été très heureux, c’est triste.. Je vais certainement relire ses premiers romans qui m’avaient énormément plu. Puis les autres, peut-être.. Encore merci à vous.

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