6 commentaires


  1. ·

    Une droite qui a du mal à trouver la faille. Des « économistes » néo-libéraux comme Pascal Perri qui approuvent la politique de FH. Des membres de ta propre famille de droite qui font confiance à Ayrault. La mort du créateur de Terra Nova (think tank de « gauche » qui a conseillé au PS de laisser tomber les classes populaires) saluée par la droite.
    Il n’y a pas de doute on a bien la même politique qu’avant l’agitation en moins et quelques pansements en plus.
    Pour les gens de gauche qui ont voté utile au premier tour et aux dernières législatives et qui n’ont pas donné les moyens à Mélanchon de pouvoir peser sur la politique à mener, cela ne doit pas être une surprise.
    Les fondamentaux comme ils disent ne sont pas bons. Il faut les modifier pour espérer qu’il y ait un vrai changement.

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  2. ·

    Je partage un grande majorité de tes appréciations mais par rapport au point particulier du chantage habituel des systèmes productivistes : « emploi contre environnement » on ne pourra plus tout justifier très longtemps au non du maintien de l’emploi, à n’importe quel prix et pour fabriquer n’importe quoi dans n’importe quelles conditions sans perspective d’avenir durable.

    Justifier les galères contre la marine à voile au nom du maintien de l’emploi des galériens ne fera plus longtemps sens, lorsque la galère aura échoué ou sera prête d’échouer sur les récifs, ce qui est déjà le cas de beaucoup d’activités industrielles ou autres qui ne sont pas encore sorties des modèles classiques issus des trente glorieuses et plus généralement de schémas issus de la révolution industrielle du XIXe siècle.

    Le plus grand chantier des gouvernements à venir va être de mettre sur pied et de développer une filière économique viable des emplois verts et des eco-technologies et ne pas trop vite céder aux sirènes des conservatismes de gauche et de droite, qui des aciéries jusqu’au au nucléaire, en passant par les raffineries et les forages pétroliers, veulent tous, depuis leur propres intérêts, que rien ne change et que l’on garde les mêmes structures économiques et sociales qui font leur fond de commerce, que ce soit le patronat classique ou les syndicats les plus autistes (pour rester bien manichéen comme l’aime l’opinion française quand il s’agit d’aborder las politique ).

    Pour cela il faudra être en capacité d’anticiper et d’investir dans ces nouvelles activités plus éco-compatibles en se souciant prioritairement de la reconversion des galériens des industries les plus polluantes vers ces nouvelles industries plus propres.

    Bien sur tout cela ne se fera pas sans résistance pour les raisons évoquées mais malgré les concessions de retardement qui inévitablement seront faites dans ces périodes de transition, il importe de donner des directions et des objectifs clairs qui ne laisse pas espoir aux systèmes classiques de pouvoir à terme faire marche arrière en revenant par le chantage à l’emploi sur des décisions et des directions prises.

    C’est donc une nouvelle révolution industrielle qui est à mener, celle de l’écologie industrielle qui ne méprise pas l’activité et l’emploi mais qui ne parie pas par manque d’imagination sur la perpétuation d’un modèle économique obsolète pour se sortir d’une crise qui est la signature même du testament de celui-ci.

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  3. ·

    Mon commentaire précédent « Je partage un grande majorité de tes appréciations … » s’adressait à CattNatt (et pardon pour les fautes d’ortho 😉 ) concernant le message de Patrick une vision de gauche qui ne tiendrait pas compte de la crise d’un système qui touche à sa fin, n’aurait pas beaucoup de sens et de chance de réussir, au risque même non pas de voir revenir la droite classique mais de faire arriver la droite extrême jouant sur les peurs et la résistance au changement. Se battre pour le prix des tickets repas à la cantine du Titanic montera vite ses limites 😉

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    1. ·

      Votre commentaire est une interprétation sur des idées que je n’ai ni émises ni écrites. Il est extrêmement facile et intellectuellement facile de caricaturer les idées d’une personnalité qui dérange. Je pense que le comble de la paresse intellectuelle est de faire l’amalgame entre l’extrême droite et le front de gauche (Mes propos sont d’ordre général et ne s’adresse pas à vous).
      Pour ceux qui ont réellement lu les écrits de Mélanchon (et ne se sont pas contentés d’avaler les fadaises des médias), ce ne peut être une surprise d’apprendre que Nicolas Hulot a voté pour lui. La question écologique est la base du discours de JLM. C’est le premier chapître notamment de son « Qu’ils s’en aillent tous ». Ensuite, son approche économique est soutenue par l’économiste Jacques Généreux dont le dernier ouvrage « La Grande Régression » n’appelle pas à supprimer le capitalisme mais à rétablir un équilibre mis à mal par le néo-libéralisme actuel.
      Enfin je ferai un petit rappel historique : ce n’est pas Rosa Luxembourg et le mouvement spartakiste qui sont à l’origine de l’avènement d’Hitler mais les démocrates corrompus et incapables de la République de Weimar.


  4. ·

    Patrick,

    je ne fais pas ici l’amalgame entre l’extrême droite et le front de gauche, je dis que si la gauche ne réussit pas sa mission, elle ouvrira un boulevard à l’extrême-droite.

    Je répète qu’une vision de gauche qui ne tiendrait pas compte de la crise d’un système qui touche à sa fin, je ne dis rien d’autre.

    Là où je suis surpris c’est quand vous dites que « la question écologique est la base du discours de JLM » qu’il y ait mis des éléments écologiques, j’en conviens mais qu’elle en soit la base, j’en doutes.

    Sinon je serais impatient de le voir reprendre en main EELV, avec la même réussite et le même score, comme il a repris en main ses alliés du parti communiste et associés dont la fibre productiviste n’est pas totalement éteinte il me semble.

    Enfin ce qui est à l’origine de l’avènement d’Hitler, c’est le traité de Versailles et ses mesures vexatoires, Hitler n’aurait sans doute par trouver un écho suffisant auprès de la droite et des nationalistes allemands sans cela.

    Par contre dire que ce sont « les démocrates corrompus et incapables de la République de Weimar qui sont à l’origine de l’avènement d’Hitler  » c’est là adopter le point de vue (à leur grande satisfaction) de l’extrême droite.

    Mais vous avez peut-être raison si la république de Weimar n’avait pas était succédé par les fascistes, les spartakistes auraient sans doute permis que l’on ait eu une victoire plus rapide des alliés de Staline, la RDA pour l’ensemble de l’Allemagne. Le cholera à la place de la peste.

    Mais là nous explosons les records des points godwin 😉

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