#Striptease : de la compassion à géométrie variable

Hier soir, une partie de twitter s’est offert une conscience sur le dos de l’émission #striptease sur fond de lutte des classes.

 

La polémique a duré tout ce jour entre ceux qui s’indignaient de la diffusion du « documentaire » d’hier (une famille d’agriculteur qui paie une agence roumaine pour trouver une « bergère » à l’héritier) et ceux qui, effectivement avaient parfois ri et défendaient l’émission.

 

Le principal défaut relevé ici ou là serait que Striptease offrirait à des CSP+ une bonne séance de voyeurisme et leur offrirait en pâture les classes défavorisées. Rappelons que cette émission est basée sur un documentaire non commenté, le principe même propose une lecture libre des évènements.

 

J’ai regardé hier soir et ce avec ma fille. Je n’ai jamais choisi de mater ce genre d’émissions, je tombe dessus et les réactions sur twitter m’ont vite amenée à rallumer ma télé. J’ai ricané. J’ai été touchée. J’ai été fascinée. Striptease me convoque à une autre réalité du monde, celle à laquelle je n’ai pas accès. Celle à laquelle je n’ai pas envie d’appartenir. Mais il en est de même pour certains reportages sur des riches menant une vie soi disant de rêve mais dont la détresse affective est palpable. Ce que je veux dire c’est que je ne vois absolument pas le rapport avec une soi disant lutte des classes, la moyenne se foutant de la gueule de celle en dessous. Qui plus est, sur twitter la règle c’est que tout passe au mixer du lol et les mêmes qui s’indignent aujourd’hui étaient les mêmes qui se tiraient la bourre pour un bon mot sur Zahia, le live stream de l’affaire Mohamed Merah, le cocufiage d’Anne Sinclair, la taille ou le physique de Sarkozy ou de Carla Bruni, les candidats de la téléréalité, Michael Vendetta, la prise d’otage de chais plus quoi et j’en passe et des meilleures.

 

On me rétorquera que la plupart des exemples cités ci-dessus sont des personnalités publiques et qu’en quelque sorte, elles « méritent ». Autrement dit il s’agit d’empathie à géométrie variable ou mieux encore de compassion inversement proportionnelle au degré de « célébrité » ou aux revenus. Là, ça devient intéressant parce qu’en l’espèce il ne s’agit plus de compassion, puisque ce sentiment s’adresse à l’humanité toute entière normalement – et surtout le doc de striptease soulevait la question de la détresse affective… A moins que celle-ci n’existe absolument pas dans les classes favorisées, il fallait me prévenir… surtout veillez à me fournir votre avis d’imposition avant que je compatisse à votre sort – donc il s’agirait de lutte des classes. Les pauvres seraient fatalement bons et les riches fatalement mauvais. Si ce n’est une vision bêtement binaire du monde, je ne sais pas ce que c’est.

 

J’avoue que je me demande qui est le plus condescendant dans l’histoire : le csp+ qui s’est moqué et a été aussi touché (parce que oui, on oscillait entre les deux hier soir sur twitter) ou le csp+ qui fait quasi barrage de son corps à cette humiliation que consisterait Striptease. A savoir qu’en filigrane, il y a quand même la question du consentement éclairé. Chez les indignés, le propos sous jacent n’est jamais loin de ça : ces agriculteurs ne seraient pas intellectuellement équipés pour avoir réellement appréhendé l’impact de l’émission sur leur vie. Entre nous Striptease existe depuis plus d’une dizaine d’années, je me demande si la France entière n’a pas regardé au moins une fois…  France 3 aurait dû se rendre compte et refuser de diffuser. Si je caricature encore plus loin, les pauvres seraient trop cons pour réaliser que s’exposer à la télé dans une émission non trafiquée fera la joie de ces connards des classes moyennes ou supérieures qui n’attendent évidemment que ça… Je crois que depuis l’avènement de la téléréalité qui date de plus de dix ans, les « pauvres » sont suffisamment intelligents pour avoir percuté, voyez-vous. Je crois que je ne commets pas l’erreur de les sous estimer. Et je crois surtout que dans toutes les classes sociales, il y a des exhibitionnistes et des voyeurs. Ce n’est pas l’apanage de certains groupes sociologiques, c’est celui de l’humanité.

 

Moi, je pars du principe qu’il s’agit d’adultes parfaitement consentants qui ont accepté d’être filmés parce que quelque part, cela devait leur sembler intéressant de participer à cette aventure. Peut-être tout simplement d’ailleurs qu’ils voulaient partager. Et ce que nous avons partagé hier était effectivement dérangeant. Personne n’a envie de vivre cette réalité-là et pourtant, c’est la leur. Doit-on cesser de la montrer ? Ou la montrer mais la mettre en valeur ? Genre « le bonheur est dans le pré » avec des agriculteurs « fréquentables » ? C’est plus digeste pour tout le monde ? Et d’ailleurs, si on part du principe qu’ils souhaitaient partager ce moment inhabituel, doit-on refuser de le diffuser parce qu’on ne veut pas de cette réalité là ? Mieux, si l’on suit le raisonnement jusqu’au bout, la réalisatrice et France 3, après avoir filmé donc, auraient dû dire à cette famille : « non finalement, on ne va pas diffuser parce que ce que l’on voit est dérangeant. Vous passez pour des abrutis ». Je vous laisse imaginer la suite…

 

Finalement le refus est aussi ambivalent que le rire. Entre les deux ? L’empathie.

 

Pour finir, twitter est une caisse de résonance. Mais l’indignation d’hier me semble quelque peu faux-cul. Parce que twitter de par son fonctionnement est cruel et sans pitié. Dois-je rappeler le sort réservé au hashtag « j’ai été violé(e) » où le lol a fracassé toute l’initiative ou quasi ? Il y a eu peu d’indignation. Beaucoup trop peu. Au début, ça me rendait dingue mais à force j’ai fini par comprendre : rien n’est sacré sur twitter. Tout peut être défoncé, c’est comme ça. Et ceux qui s’indignent aujourd’hui seront ceux qui ricaneront demain, moi la première.

 

On le sait tous, le rire est une défense, une manière de mettre à distance les évènements. On a tous une manière particulière de gérer notre rapport au monde mais, au fond, si on y réfléchit vraiment, que ça soit les ricaneurs ou les indignés, demain… Personne n’en aura plus rien à foutre de Damien et de sa solitude affective.

 

Et, ça c’est bel et bien la réalité.

15 commentaires sur “#Striptease : de la compassion à géométrie variable

  1. Je vais causer en méconnaissance de cause puisque je n’ai pas vu jusqu’ici la fameux épisode de l’émission dont il est question , j’essayerai de la visionner dès que possible, mais j’ai déjà vu pas mal d’épisode de « strip-tease » par le passé.

    Je vais donc réagir par rapport à ton message. Alors oui les compassions et les indignations sont sélectives en fonction de ce qui nous touche le plus, les uns et les autres, en fonction des processus d’identification on non que nous pouvons avoir, personne ou pas grand monde, ( les saints peut-être ? 😉 échappe à la règle et contrairement à ce que tu évoques je ne crois pas à la compassion universelle.

    Si le rire est effectivement un mécanisme de défense, je comprend bien quand il s’applique aux forts, je comprend moins quand il s’applique aux faibles, sauf à se défendre de s’identifier à ceux-ci et par la même l’occasion de s’identifier aux plus forts, à la supériorité élitiste des mieux armés par rapport à ceux qui sont railliés.

    Le rire n’est pas le même, le rire envers les puissants est un rire de défiance, le rire envers les plus faibles est souvent un rire de mépris. Tout l’art d’une émission comme « strip-tease » est d’ailleurs de vous mettre en situation de doser vous-même votre part de compassion et votre part de défiance ou de mépris. L’émission vous tend non pas un miroir de ce que vous êtes mais de ce que sont vos émotions parfois les moins nobles.

    Mais ne nous racontons pas d’histoire, l’oeil de la camera n’est pas neutre, ni le montage des séquences, le point de vue de l’auteur transparaît quoiqu’il fasse et selon son angle d’approche de la situation, il fait prévaloir ou pressentir un point de vue, l’objectivité cinématographique, je n’ose pas dire journalistique est plus souvent qu’à son tour une fumisterie, une malhonnêteté intellectuelle. L’élite filme le peuple sous l’angle qui l’interpelle le plus. Elle y mets ses visions, ses jugements, ses opinions.

    La misère affective vaut toutes les misères du monde, la souffrance psychologique vaut toutes les souffrances du monde, il faut ne jamais en avoir souffert pour croire le contraire. Rire de cela est délicat, à titre personnel il m’arrive assez rarement de rire des scènes de torture, même si comme dans tous les enterrements, il y a toujours des aspects parfois incongrus qui peuvent tirer nerveusement un sourire.

    Alors pour moi, le dilemme, le malaise, et « strip-tease » joue très bien sur les malaises, vient principalement du plaisir conscient ou inconscient que l’on peut ressentir face à cette souffrance, pour les raisons évoquées plus haut.

    La vérité est cruelle mais rien n’oblige d’user de cruauté au nom de la vérité, qui n’est jamais que SA propre vérité projetée sur l’autre. Sinon oui les Tweets sont cruels parce qu’il est facile d’être anonymement cruel et l’être humain est sans pitié quand il chasse en meute.

    Mais ici il est moins question à mon avis de riches et de pauvres que de forts et de faibles, suivant ses inclinaisons on courtisera les forts et on méprisera les faibles ou l’inverse, c’est un choix, un choix personnel que l’on verra dans le miroir que tend l’émission.

    Et la question du choix, du libre arbitre, intervient aussi dans la réaction face à ces situations, les plus faibles non pas souvent choisi d’être les plus faibles et d’être dans les situations qu’ils subissent, alors que les plus puissants, les « célèbres » dont on peut se moquer, on fait ces choix, ces erreurs le cas échéant, cela n’exclut pas la compassion, mais elle ne peut être aussi complète que face à ceux qui sont les plus désarmés, c’est humain, c’est naturel, enfin je l’espère.

    Posons nous la question ? qui dans la société méprise le plus les « Damien » et qui éprouve le plus de compassion à leur égard ? à partir de là sans être trop manichéen, il est plus facile de choisir « son camps » même si ces émotions peuvent apparaître superficielles ou hypocrite de la part de certains.

    Et si j’étais ce Damien ? pourrions-nous nous dire ou non je ne veux rien à voir avec lui peuvent se dire d’autres. Clairement aussi si nous sommes plutôt en situation d’être Damien ou plutôt en situation d’être la « bergère roumaine » notre réaction ne sera pas la même au delà d’être de cette situation de voyeurisme devant notre petit écran…

  2. Non il faut diffuser ce reportage mais…
    il faudrait insister sur le caractère illégal des comportements de l’entremetteuse, au moins en fin de reportage, plutôt que ce petit commentaire cynique sur le bonheur n’est ni à l’église ni dans l’agence matrimoniale.
    L’abus de faiblesse, ce n’est pas que pour Bettencourt. Exploiter l’handicap, la vieillesse, en France comme en Belgique est un délit quand il y a atteinte au patrimoine (2000 € pour mettre une roumaine à qui on a donné 100 € pour monter dans un avion…et lui dire « t’inquiètes dans 10 jours t’es de retour ») voire un crime – lorsqu’il entraine la mort (ce qui aurait pu se produire !).

  3. j’ai vu un bout en zappant, et regardé plusieurs minutes,
    notamment le passage où furieux contre sa mère il menace de la tuer, puis de se pendre,
    bref le désespoir le plus complet, la caméra qui tourne,
    le mec qui accuse sa mère d’avoir raconté son histoire à des connaissances, alors même qu’il est en train de la raconter à bien plus de gens en laissant la caméra tourner.

    tu as peut-être lu ça :
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/07/03/strip-tease-comment-lamour-ne-vient-pas-aux-campagnes/

    ce serait tentant d’avoir un avis, d’autant que j’ai un avis sur tout, mais j’ai vu moins de 10mn d’émission, alors je suis certain de me planter à 90% si je l’ouvre.

    faut que je réfléchisse là, que je compare à tout ce que j’ai pu voir de reportages, en occident mais aussi ailleurs, chez des gens ordinaires ou en situation de catastrophe, comparer, savoir si ce qui me met mal à l’aise ici est lié à moi ou à ce reportage.

    Soulignons pour finir que Strip tease a été durant des années portée au pinacle par la critique, par les médias eux-mêmes à commencer par les plus élitistes.
    C’est de ce reportage là qu’on parle, pas de l’émission et ses 100 ou 200 épisodes déjà diffusés et vendus en dvd.

    j’aimerais comprendre.
    ça m’intrigue.

    1. Peut-être le choc du retour. Je ne regarde pas cette émission mais apparemment, certains disaient que Strip Tease avait franchi la ligne rouge. Je ne comprends pas très bien. C’est le principe de l’émission qui gêne ou le sujet ? Mais alors comment déterminer le sujet juste ou pas ?

      Est-ce des critères moraux qui par définition varient d’une personne à l’autre ?

  4. « Striptease existe depuis plus d’une dizaine d’années »

    depuis 27 ans (1985)

    donc bien avant le Loft et les émissions de direct 8 ou W9.

    et M6 fait des couvertures de mags avec « l’amour est dans le pré », un éleveur s’en est pris plein la gueule il y a 2-3 ans, en prime time, avec 2 femmes qui lui ont monté un bateau juste pour l’humilier face caméra. Et là c’était dans un dispositif créé par et pour la télé (qui ne savait pas ce qu’elles préparaient, je sépare les 2), là c’est un épisode de vie qui serait déroulé sans la caméra.

    J’essaie de contextualiser.

  5. Merci pr l’info Arbobo.

    Oui je suis d’accord Striptease est ce qui s’approche le plus possible d’une « réalité » même si Olivier le soulignait sur fb, le montage déforme fatalement.

  6. Pour moi la question ne se situe pas entre savoir si oui ou non il fallait diffuser cette émission. Je pense que Striptease est une émission nécessaire. Mais ce qui m’effraie réellement, ce sont les gens qui la regardent comme ils regarderaient Secret Story, ceux qui rigolent, ceux qui se repaissent de la misère des autres.

    Le vrai problème est là.

    Quand je regarde striptease, je rigole très rarement. La détresse, les croyances, les extrémismes des autres ne prêtent pas à rire, en ce qui me concerne. Striptease, c’est une fenêtre ouverte sur la vie des gens. Les spectateurs qui profitent de cette ouverture pour se moquer (et qui ont en plus le culot d’accuser l’émission plutôt que de s’accuser eux mêmes) ont perdu un peu de leur humanité. Et ils en sont responsables.

    Cessons de blâmer la télé pour nos propres dérives. On est encore libre de ce qu’on regarde.

  7. @Soymalau je crois que certains rires peuvent être de défense aussi 🙂

    Sinon, je vous mets un lien du Monde sur le sujet si ça vous intéresse

    lemonde.fr/culture/article/2012/07/03/jean-libon-strip-tease-sera-une-mine-formidable-pour-un-ethnologue-de-l-an-3000_1726854_3246.html

    1. Je n’ai pas vu ce sujet là.
      En revanche je regarde Strip Tease depuis des années et la qualité de cette émission n’a rien, mais alors RIEN à voir avec aucune émission de téléréalité.
      Les sujets interpellent la plupart du temps. Parce qu’en effet, bien souvent, « la réalité dépasse la fiction ». Pourtant j’ai toujours ressenti un objectif journalistique profond : celui de rendre compte. Un peu comme il y a des reporters de guerre et qu’eux se voulaient être des « reporters du quotidien ».
      Après j’ai hâte de voir le truc. Peut-être que le mag a dévié : il est « vieux » en effet ; peut-être que les journalistes ont changé ; peut-être que la téléréalité est passée par là.
      Il va décidément falloir que je regarde cet épisode là …

  8. Je me rappelle un ou deux Striptease particulièrement déprimants, tourné dans le Nord, je crois. Une famille vivait dans une ancienne boutique, le canapé du salon était perpendiculaire à la vitrine sur rue. Le père buvait beaucoup et quand il était complètement saoul, les enfants s’amusaient à lui verser des trucs sur la tête. Ou un autre présentant un charmant petit blondinet élevé par sa grand-mère qui lui passait tout. On le retrouvait 10 ans plus tard, terrassier, et pas si content que ça de sa vie.
    Oui Striptease est une émission terrible. Sans doute il n’y a aucune mauvaise intention mais le montage rend toujours les gens ridicules ou méchants. On a de la peine pour eux et au fond, à quoi sert cette émission?

  9. Bien sûr les reportages sur la misère sociale et humaine viennent se tourner dans le Nord de la France. C’est pratique, c’est à portée de TGV des rédactions parisiennes et ça permet de valider les stéréotypes.

    Bien sûr il ne s’agit pas de nier cette réalité qui existe, ici comme ailleurs (enfin moins dans le XVIe arrondissement de Paris, c’est sûr). Elle existe, maintenant il s’agit de savoir ce que l’on en fait. Il est illusoire de vouloir l’éradiquer, elle réapparaîtra toujours ici ou ailleurs sous une forme ou sous une autre, elle n’est pas forcement lié au confort matériel des personnes.

    Par contre la montrer c’est aussi ne pas la nier et faire en sorte qu’elle devienne de plus en plus exceptionnellement rare. Si c’est pour la montrer de telle sorte à ce qu’elle nous rassure sur notre condition, qui ne serait pas si pire finalement, alors là cela devient obscène. Obscène de voyeurisme rigolard, ricaneur et méprisant.

    Un autre regard est possible mêlé certes d’atterrement , de compassion, de souffrance et d’impuissance à pouvoir intervenir, aider à résoudre des situations.

    « Strip-tease » peut avoir cette vocation de montrer cette misère que l’on ne saurait voir, pour mieux l’appréhender. Mais certains peuvent aussi s’en délecter comme autant de bourgeois, petits ou grands, conformsites et repus, qui se rassurent en jetant un coup d’oeil par cette fenêtre sur un zoo humain.

    C’est un peu comme leur grand-parents qui allaient au jardin d’acclimatation pour rire gras face de la cage des gorilles, mi effrayés, mi-fascinés et plus rassurés en sortant sur leur humanité entre deux guerres mondiales, entre deux guerres coloniales, où ils envoyaient au front les pauvres, grossiers et analphabètes ( les même que l’on voir aujourd »hui à la télé ? )

    « Strip-Tease » n’est finalement qu’un outil, certes parfois orienté, qui révèle nos pensées et nos émotions face à ce spectacle de la misère humaine, finalement nous n’avons pas honte pour eux, pour beaucoup nous avons honte pour nous et c’est cette honte qui nous travaille, nous dérange, nous mets mal à l’aise, le cas échéant.

    Tout est dans le titre « strip-tease », elle dévoile non pas tant ce qu’elle montre mais nos réactions premières ou primaires, comme toute bonne obscénité.

    voilà à mon avis à quoi sert cette émission.

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