10 commentaires


  1. ·

    Très bon article comme d’habitude. Les problèmes sont correctement posés.
    J’aimerais attirer l’attention sur le fait que l’on fait souvent la confusion entre dirigeants d’entreprise souvent de grosses entreprises qui ne sont que des salariés et le véritable entrepreneur qui met son argent et ses tripes dans son entreprise.
    La première est arrogante et ne travaille que pour les actionnaires. La seconde se bat pour développer son entreprise.
    Je fais partie de la seconde catégorie. Mon entreprise entre dans sa dixième année. J’ai déjà embauché un chef de projet et un commercial. Je n’ai pu garder le chef de projet car en 3 ans je n’ai pu trouver assez de travail pour le rentabiliser. Le commercial est resté 9 mois et n’a pas fait un euro de chiffre d’affaire.
    Ce qu’il faut savoir c’est que la variable d’ajustement dans une TPE est la rémunération du dirigeant. Mes impôts baissent depuis 3 ans et ma rémunération est inférieure à un ingénieur débutant. Par ailleurs, je n’ai pas pris de vacances depuis 10 ans me contentant d’un ou deux week-end prolongé par an. Je travaille en moyenne 6 jours sur 7. Cette année, je fais une perte de 10 000 euros. J’ai eu une baisse de 40% sur certains contrat représentant près de 50% de mon CA que j’ai compensé par de nouveaux clients. Le commercial qui n’a rien ramené m’a coûté 13 000 euros. Le calcul est vite fait. Je pourrais très bien vivre en restant seul mais ce n’est pas mon but.
    On est très loin des bobos geonspi des start up web.
    Dans son livre « La grande régression », Jacques Généreux explique que la société doit trouver un équilibre entre ses 4 composantes qui sont : le territoire, le capital, les salariés et l’entrepreneur. Aujourd’hui le déséquilibre est clairement du côté du capital. L’entrepreneur, le vrai, en est aussi victime. Il faut donc trouver le moyen de rétablir l’équilibre.
    Enfin, il m’est arrivé d’avoir en face de moi une conseillère pour qui le chef d’entreprise est le mal. Il y a aussi l’attitude plus que réservée d’élus de gauche quant on les rencontre dans des réunions même si on est de même sensibilité. Donc, comme pour le racisme anti-blanc, le phénomène existe (sinon on n’en parlerait pas) et il faut donc trouver une solution plutôt que d’employer de part et d’autre l’anathème et la disqualification de l’émetteur.

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  2. Catnatt
    ·

    Oui suis entièrement d’accord sur ce que tu viens de souligner.
    Mais justement. Je ne suis pas sûre que ces entrepreneurs de PME soient les premiers à gueuler alors qu’ils sont les premiers employeurs de France.

    On voit bien les têtes d’affiche du mouvement #pigeon…

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  3. ·

    Je suis toujours effaré de voir la capacité de Twitter (et du net) à relayer des infos glauques ou des idées porteuses de malaise alors qu’il suffirait tellement de ne pas en parler, de ne pas RT, de ne pas commenter pour ne leur donner aucune importance.

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  4. ·

    Catnatt: on m’a déjà plusieurs fois traité de sale blanc ou de sale français. Après comme dit sur ce blog je suis blanc, masculin et de confession judéo-chrétienne (et pas seulement d’environnement).Qu’y puis-je (à part passer de catho à protestant ce que j’ai fait) et en quoi ce serait mal?

    Mais sur la désillusion, moi c’est surtout de l’affaire des pigeons, c’est surtout de voir que, si je comprend le point de vue de certains patrons de start ups, un trop grand nombre vire abruti complet dés qu’on touche à un centime de leurs revenus et qu’il y a des cons non touchés, voire victimes qui soutiennent. Ca me blase.

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  5. ·

    « La méthode à l’ego a généré deux phénomènes : perte du sens du groupe, en tant que support solidaire, au profit d’un « nous » potentiel ennemi du « je »; obsession du « je » devenu sens de l’existence avec un sacre médiatique éventuel. » »

    très vrai

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  6. ·

    Je ne suis pas d’accord avec tout, mais inutile de reprendre point par point, ce n’est pas ça l’important. L’important c’est l’ambiance, le climat, la façon que l’on a de voir les choses. Et sur cela je te rejoins : il y a dans tout ça quelque chose de vaguement écoeurant, et toujours hors sujet. Toujours à côté, toujours trop devant, trop fort, trop vite.

    Le mouvement des pigeons me laisse un goût amer en bouche, pas uniquement parce que j’éprouve un dégoût de tous les instants pour ce pauvre volatile, mais surtout parce que je crois qu’il vient de faire mal, très mal dans la vision qu’ont les gens de cet univers des « startups ».
    Il y a une part de responsabilité des médias, comme toujours, qui n’ont pas vraiment compris ce qu’était un entrepreneur de startup comme moi j’en vois tous les jours : des gens qui ont réussi, qui se sont planté, qui espère vivre de leur idée, mais qui ne brasseront jamais des millions. Ceux-là vivent comme des salariés, comme la classe moyenne, qui préfère ne pas penser à sa vieille voiture qui claquera bien un jour.
    Représenter ce milieu par le boss de Meetic et ses acolytes, uniquement, était une erreur qui va durer – le fait que ce soit repris par Parisot est le coup de grâce.

    Non l’important ce n’est pas que ça, les pigeons, Copé ou le reste, c’est ce climat de peur larvée, d’angoisses troubles.
    Je n’ai pas de remède. Le seul que je connaisse, c’est d’aller voir ailleurs, dans d’autres pays, s’ils sont aussi angoissés que nous.

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  7. ·

    Sans reprendre ce qu’explique parfaitement Patrick, la réalité du commun des entrepreneurs n’a rien à voir avec l’establishment des actionnaires de grands groupes internationaux et de ceux qui surfent sur les bulles.
    Personne n’étant parfait, je suis entrepreneur (tout le monde peut se tromper également :-)) depuis 2 ans et mon quotidien ressemble à celui de Patrick. Si je devais rapporter mon taux horaire au temps passé sur la boite, ce serait largement au dessous du SMIC, sans compter les investissements personnels, Damocles au dessus de ma famille, le tout pour un retour médiatique, type chasse aux sorcières à cause des amalgames journalistes du 20h (on ne peut pas faire d’analyses précises en si peu de temps, et c’est très ennuyeux aussi).
    Cette situation, je l’ai choisie (donc, je ferme ma gueule).
    Mais sur l’histoire des 60%, je me considère à juste titre comme un pigeon même si la règle voudrait que plus on conserve ses parts, moins on serait taxé.
    Nous avons actuellement 21 contrats (bas salaires, c’est lié à l’activité, en partie) et nous n’avons pas le temps ni sans doute l’imagination développé par ce groupement de geonpi mais je loue les raisons de leur contestation (ma mienne).

    Revenons au sujet général, le terme racisme ne veut plus rien dire si ce n’est de créer une opposition. A ce propos, je tiens à dire que je suis raciste face aux supporters du PSG. 🙂
    Ton malaise est logique étant donné la tournure que prend la Société, et totalement partagé.
    Je ne sais même plus quoi en penser, si ce n’est tenter de m’en sortir sur mon tout petit carré de pelouse (ou de béton). Alors je m’énerve de tout ce qui se dit, comme toi et je finis par me reposer sur des caricatures sociales, c’est plus reposant.
    Le web occupe aussi les entrepreneurs puisque je suis ici, d’ailleurs, je retourne à la vraie vie. 😉

    PS: sur la question: Y-a-t-il un ouvrier influent sur le web ?, je pense la réponse et l’explication plus vaste que la question de budget mensuel mais c’est un autre sujet.

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  8. ·

    rassurez-vous, la pertinence est là et c’est tellement compréhensible ce que vous ressentez face à cette société qui s’enlise de plus en plus dans le ridicule et l’absurdité
    Manon

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