10 commentaires


  1. ·

    « Le propre de gens comme moi, très actifs sur les réseaux sociaux, c’est d’avoir une opinion sur tout et n’importe quoi. On est pour. On est contre »

    tu es optimiste pour ceux qui parlent à tort et à travers

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  2. Catnatt
    ·

    J’en fais parfois partie Romain 😉

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  3. Olivier
    ·

    Je reste perplexe sur les décisions sans pour autant m’indigner. Après, ce qui s’est passé est tout de même important.

    Lecteur de médiapart, que je soutiens activement, le jugement m’a paru sévère, mais la justice doit être indépendante et la procédure n’est pas terminée. La Cassation donnera une décision peut-être différente, mais cela reste une décision de justice. Les articles datent de 2010, l’affaire Bettencourt est lancée de toute façon avec des mises en examen à l’arrivée. La contrainte par citation avec une grande somme peut couler Médiapart et le Point ( car il y a Le Point aussi ) mais ils retireront leurs articles et liens audio/vidéo.

    C’est une censure suite à une décision de justice, pas suite à un décret quelquonque d’un Poutine ou Berlusconi au pouvoir par exemple. Attendons donc la suite

    Pour Snowden, qui a lancé l’alerte sur Prism, je suis plus dubitatif car là, cela reste du domaine de l’éxécutif. Que n’aurait-on dit si Sarko avait fait ça ? C’est une vraie question. Ce qui m’a le plus géné dans cette histoire, c’est l’avion de Morales bloqué, président élu (dont je me fous cordialement ne connaissant rien de sa politique) hagard dans l’aéroport de Vienne, pendant que la police fouille son avion. (dans le JT de France 2 mercredi soir) et il déclare « je ne comprends pas, je ne suis pas un bandit ».
    Ca, c’est choquant. Vu passé un article du Soir, disant qu’aucun chef d’état n’avait bloqué un avion présidentiel depuis 1945 montre la gravité du geste. Je n’ai rien contre la raison d’Etat, mais si cela ne sert que pour couvrir des saloperies ( ex Karachi) là il y a un vrai soucis pour moi. Après que Valls soit à l’ambassade US jeudi, pour ensuite une heure plus tard lancé un communiqué refusant le droit d’asile peut être discuté/débattu. Chacun peut avoir un avis différent. Mais tout ça, il n’y a rien de glorieux à en tirer.

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    1. Catnatt
      ·

      Sur l’avion présidentiel bolivien, je suis carrément d’accord avec toi Olivier.

      Par contre sur l’emploi du mot « censure » je ne peux pas l’être parce qu’en l’espèce de ce que j’en comprends il ne s’agit pas tant de censurer Mediapart mais de rappeler qu’il existe en France une notion très forte de la protection de la vie privée.

      C’est pas pareil


  4. ·

    Autrefois, seuls « spécialistes » médiatisés (philosophes télévisuels, Attali, Séguéla, Minc, etc.) avaient le droit d’avoir un avis public sur tout et n’importe quoi. Nous autres, pauvres péquins, pouvions au mieux espérer que les bêtises que nous disions atterriraient dans les oreilles de Jean-Marie Gourio et finiraient leur carrière dans un de ses recueils de brèves de comptoir.
    Internet nous a offert à tous un innombrable public potentiel. Et c’est bien. Pas la peine de se demander pourquoi Finkielkrant, Séguéla, et beaucoup d’autres sont à ce point anti-Internet.

    Sinon, pour les deux cas évoqués plus haut, je peux donner mon avis, aussi : Mediapart a bien mené une enquête et ses révélations ont eu un retentissement politique important, c’est curieux de le censurer à présent.
    Pour Snowden, j’ai une opinion plus tranchée : les démocraties se protègent de manière parfois opaque, oui, mais ceux qui le révèlent sont dans leur droit, à moins de mettre en danger quelqu’un (effectivement, si on donne l’adresse de la maman de l’informateur, on est carrément dangereux). La manière dont Manning, Assange ou Snowden sont traités ne rappelle pas tellement les démocraties telles qu’on aimerait qu’elles soient, mais plutôt les Mafias, impitoyables envers celui qui a parlé.

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    1. Catnatt
      ·

      Ha je vais pas être d’accord. En tout cas pas sur l’ensemble.

      Assange et wikileaks n’ont pas hésité à publier une version non expurgée des docs à l’origine de la grande médiatisation de wikileaks. Ils se sont amusés aussi (et c’était pas les seuls) à publier la version intégrale des pieces du dossier Dutroux. Alors qu’entretemps des enquêtes avaient été menées et des éléments du dossier ont été considérés comme nuls ou erronés.

      C’est dangereux.

      Snowden, c’est autre chose.

  5. Olivier
    ·

    Je parlais de censure suite à une décision de justice, parce que dans le droit européen, ( qui jouera au final) la jurisprudence est très claire la dessus (vie privée oui, affaire politique au final donc public) ce qui n’est pas tout à fait pareil.
    Je mets suppression de l’article suite à décision judiciaire, si tu préfères 😉

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    1. Catnatt
      ·

      (souffle sur ses ongles)
      « Ouais, je préfère, vu que je suis juriste du café du commerce »

      MOUHAHA


  6. ·

    Je ne compare pas les trois questions, juste le traitement qui en est fait par l’administration US : un acharnement manifeste et parfois hors cadre légal. Wikileaks a effectivement publié des informations dangereuses pour certains, du moins on l’a dit (pas de drame répertorié), mais ils ont au moins admis que c’était une erreur. Mais bon, il ne faut pas oublier non plus ce qu’ils ont amené – par exemple un épilogue à l’affaire du journaliste de Reuters dont on a finalement su qui l’avait assassiné. Enfin quoi qu’on leur reproche, Snowden est dans un tout autre cas.

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