3 commentaires


  1. ·

    Ah un bon coup de gueule… Ca m’a fait sourire, parce que, moi aussi, j’ai hurlé devant ces livres ou ces films soi-disant « géniaux, sublimes » et j’en passe. Karine Tuil essaie de faire son Goncourt, c’est tout. Elle veut devenir une écrivaine qui vit vraiment de sa plume et pas seulement quelqu’un qui écrit parce que c’est sa vie. Après elle aura une chronique dans un magazine comme tant d’autres et n’écrira plus de livres excitants, comme tant d’autres avant elle.
    Je suis allée voir « Tip Top », j’en parle sur mon blog. C’est un film formidable. Mais comme il n’est pas formaté, les critiques n’ont pas aimé. Pas de belle actrice sexy, pas de beau flic ténébreux, même pas un beau cadre. Alors soit je suis complètement zinzin, soit tout simplement je suis encore capable de reconnaitre un vrai film quand j’en vois un.
    Allez, pour la peine, une bise solidaire d’une indignée intermittente!

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  2. Enide
    ·

    Merci pour cette critique extrêmement juste, fine et drôle ce qui ne gâche rien bien au contraire !
    Je viens de finir hier soir « L’invention de nos vies » recommandé par une libraire.

    Pour ma part, je ne dirai pas que « c’est bien écrit » dans la mesure où l’utilisation du présent m’a beaucoup gênée comme si le lecteur était maintenu dans une dimension parallèle cherchant confusément mais vainement à s’en extraire. Gros malaise.

    Certes le rythme est haletant telle une série américaine et c’est vrai qu’on se prend au jeu de ses 3 destins brisés. Je ne serais pas surprise d’ailleurs que ce livre soit porté à l’écran. »Techniquement » il y a des trouvailles, comme ces notes infra paginales ouvertures fugaces (parfois drôles) sur d’autres destins.

    Mais le résultat est une impression de malaise comme lorsqu’on vient d’ingurgiter de la nourriture de fast food. J’ai eu la même sensation en terminant « Les lisières » d’Olivier Adam. Sur le moment il y a du goût mais une fois le livre refermé tant de vérités à l’emporte-pièce molestent l’estomac 🙂

    Ma foi si ce type de littérature est dans l’air du temps, alors je ne m’y reconnais pas du tout.

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  3. FURCAJG Marie
    ·

    Je peine formuler une critique après la lecture d’un livre. Le Monde des Lettres du 2/09/2016 avait consacré une page à Karine Tuil : »Ce dont Karine Tuil se soucie ». A la lecture de son livre « L’invention de nos Vies » j’avais envie de dire »Autant Lire le journal « Le parisien ». C’est pourquoi les arguments de cet article ont sonné juste dans mon esprit. C’est exactement ce que je ressentais. D’ailleurs, comme il m’arrive habituellement devant un livre sans qualité littéraire j’ai parcouru les pages et j’ai évité les remplissages pour arriver au dénouement. Pour « Quand j’étais drôle », la même chose avec en plus un agacement grandissant à cause du toupet de l’auteure pour nous faire avaler ses histoires.

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