Chroniques des enchantements #100DaysOfHapiness part 1

C’est @bacicoline qui m’en a parlé : un hashtag #100DaysOfHapiness et toi, pendant cent jours, tu prends en photo ce qui t’a rendu heureux. J’aimais beaucoup l’idée. Je l’ai même proposé comme exercice à une dame un peu perdue, comme une discipline pour reprendre pied dans la vie et puis, dimanche dernier, une coïncidence m’a décidée à participer, mais comme je suis une quiche absolue en photo, je me permets une variante.


 

Dimanche.

 

J’ai écrit un texte sur le vieillissement et pour illustrer, je mets en bande son « A Lady Of A Certain Age », chanson de The Divine Comedy qui raconte le destin d’une vieille dame anglosaxonne : elle finit ses jours sur la Côte d’Azur après avoir connu la vie typique d’une lady. Ce morceau est élégant, ironique et tendre. Six heures plus tard, je me rends à la laverie pour faire sécher mon linge. J’ai oublié quelque chose, je râle et une dame d’une soixantaine d’année me sourit et commence à me parler. Elle est anglaise et a l’air délicieusement frappa-dingue, un peu hippie, un peu perchée. La coïncidence me fait sourire. J’adore ce genre de trip et je repars joyeuse après avoir discuté avec elle des enfants, de la mémoire qui nous trahit et du temps qui passe.

 

Lundi.

 

J’ai hang out. France 3 diffuse deux documentaires sur le thème du fric et de la politique. En compagnie de Gérard Miller, de Charles Doria et de deux internautes, je vais commenter les deux films. Le truc, c’est que j’ai fait un pari débile avec ma copine Virginie P. Je me connecte donc au hang out et j’apparais avec mon serre-tête à fleurs, mon serre-tête fétiche : il suffit que je le mette pour que j’ai envie de ricaner bêtement. Il  a un super pouvoir « Par le pouvoir du serre-tête ancestrââââl » ! J’apparais, c’est totalement incongru, mais personne ne va relever. Ou les gens sont super polis ou ils estiment totalement normal que je me trimballe avec un truc pareil, c’est limite inquiétant. Je suis au bord du fou-rire pendant tout l’exercice. J’aurais donc, dans ma vie, taper la causette avec Gérard Miller armée de ce machin.

 

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Mardi.

 

Le clip de Helmi sort. Je suis tellement contente pour lui ! Charlotte a un vrai coup de foudre et pour le clip les deux pieds dans les année 90 et pour la chanson « Champs-Elysées ».

Comme tous les mardis, @bacicoline vient dîner. J’adore  ces soirées !  Baci n’est ni une amie, ni une soeur, elle est au-delà. Je la considère comme la famille avec les enfants. On se mate « La Chèvre », on s’étouffe de rire devant les enfants, certes amusés mais beaucoup moins enthousiastes que nous… Le charme des comédies françaises des années 70 leur échappe quelque peu.

 

Mercredi.

 

C’est une avalanche ! L’équipe adorable de Pulco me fait livrer un citronnier. Je suis ravie ! Maxime Mach m’envoie encore une photo de notre week-end à Marseille. Je l’adore ! On regarde « Flashdance » avec ma fille. J’aime encore ce film. J’aime d’ailleurs tous les premiers films de Adrian Lyne surtout « L’échelle de Jacob », même si je sais qu’il est considéré comme très ringard. Quand j’avais quinze ans, je trouvais fascinante sa façon de filmer la ville et ses habitants. La foule n’était plus la foule, elle s’incarnait. C’est lui qui m’a donnée envie d’aller à New-York. Quand à « Flashdance », c’était des heures dans mon garage à faire du patin à roulette avec la musique du film à fond la caisse. Je voulais le même sweat-shirt qu’elle ; je le cherche encore. Ce sont de tellement bons souvenirs de solitude joyeuse et d’imagination sans limites. « I’ll be here where the heart is »

 

mon petit jardin parisien
mon petit jardin parisien

 

© Maxime Mach
© Maxime Mach

 

Jeudi.

J’essaye d’apprendre par téléphone à mon père comment envoyer un mms avec son smartphone : tout se passe bien jusqu’au moment où on veut l’envoyer. Impossible de trouver le bouton. La conversation devient ubuesque. Il appuie frénétiquement sur tous les boutons qu’il trouve. Le fou-rire nous attrape avec Papa. Je recevrai le fameux mms 24 heures après et on a, à ce jour, toujours pas compris comment il avait fait.

 

Concert de Villette Sonique. Arte m’a gentiment invitée et j’y vais avec Charlotte, ma fille. On y va à pied, on se paume et on se retrouve à prendre le tramway. Je l’avais jamais pris. Ça c’est fait. Arte nous accueille et on recevra deux powersticks. Je connaissais pas ce truc, c’est follement pratique ! On boit un verre avec Charlotte, on bavarde en attendant Jon Hopkins. C’est agréable et doux comme moment. Pendant le concert, ce sera magique, je danse, dans mon trip et ma fille est juste à côté, elle aussi, elle danse dans son trip. Ailleurs, mais ensemble.

Vendredi.

 Je rentre en métro et commence à discuter avec une dame d’une soixantaine d’années. Elle m’explique que Paris est sale, qu’elle déteste cette satanée ville, mais lorsque je lui suggère gentiment d’aller vivre ailleurs, elle me regarde stupéfaite : « Mais je ne pourrais pas vivre ailleurs ! Quand j’étais une petite provinciale, je prenais le train en cachette pour venir et je visitais tout ! ». Je lui réponds, amusée « C’est passionnel dites-moi ! Jamais sans toi, jamais avec toi ». Elle sourit et admets. « C’est pas grave d’être contradictoire, faut juste assumer ». Elle me réponds que son entourage a pas l’air de trouver ça très acceptable. J’ai toujours eu un faible pour les emmerdeuses et les conversations impromptues dans le métro. Je rentre chez moi, il fait beau, c’est l’été à Paris. J’ouvre mes deux parasols et je me mets en fond sonore Hollie Cook et Limousine. Très cool comme moment.

Samedi

Charlotte a reçu cette semaine sa commande d’un site japonais, avec entre autres des t-shirts très courts qui dévoilent son ventre. Comme elle a une fête le samedi, je dois donner mon avis sur sa tenue. Je la vois apparaître en short et en t-shirt court, elle est ravissante, mais  « Alors, comment tu trouves ? » « Heu… j’ai peur… enfin… » Je déglutis et dans ma tête il y a une voix qui hurle : « TU NE PEUX PAS SORTIR COMME ÇA, TU VAS TE FAIRE VIOLER ! ». Réflexe conditionné complètement débile. J’essaye de me rattraper aux branches : « disons que tu es très sexualisée comme ça. Est-ce que tu l’assumes, c’est juste ça la question en fait. Habillée ainsi, tu te positionnes d’une certaine façon, faut juste que tu le saches ». On en discute tranquillement, mais son frère passe et s’exclame, outré : « T’as quand même pas l’intention de sortir comme ça ?! » Le fou-rire nous attrape avec Charlotte, on est assez fan du côté droite réac de Baptiste.

 
Avec ces chroniques, je réalise à quel point je ris tout le temps. Je n’y avais pas fait attention. Elles ont le mérite de m’obliger à me focaliser sur le positif et je trouve ça très énergisant.
 
Merci (Il sait).

 

Bande-son de la semaine

4 commentaires sur “Chroniques des enchantements #100DaysOfHapiness part 1

  1. T’en as tellement pas besoin !

    (Je te drague pas hein. Je pourrais pas vivre avec toi parce qu’on est aussi chiantes l’une que l’autre)

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